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les éphémérides roubaisiennes-semaine du 11 au 18 août

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LES EPHEMERIDES ROUBAISIENNES

 

SEMAINE DU 11 AOUT AU 18 AOUT.

 

11 août 1850:

«  A l'agitation des deux dernières années avait succédé en 1850 une reprise active des affaires, Roubaix voulut célébrer magnifiquement le retour de sa prospérité et, à l'occasion de la fête de l'industrie locale, la ville offrit aux Gardes nationales des villes voisines une fête splendide, le dimanche 11 août et le lundi 12 août. »

Dès la matinée du dimanche, les rues étaient entièrement décorées d'arbres, de guirlandes et d'emblèmes divers où s'unissaient, en signe de bon voisinage, les couleurs nationales de France et de Belgique. Bientôt, on vit arriver, musiques en tête, les détachements de garde nationaux de Douai, d'Arras, de Dunkerque, de Wazemmes, de Tourcoing et de plusieurs autres localités, des cuirassiers de la garnison de Lille, des gardes civiques de Tournai, et enfin la célèbre musique des Guides qui devait faire le plus bel ornement de la fête.

Après avoir reçu l'accueil officiel et pris les vins d'honneur à la Mairie, les corps armés se rendirent sur le Champ de Mars où ils furent passés en revue par les autorités, puis commença un magnifique défilé dont la diversité des uniformes, la régularité des mouvements et la tenue vraiment militaire des différents corps fit un spectacle des plus attrayants. Le défilé se continua sur une seule colonne par le Galon d'Eau et la Grand'Rue, jusqu'à la place de la Mairie où les rangs fut rompus.

On vit alors les roubaisiens, avec une émulation incroyable et une cordialité sans exemple, s'emparer de tous les Gardes nationaux et militaires étrangers à leur ville, pour les faire asseoir avec eux aux banquets de famille préparés dans toutes les maisons. Quelques uns s'étaient faits inscrire à la Mairie pour recevoir un certain nombre de convives, et on leur envoya ceux qui, dans le feu des invitations, avaient pu être involontairement oubliés; de sorte que personne ne se trouva en dehors de l'allégresse générale. L'autorité avait pris soin, d'ailleurs, de faire distribuer des bons de viande aux ménages habituellement secourus par le bureau de bienfaisance. On peut affirmer, enfin, que jamais réjouissances ne furent plus complètes ni plus universellement partagées.

A six heures commença le festival dont les Guides de Sa Majesté le roi Léopold firent la clôture. »

12 août 1850:

« (suite de la fête de l'industrie).

Le lendemain matin, lundi 12 août, les Guides donnèrent un charmant concert dans les jardins de l'Union. Un brillant carrousel avait aussi attiré de nombreux concurrents et de plus nombreux spectateurs. Sur un autre point, des cibles avaient été préparées pour les Gardes nationaux français et belges. Selon l'antique usage du pays, les archers et arbalétriers, attirés par de beaux prix, étaient venus en grand nombre à ce rendez-vous de plaisir. Enfin, les jeux populaires ne manquaient pas: le mât de Cocagne vertical, le jeu du Seau, celui du Dévidoir, promettaient aussi des récompenses aux vainqueurs heureux. Les femmes elles mêmes n'étaient pas oubliées, car on avait disposé pour elles le jeu des Ciseaux.

La distribution des prix et des médailles commémoratives fut faite avec solennité par le Maire de Roubaix; mais avant de procéder à la cérémonie, ce Magistrat voulut profiter d'une réunion aussi imposante d'habitants et d'étrangers pour remettre une superbe médaille d'or, comme témoignage de la reconnaissance publique à M.M. Cornille, teinturiers à Roubaix, dont le dévouement se signalait à tous les incendies où ils arrivaient toujours les premiers avec de vastes réservoirs d'eau, constamment préparés à cet effet dans leur établissement. Cet épisode complètement inattendu, même de ceux qui en étaient l'objet, a produit une vive impression sur tout le monde et excité un enthousiasme général.

Le soir, un très beau feu d'artifice, composé par un artificier de Paris, a terminé la fête qui avait été signalée la veille par des illuminations du meilleur goût. Enfin, la fête a été magnifique et a surpassé l'attente générale. (Th.Leuridan. Histoire de Roubaix. T IV, page 230 à 233). »

13 août 1699:

« Le prince d'Epinoy fait son entrée à Roubaix. Le bailli, le lieutenant, les échevins et les égards de la manufacture, à la tête des arbalétriers, archers et canonniers vont le recevoir à l'entrée du bourg, le Prince assiste à la messe que font chanter les trois compagnies du serment; au sortir de l'église, un repas splendide lui est offert dans la salle échevinale. Les frais du traitement fait au marquis de Roubaix à sa joyeuse entrée, s'élèvent à la somme de 4 301 livres 13 gros. »

14 août 1855: 

"Etablissement à Roubaix de l'impôt municipal sur les chiens. (mémorial administratif)."

15 août 1863:

« Inauguration de la distribution d'eau à Roubaix. Après le Te Deum, le cortège municipal, dans lequel on remarquait la présence de M. Mimerel, sénateur, et M. Jules Brame, député, se rendit près de la fontaine, élevée sur la place de la Mairie, où M. Maes, doyen de Saint Martin, accomplit l'intéressante cérémoniie de la Bénédiction des Eaux en présence d'une foule nombreuse. »

16 août 1566:

« Les gueux iconoclastes, qui déjà avaient laissé des traces de leur impiété à Marcq et à Mouveaux, envahissent les églises de Roubaix, de Tourcoing et de Leers, pillant les ornements et reliquaires, brisant les statues et les images des saints, n'en épargnant aucune, dit Le Groux, sinon au buffet des marguilliers à Tourcoing, où ils laissèrent en entier l'image du diable. »

17 août 1842:

«  Un commissaire de police du nom de Davion, nouvellement installé à Roubaix, ayant, sous prétexte de vagabondage, arrêté brutalement dans la rue deux jeunes personnes de 14 à 15 ans qui se rendaient à l'école du soir, l'une d'elles fut tellement frappée de terreur qu'elle tomba sans connaissance sur le pavé et force fut de la déposer à demi morte dans une maison voisine. »

18 août 1831:

«  Le Conseil municipal de Roubaix dans le but d'assurer le service des distributions aux indigents, dont le nombre, actuellement de huit mille, menace de s'élever à 12 000, pour peu que la crise commerciale se prolonge encore, et en attendant les secours demandés par le Maire à sa Majesté, émet un emprunt de 20 000 francs et, s'il est possible de 50 000, qui sera couvert par des souscriptions volontaires remboursables sans intérêt le plus tôt possible. (Archives de Roubaix, D.1, 2) Ces souscriptions s'élevèrent à la somme de 20 310 francs. (Archives de Roubaix. Q. I. 1). »

 

 

 

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