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les éphémérides roubaisiennes-semaine du 5 au 11 août

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Les Ephémérides roubaisiennes

Semaine du 5 août au 11 août



5 août 1384 :
« Accord proposé par le gouverneur de Tournai et passé au parlement de Paris pour mettre fin aux conflits qui divisaient les seigneurs de Roubaix et les chanoines de Tournai. Il est arrêté que le chapitre demeurerait en possession des dîmes de Roubaix et Hem, qu’il avait acquises en 1226, mais que Monseigneur de Roubaix conserverait sa juridiction et seigneurie sur les mêmes terres. »

6 août :
«  la fête des fabricants – l’institution de cette fête remonte aux premiers temps de la fabrique roubaisienne. «  Dans la seconde moitié du XVe siècle, quand Pierre de Roubaix voulut faire et fit en effet de sa seigneurie une ville, ses premiers soins tendirent à y favoriser l’industrie et il obtint du souverain un privilège qui permettait aux habitants de Roubaix de drapper et faire draps de toutes laines. Telle fut sinon la naissance, du moins la constitution légale de notre fabrique ». Ce privilège excita les colères des manufacturiers de Lille qui prétendaient s’arroger le monopole de l’industrie du pays, au détriment des villages environnants. Mais les Roubaisiens surent se défendre et obtinrent, en 1553, la confirmation de leur premier privilège par une sentence de l’empereur Charles Quint qui prescrivit l’établissement à Roubaix d’égards jurés pour visiter les pièces et empêcher que la fraude y fut commise. Nos manufacturiers se trouvèrent ainsi conduits, comme par la main, à s’organiser en corporation, afin d’assurer par l’active surveillance des égards ou syndics la bonne conservation des produits manufacturés, d’offrir au commerce et à la consommation des garanties certaines contre la fraude et la mauvaise foi, de maintenir enfin suffisamment rémunérateurs et stables, pour le fabricant et l’ouvrier, les prix de vente et de façon qu’une production sans limite et sans contrôle eut fréquemment altérés.
Pour servir de loi à ces égards et à la corporation ou métier des tripiers et bourgeteurs qu’ils organisèrent, les échevins de Roubaix édictèrent un règlement homologué par une ordonnance impériale du 12 mai 1554.
L’article onzième de cet important document est ainsi conçu : « Au jour de la transfiguration (6 août) l’on fera fête dudit métier que lors les 5 maîtres (choisis pour l’administration de la corporation) a l’honneur de Dieu, notre créateur et rédempteur, et de toute la cour céleste, feront aux dépens dudit métier, chanter une messe et l’église paroissiale de Roubaix où se trouveront les maîtres et suppôts d’iceux ».
Voilà bien, non seulement l’origine, mais l’acte même de fondation, de la fête et de la messe des fabricants.
Comme on le voit, cette fête a sa source dans une pensée chrétienne et conséquemment vraie : Dieu est le grand dispensateur de la prospérité et des richesses, sans Lui aucun succès n’est possible, même au point de vue des affaires matérielles. C’est l’idée qu’un des grands industriels de cette ville, exprimait dernièrement en cette simplicité exquise de langage qui caractérise le roubaisien : «  Voyez vous ! En affaires commerciales et industrielles, pour réussir, il faut mettre le bon Dieu de la partie, et en faire son principal associé ».

La mise en pratique de cette pensée, jointe au talent et à la probité, probitas et industria, ont fait de notre modeste ville du XVe siècle la grande cité d’aujourd’hui. Le passé nous est un garant de l’avenir, car les roubaisiens tiennent à l’honneur de maintenir cette tradition plus de trois fois séculaires et estiment qu’il est utile, nécessaire même, d’associer aux joies de l’Industrie les solennités de l’Eglise. »

 

7 août 1830:

«  L'administration municipale de Roubaix reçoit l'ordre d'organiser, dans cette ville, la Garde nationale. Grâce au zèle du chef de bataillon, M. A Bulteau, ancien capitaine sous l'Empire, cette organisation fut bientôt complète. Les exercices et les revues se succèdèrent, la garde fut montée comme dans une place de guerre, et, chaque soir, le tambour sonnait la retraite militaire. Dans une revue, on promena le buste du roi avec des inscriptions rappelant les journées de juillet et la condamnation des ministres de Charles X. Enfin, le bataillon reçut un drapeau du Gouvernement, et M. Montigny, colonel de la Garde nationale de Lille vint en faire la remise. (Th. Leuridan, Histoire de Roubaix. T IV pages 301). »

8 août 1859:

«  La Chambre consultative de Roubaix, à laquelle se joignent un grand nombre d'industriels de cette ville, se rend en corps chez M. Mimerel, pour lui faire hommage d'une magnifique médaille d'or. Cette médaille d'un très grand module et dont les coins ont été gravés par un des premiers artistes de Paris, porte, d'un côté, un écusson aux armes de Roubaix, et de l'autre cette inscription: « A M.Mimerel, sénateur, président du comité pour la défense du travail national- ajournement de la réforme douanière, 11 mai 1859. les membres de la Chambre consultative et les industriels de Roubaix. Témoignage de reconnaissance . »

9 août 1798:

«  La municipalité de Roubaix autorise la commission des hospices à faire sortir les vieux hommes du Saint Sépulcre pour les placer dans la maison des orphelins, et de louer le local au profit des pauvres. Quelques années plus tard, la douane était installée au Saint Sépulcre. »


10 août 1830 :

«  Le Conseil municipal de Roubaix vote un subside de 400 francs destiné à couvrir en partie les frais d'impression du cinquième volume de l'Histoire de Roubaix, « Histoire de la fabrique » par M. Th. Leuridan. (Rapport du Maire sur l'administration et la situation des affaires de la ville de Roubaix pour l'année 1865.) »


11 août 1671:

« Lette de M. Le Pelletier, intendant de Flandre, au bailli de Roubaix: l'intendant a appris que les ouvriers de Lille et de Tournai intimident ceux de Roubaix et leur font craindre que leurs manufactures seront réduites à la seule fabrique de damas; rien n'est si contraire à l'intention du roi, qui n'a rien de plus à coeur que de maintenir les ouvriers de Roubaix dans leurs manufactures et de leur faciliter les moyens de les augmenter; ce à quoi, pour sa part, l'Intendant tiendra soigneusement la main. Archives de Roubaix. HH . 41 f° 20). »

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