Société d'émulation
de Roubaix

La presse d'avril

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Samedi 1er avril : Le jeu de bourles à l’exposition. Le comité organisateur du jeu de Bourles à l’exposition avise les intéressés que le tirage pour désigner les adversaires aura lieu dimanche prochain à la Bourse du commerce, salle des ventes publiques (dernière le nouvel hôtel de ville) à 10 heures précises. Les résultats seront aussitôt communiqués, affichés au local du comité, 44 rue de la Gare.
 
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing-1911).
 
 
Mercredi 5 avril : Le grand concours de chant et de déclamation de la Muse de Nadaud de Roubaix. Dimanche et lundi de Pâques 16 et 17 avril 1911 à la salle Pandore. Le comité organisateur de ces deux importants concours vient de décider qu’il y aura, en plus des deux sections déjà annoncées et sans diminuer la valeur des prix (200 francs), deux sections spéciales l’une pour les dames, l’autre pour les jeunes gens en dessous de 15 ans. En réponse aux demandes qui lui ont été adressées, il rappelle qu’il n’y aura dans le jury aucun parent, ni aucun professeur des personnes prenant part aux concours. U les sacrifices qu’elle s’impose « La Muse de Nadaud » espère être encouragée dans son œuvre par les admirateurs du grand chansonnier, ainsi que par les nombreux amateurs de chant et de déclamation de la région. Le concours commencera chaque jour à 9 h du matin et à 2 heures de l’après midi à la salle Pandore au 28 rue Pauvrée à Roubaix. Les inscriptions sont reçues dès maintenant chez Monsieur Louis Foelix 10 place de la Liberté et chez Monsieur Adolphe Delannoy 28 rue Fourcroy à qui l’on peut s’adresser pour tous renseignements.
 
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing-1911).
 
 
Jeudi 6 avril : Par arrêté en date du 3 avril 1911, Monsieur le Maire décide que la fermeture des Fourneaux économiques aura lieu le 6 avril 1911. (Bulletin municipal de Roubaix-1911).
 
 
Vendredi 7 avril : Réunion générale de la Muse de Nadaud. Composition du jury du concours de déclamation : Messieurs Delannoy, Versavel, Cornez, Labbé, Droulers, Bus, Gossart et A.Lefort. Composition du jury du concours de chant : Messieurs D’Halluin Motte, Isoré, Rottiers, Labbé, Bizard, Delannoy, Gossart et A. Lefort.
 
 
Les inscriptions seront reçues jusqu’au vendredi 14 avril. Néanmoins une liste des personnes déjà inscrites sera adressée dès jeudi soir aux journaux par les soins des secrétaires du concours.
(La Muse de Nadaud)
 
 
 
Dimanche 9 avril: Un roubaisien, lauréat de l’Académie française. Dans sa dernière séance, l’Académie française a décerné le pris Marcellin Guérin, à Monsieur André Koszul, docteur en lettre, fils de Monsieur Julien Koszul, Directeur du Conservatoire national de Musique à Roubaix, pour sa thèse sur Shelley, poète anglais.
 
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing – 1911).
 
 
 
Lundi 10 avril: Le feu dans un tissage. Dimanche vers 3 heures du matin, en faisant une ronde, le veilleur du tissage (Heyndricks et fils – 115 rue de la Vigne) constata qu’il y avait du feu dans une cave donnant sur la cour. Après avoir mandé les pompiers, il organisa les premiers secours. Dès leur arrivée, les pompiers branchèrent deux lances et attaquèrent vigoureusement le feu qui dévorait des caisses pleines de déchets, de canettes et de matières. En moins de 20 minutes, tout danger était conjuré. Il y a pour une quinzaine de mille francs de dégâts. Le sinistre doit être attribué à une combustion spontanée.
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing-1911).
 
 
Mercredi 12 avril : Encore et toujours des poires. Depuis de nombreuses années, rue Blanchemaille 101 et 103, le sieur Albert Watelet tenait une officine dénommée pompeusement « L’Energie », où petits négociants, boutiquiers et marchands venaient d’adresser pour tenter, moyennant un droit de consultations de trois jours et une retenue de 25% de faire recouvrer leurs mauvaises créances. Le paiement des sommes rentrées s’effectuées tous les trois mois et c’était hier après midi que devait avoir lieu le règlement des comptes. Les clients de l’officine- leur nombre est respectable- ne trouvèrent que Madame Watelet qui leur annonça en sanglotant que son mari avait levé le pied, lundi soir, la laissant seule, sans un sou, avec un enfant en bas âge. Plainte a été déposée à la police par toutes les dupes du Directeur de l’Energie qui doit avoir pour devise « je pose zéro, et je reteins rien ».
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing-1911).
 
 
Dimanche 16 avril : L’Union commerciale de Roubaix et des cantons voisins et l’Exposition. On nous communique la note suivante : l’Union commerciale prie des membres et ses concitoyens qui auraient quelques chambres ou appartements libres pendant la saison d’été et qui seraient désireux, dans un esprit de patriotisme, d’utiliser circonstance pour les offrir en location aux nombreux exposants et à leurs employés qui se destinent à passer toute la saison d’été à Roubaix, sont priés d’en informer le délégué spécial de l’Union commerciale à cet effet. Monsieur Montignies, rue du Viel Abreuvoir, 54, qui est chargé de recueillir toutes les offres et renseignements à ce sujet. Il faudrait de préférence des chambres situées vers le centre de la ville ou à proximité des stations de tramways ; elles pourraient être louées à un prix convenable pendant tout le cours de l’exposition à une même personne, ce qui éviterait l’ennui des déménagements successifs, car les hôtels de la ville, trop peu nombreux, ne suffiront pas à loger l’affluence des étrangers qui passeront la belle saison dans notre cité et qu’il importe de retenir dans nos murs le plus longtemps possible en leur offrant toutes les facilités et l’agrément possible – L’Union commerciale de Roubaix. (L’Avenir de Roubaix-Tourcoing-1911).
 
 
Lundi 17 avril : La Course Paris –Roubaix. LAPIZE EST VAINQUEUR pour la troisième fois ! Un grave accident à Amiens. 120 coureurs prennent le départ. Hier a été courue la grande épreuve cycliste annuelle Paris-Roubaix. Cette fois encore, Lapize est arrivé premier sur machine « La Française » avec pneus Dunlop, après avoir accompli le trajet en 8 h 20 minutes. Malheureusement la course a été attristée par un grave accident qui s’est produit à Amiens ainsi qu’on le verra plus loin. Mais revenons au départ.
 
 
Chatou présentait hier matin, dès l’aube, une animation extraordinaire. Les cafés et restaurants étaient restés ouverts toute la nuit ; ils regorgent de sportsmen qui discutent la chance de leurs favoris. De tous côtés arrivaient des automobiles et des taxis bondés de curieux. Des cyclistes et des piétons en grand nombre, avaient tenu à assister au départ de la course favorisée par un temps magnifique. A 5 h et demie, le contrôle est ouvert et les coureurs engagés viennent à tour de rôle s’inscrire sur les feuilles de contrôle et recevoir le brassard Tous les grands favoris sont venus signer. Cinquante huit coureurs annoncés comme devant prendre par à l’épreuve, ne se sont pas présentés au contrôle qui est fermé à 7 h 10 exactement. Le temps étant au beau fixe et le vent presque nul, le starter décide de ne donner le départ qu’à 7 h 30 au lieu de 7 heures. 120 coureurs se rendent au poteau de départ situé à 10 mètres plus haut que le contrôle, route de Saint Germain à Chatou. Les commissaires font l’appel, le départ est donné à 7h30. Immédiatement les concurrents démarrent et se trouvent rapidement en action. Des pelotons se forment, tandis qu’une ruée d’autos s’élance à la poursuite des leaders, soulevant un épais nuage de poussière.
 
 
Un grave accident s’est produit à Amiens, boulevard du Mail, au moment du passage des coureurs : Dupont (d’Estaimpuis) voulant éviter une voiture, fit un brusque crochet et vint se jeter contre un groupe de curieux. Quatre personnes ont été renversées, l’une d’elles : Monsieur Lucas Alfred, 60 ans, caissier dans une maison de commerce d’Amiens a eu le crâne facturé. La victime a été transportée dans un hôpital où son état a été jugé désespéré. Une enquête est ouverte.
 
 
L’arrivée à Roubaix au vélodrome du parc Barbieux : Lapize « premier ». Une foule estimée à 10 000 personnes emplissait le vélodrome. Deuxième : Charpiot, Troisième : Vanhouwaert ; quatrième : Garrigou ; cinquième : Passerieu ; septième : Tribouillard, huitième : Niederlang ; neuvième : Léturgie ; dixième : Dhers.
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing-1911).
 
 
Mardi 18 avril : l’Exposition internationale du nord de la France – Roubaix 1911. Madagascar à l’exposition. Les sections coloniales françaises organisées de mains de maître par notre distingué concitoyen Monsieur Edouard Prouvost, commissaire général désigné par le Ministre des colonies et parfaitement secondé par son Commissaire adjoint, Monsieur Trouillet, directeur de la Dépêche coloniale, feront brillante figure à l’exposition tout au premier plan du parc.
 
 
Avec leurs 7 palais autonomes, affectés chacun à l’un des joyaux de la plus grande France d’outre mer, et peuplée d’indigènes de choix, l’ensemble fournira une note exotique aussi pittoresque que variée et surtout très animée. Tous ces pavillons tropicaux, et notamment celui dévolu à notre grande île de Madagascar s’affirment comme particulièrement réussis, dus d’ailleurs à l’habile crayon de Monsieur Lefebvre, architecte du Ministère des Colonies. Ils sont édifiés par Monsieur Monnier, entrepreneur agréé par ce même ministère. Le palais de Madagascar, de par son « Mirador » élevé, son vaste « hall » entouré des larges auvents si pratiques sous la zone torrides et permettant ici la présentation de produits intéressants du sol africain, sa haute toiture toute en fibres indigènes produira la plus heureuse impression.
 
On y rencontrera l’ensemble des apports variés de cette riche colonie : caoutchouc, peaux, fibres de raphia, or, cire, vanille, café, thé, tabac, bois précieux. Ajoutons qu’une ferme étable modèle sera annexée au pavillon, destinée à abriter les très curieux bovidés à gibbosité qui constituent l’un des principaux éléments d’exportation de l’île. Nous savons que Madagascar « la perle » de l’océan Indien est fort étendue, sa superficie égalant celle de la France, la Belgique et les Pays Bas réunis. Découverte par les Portugais vers 1500, elle fut réunie au domaine de notre pays par Colbert en 1670. Puis nos postes tombèrent au pouvoir de l’anglais. Ce fut en vain que la Révolution, puis l’Empire s’efforcèrent de rétablir l’influence française à Madagascar, ces gouvernements se heurtèrent constamment au mauvais vouloir des Horas.
 
En 1882, une première expédition heureuse nous valait le préfectorat de la grande île africaine. Puis, en 1894-95, une nouvelle campagne que dirigea le généra Duchesne amena l’annexion définitive. L’organisation générale de la colonie, maintenant en voie florissante, est due surtout aux efforts généreux du général Gallieni, qui, durant de longues années en fut le gouverneur.
 
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing- 1911).
 
Vendredi 21 avril : « Nouvelles cigarettes » on les vendra à l’Exposition de Roubaix. Sur le vœu de la commission permanente des tabacs coloniaux, institué en 1910 pour étudier les moyens propres à favoriser la culture et la fabrication du tabac dans nos colonies, le ministère des Finances a décidé de faire mettre en vente, à titre d’essai à l’Exposition de Roubaix, des cigarettes indochinoises au prix de O,90 franc le paquet de 20. Il sera intéressant pour l’avenir d’une industrie que certaines colonies s’efforçant de développer, de connaître l’accueil que réservera le public à ces cigarettes.
 
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing-1911).
 
 
Lundi 24 avril : Rente GADENNE-MICHOLET. Le Bureau de Bienfaisance rappelle aux intéressés qu’il est chargé d’attribuer une rente de 150 francs à une famille nécessiteuse qui a accueilli un orphelin de père et de mère. Cette rente sera servie jusqu’à ce que l’orphelin soit en âge de gagner sa vie. Il est bien entendu que ceux qui reçoivent un subside pour élever l’enfant et ceux qui sont tenus à la dette alimentaire ne peuvent pas concourir. Les intéressés peuvent se faire inscrire immédiatement au Bureau de Bienfaisance, 115 rue Pellart.
 
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing).
 
 
Mardi 25 avril : Marchands de décoration- Notre enquête à Roubaix. Savait-on que Monsieur Petit décoré grâce à VALENSI ? Comme nous le disions hier, nous sommes sur les traces du mystérieux PETIT. Mieux que cela, nous croyions bien l’avoir trouvé, grâce à une carte de visite où ce Monsieur indiquait qu’il était administrateur de la plupart des attractions qui tombèrent en déconfiture lors de l’Exposition de 1900. Mais ce Monsieur Petit, n’est pas et n’a jamais été publiciste. C’est un homme jouissant d’une fortune que l’on a dit très importante et remplissant à Roubaix, en ses bureaux situés au 64 rue de la Gare, les importantes fonctions de représentant sur la place, des mines de charbons de Bruay. Hier, lundi de la foire et jour de la fête de Roubaix, nous n’avons pu le rencontrer Monsieur Petit, absent. Pourtant, en interrogeant ceux qui le connaissent, nous avons réveillé bien des souvenirs. C’est ainsi que quelqu’un de bien documenté nous rappelait comment fut accueilli à Roubaix la nouvelle que Monsieur Petit avait les palmes. Cette décoration lui arrivent après l’exposition de 1900, donna prétexte à de nombreux commentaires. « Palme et poireau » : et notre interlocuteur d’ajouter : il doit vous souvenir qu’à cette époque et à propos de cette distinction, la ville fut inondée de cartes de visite au nom de Monsieur Petit, suivi de la mention « Chevalier industriel (sic) et du mot « remerciements ». « Monsieur Petit était tout heureux de remercier des gens qui ne l’avaient même pas félicité ! ». Monsieur Petit, vous le savez, aime à se dire publiciste. Il fait volontiers étalage de ses grandes relations. Devrait-il donc son ruban à Valensi !
 
 
- Je ne sais pas, je cherche, vous me paraissez mieux renseigné que moi.
 
- Cela se peut bien….. Monsieur Petit a également « le poireau ». Il aurait donc payé 800 francs l’intervention de Valensi. Pour « le poireau » j’ai entendu dire qu’il avait conclu l’affaire avec ce dernier pour la somme de 1400 francs. Il aurait versé à Valensi 1100 francs et se serait refusé à parfaire la somme, estimant que 800 et 1100 francs pour deux décorations était une somme suffisante. Telles sont les déclarations qui nous furent faites. Nous les rapportons avec les réserves qu’il convient, n’ayant pu joindre Monsieur Petit qui est, depuis la dernière promotion, Officier de l’Instruction publique. En nous quittant notre interlocuteur a ajouté avec un sourire narquois : ce n’est pas tout, Roubaix a un excellent verger où Valensi et Cie ont cueilli pas mal de poires.
 
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing-1911).
 
 
Mercredi 26 avril : « Marchands de décorations- de nombreuses perquisitions sont faites et aboutissent à des dépôts de plainte ». C’est grâce aux efforts de ce comité que Valensi, Clémenti et Moulenas ont été démasqués, et ce n’est pas fini ! Notre enquête à Roubaix. Nous n’avons pu joindre hier, Monsieur Paul Petit, absent pour quelques jours. Mais nous avons recueilli des renseignements qui placent cette affaire sous un jour tout autre que celui qui nous avait été présenté. Tout d’abord, c’était il y a 10 ans à l’occasion de l’exposition de 1900 que Monsieur Paul Petit fut nommé officier d’Académie. Sa nomination ne peut donc avoir, ni de prés ni de loin, aucun rapport avec les exploits de Valensi qui n’ont commencé qu’à une date relativement récente.
 
 
Monsieur Paul Petit avait par ailleurs tous les titres à la distinction qui lui fut accoré, et qui fut de nouveau consacré l’année dernière par la rosette d’officier de l’Instruction publique. La vérité est que Monsieur Paul Petit, comme beaucoup d’autres qui occupent une brillante situation a des envieux et des ennemis. Ce sont ceux-ci qui se livrèrent aux racontars malveillants qu’on nous a rapportés et qui sont dénués de tout fondement. La carte de visite distribuée à profusion dans Roubaix ne fut qu’une sotte fumisterie sinon un acte de basse malveillance. En résumé, l’enquête à laquelle nous nous sommes livrés a tourné complètement à la confusion des calomnieurs de Monsieur Paul Petit dont elle a fait éclater la parfaite honorabilité du reste incontestée, démontrant à l’évidence qu’entre lui et son mystérieux homonyme il n’y a rien de commun, en dehors d’une fâcheuse similitude de noms. Et nous sommes heureux de déclarer que des distinctions honorifiques obtenues par lui ont été décernées dans des conditions les plus régulières et pour les titres les plus méritoires.
 
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing).
 
 
Jeudi 27 avril : A propos de l’Exposition. La minorité socialiste du Conseil municipal de Roubaix vient de faire placarder sur les murs de la ville l’affiche suivante :
 
« A la population : dans quelques jours s’ouvrira l’exposition- le moment est venu de vous dire les raisons de notre attitude le jour de l’inauguration. Rappelons, d’abord, que nous aurions voulu donner à l’exposition un autre emplacement, situé autant sur Croix que sur Roubaix et à quelques minutes seulement de Lille par un service rapide de tramways, il est à craindre que le commerce locale n’en bénéficie pas. Si l’exposition avait lieu, comme nous le demandions, à l’endroit dit de Maufait, la foule de visiteurs, obligée de traverser la ville, aurait donné quelques mois de prospérité aux commerçants. La majorité du Conseil municipal ne l’a pas voulu, nous le regrettons pour Roubaix et pour nos petits contribuables. L’inauguration de l’exposition sera marquée par la venue de Monsieur le Ministre du Commerce qu’accompagneront de nombreux personnages officiels. Dans des discours pompeux, ils glorifieront le travail, créateur des merveilles de l’Industrie. Monsieur le Maire de Roubaix, lui, fera l’éloge du patronat mais ce qu’il ne dira pas, c’est qu’après une grève malheureuse, il y a quelques semaines, il mit sur le pavé 300 ouvriers dont certains travaillaient chez lui depuis 10, 15 et 20 ans. Un pareil acte de sauvagerie patronale ne nous permet pas de paraître aux côtés de celui qui l’a commis. Surtout qu’on n’exploite pas notre abstention ce jour-là, en nous accusant de vouloir troubler les fêtes de l’exposition. A cette calomnie, nous répondrons simplement que, plus que n’importe qui, nous souhaitons qu’elle réussisse pleinement parce que les finances de la ville y sont engagées et surtout nous voudrions que le commerce local, qui vit péniblement, profite des quelques mois de l’Exposition. La population comprendra qu’il est des circonstances où le contact du patronat sans pitié, qui vient de frapper iniquement 300 travailleurs, est pour nous une impossibilité morale. La minorité socialiste du Conseil municipal.
 
(L’Avenir de Roubaix-Tourcoing-1911).
 
 
Dimanche 30 avril : le grand décorateur. Ce n’est pas avec les rubans, que Victor Vaissier nous décore, c’est avec les parfums troublants du Congo dont Paris s’honore. A.Cimier, au créateur du savon Roi. (L’Avenir de Roubaix-Tourcoing-1911).
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