|
Henri Florin que l'on trouve au premier plan debout, attentif au déroulement du combat, avait son atelier de graveur lithographe dans cette même rue.
Son frère Achille délégué cantonal de l'instruction primaire, ancien adjoint au maire de Croix, Henri Pluquet, voisin du peintre professeur aux écoles académiques de Roubaix (2). Emile Bouzin assiste aussi un peu plus haut à la bataille acharnée qui se livre plus bas.
De part et d'autre d'Henri Florin, Monsieur Seÿs et Monsieur Senelar, que beaucoup confondent avec Victor Hugo.
Moïse Farvaque à l'extrême droite, propriétaire du Café des Arcades (qui abritait un gallodrome sous ses combles et où Cogghe était assidu), est le voisin de l'ami fidèle de Rémy Cogghe : Abel Letombe, l'homme au chapeau haut de forme, penché en avant.
Notez la variété des couvre-chefs que Cogghe - qui portait bien souvent le chapeau melon - à représentés.
Ainsi Paul Crombé (frère cadet de Jules, le fournisseur des artistes déjà installé rue Nain) nous interpelle avec ce canotier qu'il arbore au deuxième rang à la gauche du tableau.
La première société officielle de coqueleux, agréée par la préfecture en 1859, a son siège rue du grand chemin au Pré Catelan chez monsieur Delaplace. Alphonse Vaissier (3), fait partie des membres de cette société dès la création. C'est lui qui rédigera et fera imprimer les règles des combats. A ce titre sa place dans le tableau du combat de coqs n'est que justice. On le rencontre avec son haut de forme sur la diagonale du tableau qui passant au milieu des deux coqs furieux le place juste derrière monsieur Henri Florin.
Il ne faut pas oublier que les combats donnent lieu à des paris, ce que Cogghe n'omet pas de nous montrer au plein centre de la foule par cette main anonyme qui se tend vers le haut.
|