{"id":216,"date":"2019-05-01T09:41:06","date_gmt":"2019-05-01T07:41:06","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=216"},"modified":"2019-05-01T09:41:06","modified_gmt":"2019-05-01T07:41:06","slug":"la-ville-aux-mille-cheminees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/01\/la-ville-aux-mille-cheminees\/","title":{"rendered":"La ville aux mille chemin\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><big>C\u2019est ainsi que l\u2019on qualifiait autrefois notre ville, tant le nombre des chemin\u00e9es qui s\u2019y \u00e9levaient \u00e9tait important. Elles correspondaient \u00e0 des machines \u00e0 vapeur que l\u2019on appelait alors des \u00abmachines \u00e0 feu\u00bb.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Devant leur nombre grandissant, pour des questions de s\u00e9curit\u00e9 et de salubrit\u00e9 publique, la l\u00e9gislation, et en particulier l\u2019ordonnance royale du 29 octobre 1823, imposait certaines contraintes avec, entre autres, une autorisation pr\u00e9alable, un contr\u00f4le p\u00e9riodique et la construction en ma\u00e7onnerie d\u2019une chemin\u00e9e d\u2019une hauteur de 20 \u00e0 30 m\u00e8tres selon la puissance de la machine. <\/big><big>La premi\u00e8re machine \u00e0 vapeur, et donc la premi\u00e8re chemin\u00e9e d\u2019usine install\u00e9e \u00e0 Roubaix fut celle de la firme Grimonprez-Bulteau en 1820, mais c\u2019est seulement le 8 mars 1825 que la chaudi\u00e8re fut homologu\u00e9e. Ensuite, les autres machines \u00e0 vapeur durent obligatoirement attendre le certificat de conformit\u00e9 pour pouvoir fonctionner.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big>Un document, dans les Archives Municipales de Roubaix, fait \u00e9tat, en 1834, de 29 machines \u00e0 vapeur en service \u00e0 Roubaix et un relev\u00e9 du 17 octobre 1834 nous en donne le d\u00e9tail pr\u00e9cis avec la hauteur de chaque d\u2019entre elles. Ces hauteurs sont encore exprim\u00e9es en pieds (mesure ancienne \u00e9quivalente \u00e0 0,33 m\u00e8tres). <\/big><big>De ces 29 chemin\u00e9es dont les plus hautes \u00e9taient celles des maisons Wibaux-Florin, Scr\u00e9pel-Lefebvre et Werbrouck (chacune 102 pieds, soit plus de 33 m\u00e8tres de hauteur), six chemin\u00e9es se trouvaient rue de la Fosse aux ch\u00eanes et cinq rue du Grand Chemin, les autres \u00e9tant r\u00e9parties dans une dizaine de rues de la ville qui se limitait alors \u00e0 une quarantaine de voies de circulation.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big>Dix ans plus tard, un \u00e9tat des machines \u00e0 vapeur de Roubaix, en date du 23 octobre 1844, nous apprend que 41 \u00e9tablissements roubaisiens en sont dot\u00e9s, ce qui suppose autant de chemin\u00e9es, qui passeront \u00e0 113 en 1857. On constate donc une progression spectaculaire marqu\u00e9e par la pr\u00e9sence dans les firmes importantes de plusieurs machines affect\u00e9es \u00e0 la force motrice de diff\u00e9rents ateliers. <\/big><big>Un autre relev\u00e9, dat\u00e9 de 1857, donne pour chaque entreprise la puissance en chevaux-vapeur dont elle dispose ce qui nous apprend que la palme revient \u00e0 Motte-Bossut qui re\u00e7oit 180 CV (il s\u2019agit de la filature Monstre de la rue de l\u2019Union d\u00e9truite par un incendie le 8 d\u00e9cembre 1866), la seconde place \u00e9tant occup\u00e9e loin derri\u00e8re par la filature Duriez fils avec 80 CV (cette firme, situ\u00e9e sur le quai de l\u2019ancien canal pr\u00e8s du carrefour de l\u2019actuelle rue Pierre de Roubaix, sensiblement \u00e0 l\u2019emplacement de la Caisse d\u2019Allocations Familiales, fut totalement d\u00e9truite par un incendie le 13 mars 1876 qui fit 3 victimes parmi les ouvriers de l\u2019\u00e9tablissement).<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big>En 1872, une note de la Direction du Service des Mines, responsable du contr\u00f4le des machines \u00e0 vapeur, fait \u00e9tat, \u00e0 Roubaix, de 250 usines munies de cet \u00e9quipement, soit au moins autant de chemin\u00e9es et sans aucun doute nettement plus car certains \u00e9tablissements importants poss\u00e9dant plusieurs machines avaient fait construire autant de chemin\u00e9es.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big>Les dossiers conserv\u00e9s aux Archives Municipales de Roubaix conservent un nombre important d\u2019autorisations de mise en service pour des machines install\u00e9es chez des industriels soit pour remplacer des mat\u00e9riels p\u00e9rim\u00e9s soit pour renforcer la puissance de leur entreprise. <\/big><big>Mais les chemin\u00e9es, \u00e9rig\u00e9es pour \u00e9vacuer les fum\u00e9es de toutes ces chaudi\u00e8res et qui fonctionnaient au charbon n\u2019\u00e9taient pas les seules dans le ciel de Roubaix. A dater de 1844, on voit les grandes usines se doter de gazog\u00e8nes pour \u00e9clairer leurs ateliers. Les premi\u00e8res installations furent celles d\u2019Eug\u00e8ne Grimonprez et d\u2019Auguste Mimerel. <\/big><big>Les prescriptions relatives \u00e0 ces mat\u00e9riels qui fonctionnaient par distillation de la houille imposaient la construction d\u2019une chemin\u00e9e en ma\u00e7onnerie s\u2019\u00e9levant \u00e0 15 m\u00e8tres minimum au-dessus du sol.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big>Avant d\u2019utiliser le gaz, nos arri\u00e8re-grands-parents s\u2019\u00e9clairaient \u00e0 la chandelle et nous avons trouv\u00e9 trace de l\u2019existence \u00e0 Roubaix, avant 1850 de plus d\u2019une dizaine de fabriques de chandelles, dont la cr\u00e9ation \u00e9tait subordonn\u00e9e \u00e0 une autorisation en raison des nuisances que pouvaient provoquer les op\u00e9rations de chauffage et de fonte des ingr\u00e9dients utilis\u00e9s pour cette fabrication. Ces ateliers devaient aussi \u00eatre munis de chemin\u00e9es ainsi d\u2019ailleurs que toutes les autres fabrications (savonneries, distilleries, fabriques de chicor\u00e9e, etc.\u2026) susceptibles de provoquer des \u00e9manations.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big><em><strong>On disait en patois : \u00ab l\u2019ballot qui finque \u00bb : La chemin\u00e9e qui fume. <\/strong><\/em><\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Aujourd\u2019hui, l\u2019association Le Non Lieu a recens\u00e9 en 2004 les quelques 37 chemin\u00e9es qui sont toujours debout \u00e0 Roubaix et dont certaines ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duites \u00e0 leur base. Il reste donc environ 1\/10<sup>e<\/sup>\u00a0des chemin\u00e9es construites.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong>CONSTRUCTION TECHNIQUE<\/strong><\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big>Au d\u00e9part, la forme simple avait une base carr\u00e9e puis, pour des raisons techniques, on passa \u00e0 la forme ronde. Cette forme offrait moins de r\u00e9sistance au vent et moins d\u2019oscillations dangereuses pour ces grandes hauteurs qui ne faisaient qu\u2019augmenter.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big>Le record de la chemin\u00e9e la plus haute de France \u00e9tait celle de chez Holden \u00e0 Croix construite par l\u2019architecte Carlos BATTEUR vers 1890. Elle s\u2019\u00e9lan\u00e7ait \u00e0 105 m\u00e8tres au-dessus du sol, hauteur dans laquelle n\u2019est pas compris le paratonnerre qui y ajoutait encore quelques m\u00e8tres. Il faut savoir que cette chemin\u00e9e avait deux m\u00e8tres de diam\u00e8tre int\u00e9rieur \u00e0 son sommet et 4 m 60 de diam\u00e8tre ext\u00e9rieur \u00e0 la partie basse la plus saillante. Elle \u00e9tait assise sur un plateau de b\u00e9ton de 14 m de c\u00f4t\u00e9 et de 1 m 50 de hauteur.\u00a0<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big><strong><em>La fonction de ce colossal \u00e9missaire est double\u00a0:<\/em><\/strong><\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong>\u00a0<\/strong><\/big><big>Il doit \u00e9vacuer journellement, outre les produits de la combustion d\u2019un grand nombre de tonnes de houille, les vapeurs et les gaz s\u2019\u00e9chappant d\u2019appareils divers, et c\u2019est ainsi que, par des dispositions toutes particuli\u00e8res, cette chemin\u00e9e sert \u00e0 la fois de chemin\u00e9e ordinaire pour la fum\u00e9e des foyers des g\u00e9n\u00e9rateurs de l\u2019usine et de gaine d\u2019extraction pour les fluides qui se d\u00e9veloppent dans les ateliers\u00a0; c\u2019est m\u00eame cette derni\u00e8re donn\u00e9e qui a n\u00e9cessit\u00e9 sa grande hauteur afin de porter au-dessus des premi\u00e8res couches de l\u2019atmosph\u00e8re les gaz plus ou moins d\u00e9l\u00e9t\u00e8res dont elle actionne l\u2019\u00e9vacuation et d\u2019emp\u00eacher ainsi les localit\u00e9s voisines d\u2019en \u00eatre incommod\u00e9es.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big><strong><em>La fum\u00e9e\u00a0:\u00a0<\/em><\/strong>La fum\u00e9e provient de la combustion du charbon (Co\u00b2, Co, H\u00b2o\u2026). Etant plus chaude donc plus l\u00e9g\u00e8res que l\u2019air ambiant (+ de 100\u00b0 C), la fum\u00e9e s\u2019\u00e9l\u00e8ve d\u2019office.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>La chemin\u00e9e\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0Son diam\u00e8tre influence le d\u00e9bit de la fum\u00e9e. Plus la machine \u00e0 vapeur est puissante, plus il faut de charbon, plus la section doit \u00eatre importante (1 m\u00b2 de section correspond \u00e0 400\/500 kg de charbon par heure).<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>La hauteur\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0La hauteur de la chemin\u00e9e influence sur le tirage (chiffr\u00e9 par la d\u00e9pression \u00e0 la base de la chemin\u00e9e\u00a0: 20 \u00e0 100 mm d\u2019eau). Mais le tirage et le d\u00e9bit ne sont pas ind\u00e9pendants et le tirage augmente avec le d\u00e9bit.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>La chaudi\u00e8re\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0C\u2019est elle qui produit la chaleur qui vaporise l\u2019eau. La vapeur d\u2019eau produite fait marcher la machine \u00e0 vapeur qui actionne les machines de l\u2019usine.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>Le carneau\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0C\u2019est le conduit qui relie la chaudi\u00e8re \u00e0 la chemin\u00e9e et qui peut parfois atteindre une dizaine de m\u00e8tres.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>La brique\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0Elle r\u00e9siste mieux \u00e0 la chaleur que la pierre et constitue un bon isolant contre un refroidissement trop rapide de l\u2019air sortant (ce qui ferait chuter le tirage).<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>Le vent\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0Sous l\u2019effet du vent, une chemin\u00e9e est anim\u00e9e de vibrations de 15 \u00e0 20 cm d\u2019amplitude au sommet. C\u2019est pourquoi, elle doit \u00eatre d\u00e9solidaris\u00e9e des autres b\u00e2timents de l\u2019usine, avoir ses propres fondations, avoir un solide socle ma\u00e7onn\u00e9.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>Composition de la chemin\u00e9e d\u2019usine<\/em><\/strong><\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big><strong><em>Les fondations\u00a0:<\/em><\/strong> Celles-ci sont parfois sur pilotis lorsque le terrain est trop mou. Au 19<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, elles sont en pierres puis en b\u00e9ton.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>Le socle\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0Il conditionne la bonne stabilit\u00e9 de l\u2019\u00e9difice et doit faire 1\/5<sup>e<\/sup>\u00a0\u00e0 1\/6<sup>e<\/sup>\u00a0de la hauteur totale de la chemin\u00e9e.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>L\u2019\u00e9paisseur\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0Elle est importante \u00e0 la base pour r\u00e9sister aux gaz les plus chauds et augmenter la stabilit\u00e9 de la construction. Elle diminue par palier, soit une brique en moins tous les cinq ou six m\u00e8tres. Le d\u00e9crochement est ainsi utilis\u00e9 pour faciliter la construction et l\u2019entretien par la pose d\u2019\u00e9chafaudages.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>Les cerclages m\u00e9talliques\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0Ils sont plac\u00e9s tous les 3 \u00e0 4 m\u00e8tres et servent \u00e0 compenser les effets de la dilatation.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>Le diam\u00e8tre\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0Il diminue de bas en haut pour maintenir le tirage car en montant la temp\u00e9rature des gaz diminue ce qui entra\u00eene une r\u00e9duction de leur volume.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong><em>Le paratonnerre\u00a0:<\/em><\/strong>\u00a0Il est utile pour \u00e9viter la foudre lors des orages.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong>CATASTROPHE INDUSTRIELLE<\/strong><\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong>Extrait du Journal de Roubaix qui relate les faits<\/strong><\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big><strong>\u00a0<\/strong><\/big><big>Le 1<sup>er<\/sup>\u00a0octobre 1906, vers 7 heures et demie du matin, alors que les 800 ouvriers de la filature Etienne Motte et Cie, rue d\u2019Alger, 30, \u00e9taient au travail, une terrible explosion se fit entendre, \u00e9branlant l\u2019\u00e9difice sur ses bases\u00a0; Un bouchon de g\u00e9n\u00e9rateur, tout en fonte et pesant plusieurs centaines de kilos, venait de se briser et projet\u00e9 avec une violence inou\u00efe, arrachait et d\u00e9truisait tout sur son passage. En m\u00eame temps, un \u00e9norme et puissant jet de vapeur s\u2019\u00e9chappait de la chaudi\u00e8re b\u00e9ante.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big>L\u2019explosion causa d\u2019importants d\u00e9g\u00e2ts \u00e0 l\u2019usine, mais ces d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels n\u2019\u00e9taient rien aupr\u00e8s de l\u2019effroyable malheur qui venait de s\u2019abattre sur plusieurs familles ouvri\u00e8res. On releva, en effet, deux cadavres, ceux de Melle Mathilde Gobert, \u00e2g\u00e9e de 21 ans, d\u00e9videuse, et de M. Cl\u00e9ment Mahieu, 29 ans, c\u00e9libataire, qui avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s sur le coup.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big>Huit autres personnes, plus ou moins gri\u00e8vement bless\u00e9es, furent transport\u00e9es \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, o\u00f9 cinq d\u2019entre elles ne tard\u00e8rent pas \u00e0 succomber : Mme Ceyx, n\u00e9e Julia Dejehansart, d\u00e9videuse, 28 ans ; M. Samuel Salembier, contrema\u00eetre des magasiniers, 28 ans, p\u00e8re de deux enfants ; M. Joseph T\u00e9renne, paqueteur, 28 ans ; M. Alfred Lagaisse, homme de peine, 27 ans ; M. Pierre Rousseau, aide-chauffeur, 40 ans.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><big>Cette catastrophe fut un deuil public\u00a0; on fit aux victimes des fun\u00e9railles officielles et une souscription fut ouverte pour venir en aide \u00e0 leur famille.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00a0<\/big><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><big>Sources\u00a0:<\/big><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><big>Archives de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00c9mulation de Roubaix<\/big><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00a0Jacques Prouvost, ancien Pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00c9mulation de Roubaix<\/big><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><big>Archives Municipales de Roubaix 5iD n\u00b0 1 \u00e0 10<\/big><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><big>Association\u00a0Le Non Lieu\u00a0 &#8211; Extraits du livre \u00ab\u00a0Chemin\u00e9es, Totems Roubaisiens\u00a0\u00bb<\/big><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est ainsi que l\u2019on qualifiait autrefois notre ville, tant le nombre des chemin\u00e9es qui s\u2019y \u00e9levaient \u00e9tait important. 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