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Occupation entre 1814 et 1818

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OCCUPATION PRUSSIENNE ET SAXONNE

A ROUBAIX DE 1814 A 1818

 

 

 
Edmond DERREUMAUX
Président de la Société d’Emulation de Roubaix
Communication présentée au Congrès de la
Fédération des Sociétés Savantes du Nord de la France à
Cambrai le 17 octobre 1993.
 
 
 
Du 16 au 19 octobre 1813, les troupes de Napoléon 1er, empereur des Français, livrent aux coalisés une bataille à Leipzig que les historiens ont appelé la « Bataille des Nations ». Les suites de ce combat devaient être désastreuses pour la France qui fut envahie sur toutes ses frontières.
 
Notre propos est de vous parler des incidences pour la population roubaisienne de l’occupation qui s’étendit du 15 avril 1814 au 17 octobre 1818. Avant cette période, dans un dernier effort pour tenir tête à l’Europe, l’Empereur s’était efforcé de lever le maximum de soldats en épuisant ses dernières ressources en hommes et en argent.
 
Dès le 10 novembre 1813, on avait procédé sur le territoire à la réquisition des fusils et munitions (y compris les fusils de chasse) détenus par les habitants, en vue, dit la circulaire du Préfet du Nord, de fournir des armes nécessaires pour repousser l’ennemi et défendre les places fortes. En raison du peu d’empressement de la population à répondre à cette demande, une prime de trois francs était promise à tout gendarme, garde-forestier, garde-champêtre ou garde de police qui aura saisi un fusil non déclaré. La récolte fut maigre : 53 fusils ainsi rassemblés furent remis aux autorités par le maire de Roubaix.
 
La pression des ennemis de la France devait provoquer l’effondrement des armées françaises qui intervint dès le début de l’année 1814. Mais les réquisitions ne se limitaient pas aux fusils et aux munitions.
 
Dans la crainte d’un siège de Lille, les autorités décident de constituer pour la ville, ses habitants et les troupes qui la défendent, des provisions importantes. Roubaix est taxé pour 7 000 litres de vin, 3 850 litres d’eau de vie, 550 quintaux de charbon et une importante quantité de viande sur pied, de blé et de fourrage. Dix pour cent de ces quantités doivent être fournis sans délai, le solde étant appelé au fur et à mesure des besoins. On trouve trace, dans les archives de Roubaix, de la réquisition de 10 vaches le 19 janvier 1914 et de 8 autres le 24 janvier suivant.
 
Le 27 janvier, le maire de Roubaix expose aux autorités qu’il ne peut fournir d’eau de vie et propose de livrer du genièvre, ce qui lui est refusé. Pour faire face aux exigences, il traite la fourniture de 4 200 litres d’eau de vie avec la maison Delebecq Frères de Lille qui lui consent le prix de 1 franc 90 le double litre. L’étude du dossier permet de relever quelques prix pratiqués par les intermédiaires au cours de ces opérations : en mars 1814, on cote le litre d’eau de vie 1 franc et le genièvre 18° au prix de 75 centimes le litre.
 
Le 3 février 1814, on réquisitionne, pour les enfants de Lille, 100 hectolitres de lait. Là encore, Roubaix ne peut répondre aux exigences, les fermiers roubaisiens fournissent cinq hectolitres qui seront payés 50 centimes le litre.
 
L’effondrement des armées napoléoniennes met fin à ces prélèvements destinés aux français pour laisser place à d’autres exigences des ennemis qui franchissent les frontières.
 
Le 19 février 1814, une patrouille de cinq cavaliers prussiens arrive sur la place du bourg de Roubaix. Entrés dans l’auberge de la veuve Ferret, ils se font servir un repas qu’ils négligeront bien sûr de régler. On apprend par les états des réquisitions que la veuve Ferret réclame 21 francs pour ce festin.
 
D’autres incursions suivront qui se traduiront par des saisies chez certains commerçants roubaisiens en tissus, cuirs, colifichets, etc.
 
Le 24 avril 1814, un officier prussien et son domestique pénètrent chez un autre aubergiste François Lehembre, également installé sur la place. Ils y logent deux jours pour préparer le cantonnement d’un détachement de 150 cavaliers prussiens dont un officier et 6 sous-officiers qui s’amènent le 26 avril, ils y resteront jusqu’au 12 mai 1814. Ces soldats seront logés chez l’habitant à l’exception des militaires malades qui seront installés à l’hospice civil, réquisitionné pour l’occasion.
 
La présence de ces soldats dans Roubaix qui n’est alors qu’un gros village de 8 000 habitants se passe sans trop de difficultés. On note cependant une certaine quantité de spoliations dont font état des relevés présentés par la population qui espère des dédommagements. Il s’agit de tissus (draps et toiles), de paires de gants, de cravates, de cuirs (peaux de veaux et de moutons) de médicaments fournis pour des malades prussiens traités à l’hospice civil, de vin et d’un certain nombre de factures de réparations de souliers et de bottes présentées par les cordonniers de Roubaix.
 
Les Prussiens quittent la ville le 12 mai 1814, Roubaix qui n’est pas placé sur les routes stratégiques de la région sera relativement protégé de nouvelles invasions avant l’occupation saxonne de 1816 à 1818. Cependant la ville n’échappe pas aux réquisitions de vivres qui s’abattent sur la population.
 
Le retour de Napoléon de l’île d’Elbe et la période dite des Cent Jours sont une nouvelle occasion pour demander un effort supplémentaire aux populations. Le 6 avril 1815, le Préfet du Nord écrit aux maires du département que l’Empereur a ordonné l’approvisionnement de la place de Lille pour trois mois. Roubaix est imposé pour 25 quintaux de froment, 290 quintaux de seigle, 60 hectolitres d’avoine, 10 quintaux de lard et 11 vaches.
 
Devant les réticences de la population qui est ainsi une fois de plus mise à contribution, la Préfecture précise : l’intention de l’Empereur est que ces fournitures soient payées de suite, des sommes considérables sont déjà ici et le jour même de la livraison des denrées, les communes recevront au moins de forts acomptes. Il ajoute : Quelques habitants peuvent croire que l’assurance d’être payés que je suis autorisé à leur donner est douteuse, puisque les fournitures faites en 1814 n’ont pas encore été soldées, je saisis cette occasion pour les rassurer comme sur celles qu’ils vont faire.
 
La circulaire insiste aussi sur la qualité des denrées fournies qui laisse parfois à désirer. Les marchandises sont exigées pour le 15 avril 1815, ce qui laisse huit jours aux maires pour y faire face. La défaite de Waterloo, le 18 juin 1815, devait donner un nouveau cours aux évènements.
 
Le 31 juillet 1815, le sous-inspecteur chef de l’administration du 2ème corps d’armée de Sa Majesté le roi des Pays-Bas requiert le maire de Roubaix de fournir pour la subsistance de son armée les quantités suivantes : 11 745 pains de trois livres chacun, 23 490 livres de viande sur pied, 800 livres de sel, 1 600 livres de riz, 3 000 litres de genevièvre et 700 hectolitres d’avoine. Le tout doit être livré durant le mois d’août par tiers le 6, 8 et 10 août. Les réquisitions se multiplient et les populations se font tirer l’oreille. Pour les contraindre, les autorités annoncent qu’on enverra des garnissaires chez les récalcitrants.
 
On sait qu’on appelle garnissaires des soldats logés de force chez les habitants pour les contraindre au respect de certaines obligations. Durant les guerres de la Révolution et de l’Empire, on plaçait ainsi des garnissaires au domicile des parents de soldats déserteurs ou insoumis.
 
Le 11 septembre 1815, la Préfecture se fait pressante et lance un appel pour la livraison des réquisitions. On écrit aux maires qu’il faut faire face aux besoins de 50 000 soldats prussiens et de 16 000 chevaux qui traversent le département du Nord et dont un tiers y restera stationné pendant un certain temps. Il est indispensable que le contingent des marchandises soit fourni en totalité. Le 5 octobre 1815, autre réquisition dont 8 000 livres de viande sur pied.
 
Il est évident que le bourg de Roubaix n’était pas en mesure de faire face à toutes ces exigences. Les marchandises réclamées étaient donc achetées chez les intermédiaires spécialistes de l’approvisionnement des armées qui ne faisaient que poursuivre avec d’autres soldats le commerce qu’ils faisaient précédemment avec l’armée française.
 
Cependant, il fallait payer ces fournitures pour lesquelles le maire passait au nom de la ville des marchés écrits avec instructions de les livrer à bonne date dans les dépôts établis par les armées ennemies. Pour faire face à ces règlements, la ville, ayant épuisé ses réserves financières et ne pouvant compter sur un règlement rapide par les finances publiques dut faire appel à ses contribuables.
 
C’est ainsi que le 28 septembre 1815, on exigea de la part des 50 contribuables les plus imposés de la ville, d’acquitter une somme de 300 francs chacun qui leur était demandée à titre d’avance pour subvenir au paiement des denrées achetées pour être livrées aux troupes des armées coalisées et éviter à la ville une exécution militaire. La liste de ces contribuables fortunés a été conservée.
 
Le caractère encore fortement agricole de Roubaix à cette époque pouvait lui permettre de faire face aux réquisitions de viande sur pied et, pour y faire face, on dressa, le 22 novembre 1815, un état des vaches existantes chez chacun des fermiers ; on apprend ainsi que les paysans de Roubaix possédaient ensemble 624 vaches réparties en 119 exploitations. La richesse est assez inégale allant d’une à 16 vaches. Trois fermiers atteignent ce chiffre élevé de bestiaux.
 
Le 4 décembre 1815, pour assurer le transport de deux brigades de l’armée des Pays-Bas fortes de 6.000 hommes dont l’arrivée est prévue à Lille pour les 8 et 9 suivants et qui se dirigent sur Tournai, le sous-préfet de l’arrondissement de Lille a besoin de 50 voitures pour les bagages de ces troupes. Roubaix est sommé de fournir pour le 8 décembre trois voitures à deux chevaux chacune qui devront être à Lille avant 10 heures le matin. Les voituriers devront se munir de vivres et fourrages pour aller jusqu’à Tournai. Là encore, la réquisition est accompagnée de menaces d’envoi de garnissaires et d’exécution militaire.
 
Bien qu’il n’y ait pas de détail sur leur passage à Roubaix, on trouve trace dans les états des réquisitions effectuées du 31 juillet au 24 octobre 1815 de la saisie d’un cheval pour le train d’artillerie anglaise. Tant bien que mal, Roubaix fit face à ces réquisitions répétées faisant appel comme nous l’avons dit à des intermédiaires spécialisés.
 
La lecture de la correspondance échangée entre le maire de Roubaix et ces négociants nous permet de considérer que ces derniers maoeuvraient avec beaucoup de dextérité au milieu de ces tractations.
 
Mais pour régler toutes ces marchandises, la ville devait à nouveau faire appel à ses contribuables. Cette fois-ci, presque toute la population du puiser dans sa bourse puisque l’on imposa toutes les personnes payant 5 francs et plus pour toutes contributions confondues au titre de l’année 1815.
 
La vie se poursuivait cependant en France et les efforts du roi Louis XVIII pour alléger le poids de l’occupation du pays commençaient à donner quelques résultats.
 
Il faudra cependant encore plus de deux années avant de faire cesser cette situation.
 
Le 28 janvier 1816, le maire de Roubaix reçoit une lettre de l’adjudant-major Heintz du premier bataillon d’infanterie légère saxonne cantonné à Carvin dans le Pas de Calais qui l’informe de l’arrivée le 30 du bataillon d’infanterie légère à Roubaix. La ville devra loger l’état-major du bataillon avec trois compagnies soit 18 officiers supérieurs et officiers subalternes et 530 sous-officiers et soldats. La quatrième compagnie sera logée à Croix et Wasquehal.
 
Effectivement, les saxons arrivent le 1er février et en moins de trois jours, le maire avec ses adjoints ont du organiser et convaincre les roubaisiens de se plier aux besoins de cet hébergement. L’une des premières contraintes imposées par les saxons a été d’exiger de pouvoir disposer sans restrictions de l’hospice civil pour leurs soldats malades ou blessés. Il fallut donc évacuer les 118 malades, vieillards et infirmes roubaisiens et les répartir selon les possibilités.
 
L’hébergement d’un militaire d’occupation donnait droit à une indemnité fixée à 9 centimes par jour durant les mois d’été d’avril à septembre et à 15 centimes par jour durant les mois d’hiver d’octobre à mars. La différence correspondant aux frais de chauffage et d’éclairage et au prix plus élevé des denrées.
 
Ce prix fixé pour un soldat ou un sous-officier était très différent pour un officier et progressif selon le grade pouvant aller jusque 75 centimes par jour pour un lieutenant-colonel. L’hébergement d’un cheval était rémunéré 3 centimes par jour.
 
Les relevés d’hébergement ont été conservés aux archives de Roubaix, il est donc possible aux personnes qui y ont des ancêtres à cette époque de savoir et ceux-ci ont ainsi été mis à contribution et combien de soldats ennemis ils ont logé.
 
L’indisponibilité de l’hospice civil entièrement réquisitionné par l’armée saxonne était mal vécue par les roubaisiens qui s’efforcèrent de trouver une solution à ce problème.
 
Dès février 1816, la municipalité émis le projet de l’établissement d’un hôpital militaire dans le château de la Potennerie, non habité et qui, dit le rapport, conviendrait très bien pour y soigner les saxons malades qualifiés de « galeux ». Malheureusement, ce projet ne fut pas accepté par le préfet qui fit remarquer qu’on ne pouvait pas disposer de ce château sans l’accord de son propriétaire, Madame Delespaul, qu’on ne savait pas où joindre. Bon gré, mal gré, le projet fut abandonné et les malades durent attendre.
 
Pour éviter les contraintes de l’hébergement des militaires chez la population, une équipe de roubaisiens entreprenants envisagea en août 1816 la construction d’une caserne pour les militaires.
 
Le choix portait sur une partie de terre labourable située rue du Grand Chemin exploitée par un sieur Farvacque-Fremaux. Les initiateurs du projet qui auraient pu obtenir un bail emphytéotique avaient calculé que la construction serait amortie en quatre ans en tenant compte des indemnités versées. Ils estimaient pouvoir faire une opération intéressante, les bâtiments pouvant être, après le départ des troupes d’occupation, récupérés pour des ateliers ou des logements. Là encore, le projet n’eut pas de suite.
 
Ces initiatives pourraient faire penser que les rapports entre la population roubaisienne et les troupes saxonnes étaient difficiles. En fait, cela se passait relativement bien. Selon les témoignages consignés à l’époque, la discipline au sein du contingent saxon était très rigide et les troupes étaient bien tenues en mains par les officiers. Ceux-ci comportaient outre l’encadrement habituel, un chirurgien-major, un second chirurgien et un officier vétérinaire.
 
Certains liens de sympathie se sont eux-mêmes noués entre la population et les soldats saxons puisque les registres d’état-civil ont enregistré les mariages de 6 soldats saxons avec des filles de la localité au cours des années 1819 à 1822 ce qui laisse penser qu’après avoir quitté Roubaix le 17 octobre 1818, mettant fin à l’occupation, ils sont revenus retrouver leur promise.
 
Le recensement de 1820 nous fait connaître également deux autres soldats saxons fixés à Roubaix, l’un célibataire, le second marié à une fille originaire du Hainaut.
 
Sur le plan pécuniaire, par contre, les difficultés s’étendirent sur plusieurs années car le paiement des indemnités correspondant aux réquisitions et frais d’occupation subissait régulièrement du retard malgré les réclamations répétées des ayant-droit. Périodiquement, on trouve dans les dossiers des lettres du préfet qui assure qu’il intervient pour activer les paiements qui ont souvent plusieurs années de retard.
 
Mais l’occupation était terminée, Roubaix pouvait se consacrer au travail du textile qui devait lui apporter durant plus d’un siècle le développement que l’on connaît.
 
 
 
 
 
 
 
 
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par Tixidre le 22/02/2016
Mon aïeule Hofman Hermance est née 05.05.1818 à Wavrin, son père Hoffman Frédéric, 28 ans, qui la reconnu était Brigadier dans la première Compagnie du Régiment de Hussard du prince jean saxon, mais ce dernier n'a pas épousé la mère et je recherche le moyen de retrouver sa trace. Aux archives Militaires de Vincennes, dans les registres du positionnement des troupes alliées : • le 1er Juin 1817, garnison et cantonnement du corps saxon de 241 hommes, régiment de hussard du prince Jean de 919 hommes sont cantonnés à Haubourdin (à 8 kms de Wavrin). • La division saxonne est sous les ordres du général Gablentz. • Les troupes Alliées - Répartition des contingents Anglais-Hanovriens -Saxons et Danois, sous les ordres immédiats de son Excellence le duc de Wellington dans les garnisons et cantonnement du département du Pas de Calais et dans la partie du département du Nord, située sur la rive gauche de l'Escaut. • Le 1er Octobre 1818 -il est précisé qu'il n'y a plus de "troupes alliées". Auriez-vous des conseils, des pistes à me donner pour retrouver mon ancêtre qui a eu la dignité de donner son nom et de faire baptiser son enfant. Merci de l'aide que vous pourrez m'apporter.
par Tixidre Joelle le 29/09/2014
Merci pour votre travail qui m'a permis de m'imaginer la vie à cette époque, c'était fort important. Je me permets de vous soumettre mon problème au cas où ! Le 5 Mai 1818 Frédéric Hofman reconnait sa fille Hermance Joséphine qui a eu avec Mlle Desruelles Sophie 19 ans domestique à Wavrin -59-. Frédéric Hofman a 28 ans (né vers 1790) est dit Brigadier à la 1ere compagnie du régiment de Hussards du Prince Jean de Saxe stationné à Wavrin. Je voudrais retrouvé mon ancêtre, et je ne sais comment faire. Auriez-vous une piste ou une idée que je pourrais exploiter ? Mes recherches : Mairie de Wavrin : • Plus d'archives suite aux différentes guerres. Aux archives de Vincennes, j'ai trouvé que • le 1er Juin 1817, garnison et cantonnement du corps saxon de 241 hommes, régiment de hussard du prince Jean de 919 hommes sont cantonnés à Haubourdin (à 8 kms de Wavrin). • La division saxonne est sous les ordres du général Gablentz. • Le 1er Octobre 1818 -il est précisé qu'il n'y a plus de "troupes alliées". Sur le site des médaillers de la croix de Ste Hélène • Hofmann Frédéric résident à Neuenstein en Allemagne a reçu cette croix. o Rien ne prouve que ce soit la même personne o 3 villes allemandes portent ce nom. Merci d'avance pour votre aide ou conseil - Bien cordialement Joëlle