{"id":253,"date":"2019-05-02T13:59:29","date_gmt":"2019-05-02T11:59:29","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=253"},"modified":"2023-05-06T08:24:52","modified_gmt":"2023-05-06T06:24:52","slug":"service-de-nuit-au-19e-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/02\/service-de-nuit-au-19e-siecle\/","title":{"rendered":"Service de nuit au 19e si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">En 1881, le Conseil Municipal de Roubaix d\u00e9cida d\u2019\u00e9tudier la mise en place d\u2019un service m\u00e9dical de nuit destin\u00e9 \u00e0 faire face aux besoins de la population dans le domaine des soins d\u2019urgence aux malades et aux accouchements. Cette d\u00e9cision \u00e9tait motiv\u00e9e par l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 qui r\u00e9gnait dans la ville d\u00e8s la nuit tomb\u00e9e, comme dans toutes les grandes cit\u00e9s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, et dont on peut trouver le t\u00e9moignage par la lecture de la presse locale de la fin du 19e si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour mettre au point ce service, il fut d\u2019abord d\u00e9cid\u00e9 de consulter les autres villes fran\u00e7aises ayant mis au point une organisation de ce genre et le dossier conserv\u00e9 aux Archives municipales de Roubaix contient les r\u00e9ponses d\u00e9taill\u00e9es des villes de Rouen, Le Havre et Lyon ainsi qu\u2019une lettre de la municipalit\u00e9 d\u2019Amiens qui pr\u00e9cise qu\u2019aucun service analogue n\u2019existe dans sa ville. Apr\u00e8s ces consultations, la Ville de Roubaix d\u00e9cida la cr\u00e9ation d\u2019un service m\u00e9dical de nuit qui fut institu\u00e9 par l\u2019arr\u00eat\u00e9 municipal du 2 juillet 1881.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce service r\u00e9pondait aux quatre pr\u00e9occupations suivantes :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1 \u2013 Etablir une liste de m\u00e9decins et de sages-femmes s\u2019engageant \u00e0 effectuer le service de nuit ;<br \/>\n2 \u2013 Assurer la s\u00e9curit\u00e9 des praticiens qui se rendent au chevet des patients ;<br \/>\n3 \u2013 Fixer les honoraires des soins donn\u00e9s ;<br \/>\n4 \u2013 Garantir le paiement des honoraires au besoin en se substituant sur ce point au malade, quitte \u00e0 proc\u00e9der par tous moyens l\u00e9gaux au recouvrement des sommes dues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il en r\u00e9sulta un arr\u00eat\u00e9 municipal adopt\u00e9 le 16 septembre 1881.<br \/>\nCe service devait dans l\u2019ensemble donner satisfaction aux usagers, patients, m\u00e9decins et sages-femmes ; les probl\u00e8mes venant surtout des taux des honoraires qui furent rapidement contest\u00e9s par les m\u00e9decins qui les trouvaient insuffisants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au fur et \u00e0 mesure que les ann\u00e9es passent, on voit ainsi les r\u00e9tributions des intervenants \u00e9voluer selon le tableau succinct que nous avons \u00e9tabli : les tarifs de 1898 \u00e9taient encore en vigueur \u00e0 la veille de la guerre de 1914. A titre de comparaison, nous dirons qu\u2019\u00e0 la fin du 19e si\u00e8cle, un kilo de pain de m\u00e9nage co\u00fbtait de 35 \u00e0 40 centimes et que le salaire d\u2019une journ\u00e9e de travail (10 \u00e0 12 heures) d\u2019un tisserand \u00e9tait pay\u00e9 de 3 francs 50 \u00e0 4 francs 25 (il s\u2019agit du salaire courant, celui-ci pouvant varier selon la qualification).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s la guerre 14-18, le prix d\u2019une visite de nuit par un m\u00e9decin \u00e9tait fix\u00e9 \u00e0 24 francs. Nous n\u2019avons pas d\u2019indication sur le taux de vacation des sages-femmes \u00e0 cette p\u00e9riode, il semble d\u2019ailleurs que les accouchements d\u2019urgence \u00e9taient alors plus fr\u00e9quemment orient\u00e9s vers la maternit\u00e9 de l\u2019h\u00f4pital. Les difficult\u00e9s les plus importantes rencontr\u00e9es par la Municipalit\u00e9 de Roubaix dans le fonctionnement du service m\u00e9dical de nuit survinrent \u00e0 propos des honoraires que le patient ne payait pas au moment des soins et dont l\u2019administration faisait l\u2019avance en vertu du r\u00e8glement du service. La r\u00e9cup\u00e9ration de ces sommes donnait lieu \u00e0 de nombreux litiges et contestations et son budget gonflait d\u00e9mesur\u00e9ment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au d\u00e9part, le Conseil Municipal avait vot\u00e9 en 1881 un cr\u00e9dit de 600 francs (pour un trimestre puisqu\u2019il fonctionnait \u00e0 partir du 26 septembre). En 1887, le cr\u00e9dit qui avait \u00e9t\u00e9 port\u00e9 \u00e0 5 000 francs s\u2019\u00e9tait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 insuffisant et il avait fallu voter le 21 f\u00e9vrier 1888, une rallonge de 1 365 francs. Devant l\u2019inqui\u00e9tude des conseillers municipaux, une enqu\u00eate fut ordonn\u00e9e dont les conclusions furent les suivantes :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1 \u2013 Multiplication des sommes irr\u00e9cup\u00e9rables, soit que les d\u00e9biteurs sont consid\u00e9r\u00e9s comme insolvables ou indigents, soit qu\u2019ils n\u2019aient pu \u00eatre retrouv\u00e9s, \u00e9tant \u00ab partis sans laisser d\u2019adresse \u00bb;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2 \u2013 Irr\u00e9gularit\u00e9s \u00e0 propos des accouchements des femmes assist\u00e9es par le Bureau de Bienfaisance \u00e0 propos desquels deux cartes de remboursement \u00e9taient parfois \u00e9tablies, l\u2019une avant l\u2019accouchement par le Bureau de Bienfaisance, l\u2019autre par le service m\u00e9dical de nuit si l\u2019on faisait appel \u00e0 lui pour intervenir aupr\u00e8s de la parturiente. Il en r\u00e9sultait que certains accouchements dont le prix aurait d\u00fb \u00eatre \u00e0 la charge du Bureau de Bienfaisance, avaient \u00e9t\u00e9 imput\u00e9s sur le budget du service m\u00e9dical de nuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour rem\u00e9dier \u00e0 ces anomalies, le Conseil municipal lors de sa r\u00e9union du 12 juillet 1889, adopta un arr\u00eat\u00e9 pr\u00e9cisant que l\u2019accouchement \u00e9tant chose pr\u00e9vue, nul ne pourra requ\u00e9rir l\u2019office d\u2019une sage-femme s\u2019il n\u2019est muni d\u2019une carte pr\u00e9alablement d\u00e9livr\u00e9e par le Maire ou par le Bureau de Bienfaisance, \u00e0 moins qu\u2019il ne solde d\u2019abord le prix de la vacation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1913, le fonctionnement du service m\u00e9dical devait co\u00fbter 6 679 francs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parall\u00e8lement \u00e0 ce service m\u00e9dical de nuit, la municipalit\u00e9 avait cr\u00e9\u00e9 par arr\u00eat\u00e9 du 15 d\u00e9cembre 1882, un service pharmaceutique de nuit qui fonctionnait de la mani\u00e8re suivante : des bo\u00eetes de secours \u00e9taient d\u00e9pos\u00e9es dans les diff\u00e9rents postes de police et plac\u00e9es sous la surveillance des chefs de postes. Les m\u00e9dicaments et objets contenus dans ces bo\u00eetes \u00e9taient fournis par l\u2019administration des hospices, ils devaient servir \u00e0 donner les premiers soins aux bless\u00e9s et aux personnes qui tombaient malades sur la voie publique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s la guerre de 1914-1918, et \u00e0 plus forte raison apr\u00e8s celle de 1940-1945, le d\u00e9veloppement du t\u00e9l\u00e9phone puis de l\u2019automobile modifi\u00e8rent totalement les besoins des particuliers en mati\u00e8re de soins d\u2019urgence bien qu\u2019on retrouve certaines analogies de nos jours dans les services assur\u00e9s la nuit par les pharmaciens avec l\u2019intervention de la police et les services d\u2019urgence actuels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une autre pr\u00e9occupation du Conseil Municipal de Roubaix\u00a0 se porta en 1884 sur le probl\u00e8me du transport des bless\u00e9s et des malades, particuli\u00e8rement des contagieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nouveau Conseil Municipal \u00e9lu en 1884 comprenait en son sein deux m\u00e9decins : les docteurs Isidore Carette et Henri Derville.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lors de la s\u00e9ance du 4 juin 1884 ce dernier exposa les probl\u00e8mes pos\u00e9s par le transport des malades de leur domicile \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. Selon ses indications, les familles faisaient appel \u00e0 des fiacres qui, outre qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient absolument pas \u00e9quip\u00e9s pour ce service, ne subissaient\u00a0 aucune d\u00e9sinfection et pouvaient tout aussi bien prendre un autre client imm\u00e9diatement apr\u00e8s avoir d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 l\u2019H\u00f4tel-Dieu un malade contagieux. Selon le Docteur Derville, les draps et housses des fiacres \u00e9taient de v\u00e9ritables d\u00e9p\u00f4ts de microbes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il soulevait \u00e9galement la question du transport des accident\u00e9s sur la voie publique pour lesquels aucune organisation\u00a0 n\u2019\u00e9tait pr\u00e9vue. Il d\u00e9crit ainsi ce qui se produit : <em>\u00ab Il faut d\u2019abord trouver un m\u00e9decin, puis aller chercher une civi\u00e8re, parfois \u00e0 une demi-heure de distance et seulement alors transporter le malade qui ne re\u00e7oit des secours qu\u2019apr\u00e8s plusieurs heures de souffrance. Pensez aussi que cette civi\u00e8re, port\u00e9e par des gens qui n\u2019en ont pas l\u2019habitude, re\u00e7oit un mouvement de cahot propre \u00e0 tuer le malade avant son arriv\u00e9e. \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Docteur Derville proposa la cr\u00e9ation \u00e0 Roubaix comme il existait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 Bruxelles, \u00e0 Paris et dans quelques grandes villes europ\u00e9ennes, d\u2019un service d\u2019ambulance qui serait stationn\u00e9 en permanence \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de Ville, pr\u00eat au d\u00e9part avec des chevaux affect\u00e9s \u00e0 son usage et auquel on ferait appel en cas de besoin par l\u2019interm\u00e9diaire du poste de police le plus proche de l\u2019habitation du malade ou de l\u2019endroit de l\u2019accident.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les postes de police \u00e9tant reli\u00e9s par t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de Ville, on devrait ainsi\u00a0 disposer d\u2019une organisation efficace. Cette communication fut jug\u00e9e du plus haut int\u00e9r\u00eat par le Conseil qui chargea la commission ad\u00e9quate de l\u2019\u00e9tudier, ce qui fut fait sans tarder car le dossier conserv\u00e9 aux Archives communales contient les \u00e9changes de correspondance en 1884 et 1885 avec l\u2019Assistance Publique de Paris et le service d\u2019Hygi\u00e8ne de l\u2019administration communale de Bruxelles et des renseignements int\u00e9ressants sur ce qui se pratique dans ces capitales. On y apprend que le 14 octobre 1882, la Pr\u00e9fecture de Police de Paris avait cr\u00e9\u00e9 un service de transport des malades et que plusieurs voitures sp\u00e9ciales y avaient \u00e9t\u00e9 affect\u00e9es et remis\u00e9es dans les d\u00e9pendances de l\u2019H\u00f4tel Dieu \u00e0 cet effet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par la suite, le 2 juin 1888, fut cr\u00e9\u00e9, \u00e0 Paris, une organisation priv\u00e9e appel\u00e9e \u00ab \u0152uvres des ambulances urbaines \u00bb dont le but \u00e9tait de porter secours, dans le plus bref d\u00e9lai possible, \u00e0 toutes les victimes d\u2019accident, de maladies subites, de tentatives de meurtre ou de suicide, survenant sur la voie publique, dans les lieux publics, dans les ateliers, th\u00e9\u00e2tres, chantiers, manufactures, usines et arsenaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette organisation due \u00e0 l\u2019initiative du Docteur Nachtel, b\u00e9n\u00e9ficiait du patronage de nombreuses personnalit\u00e9s de l\u2019\u00e9poque dont Louis Pasteur, Armand Falli\u00e8res, Waldeck-Rousseau, etc. Elle \u00e9tait install\u00e9e \u00e0 l\u2019H\u00f4pital Saint Louis de Paris et ambitionnait l\u2019ouverture de nouveaux postes qui devaient lui permettre de couvrir tout le territoire de la capitale.<br \/>\nEn ce qui concerne Bruxelles, l\u2019administration belge d\u00e9clarait qu\u2019elle utilisait essentiellement des hamacs mont\u00e9s sur deux roues dont \u00e9taient dot\u00e9s tous les bureaux et postes de police et dont la maniabilit\u00e9 et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 se pr\u00eataient parfaitement \u00e0 tous les transports de bless\u00e9s et de malades.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parall\u00e8lement \u00e0 ces contacts avec les administrations, la municipalit\u00e9 roubaisienne entrait en correspondance avec les fournisseurs \u00e9ventuels de voitures et de brancards susceptibles de r\u00e9pondre \u00e0 ses besoins. C\u2019est ainsi qu\u2019on trouve dans le dossier des Archives municipales de Roubaix la proposition du 4 novembre 1884 de l\u2019entreprise Kellner, sise 109, avenue Malakoff \u00e0 Paris, pour une voiture automobile adapt\u00e9e sp\u00e9cialement au transport des malades et des bless\u00e9s et aussi l\u2019offre du 15 mars 1885 de la Manufacture sp\u00e9ciale pour la fabrication de voitures et engins de secours, sise, 18, avenue de la Reine \u00e0 Bruxelles qui pr\u00e9sente un appareil l\u00e9ger pour transporter les bless\u00e9s et les malades sans avoir besoin de les d\u00e9ranger pour passer l\u00e0 o\u00f9 un v\u00e9hicule roulant ne peut avoir acc\u00e8s. Nous le reproduisons ci-apr\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les informations et documentations rassembl\u00e9es devaient permettre \u00e0 la Municipalit\u00e9 roubaisienne d\u00e8s sa s\u00e9ance du 12 d\u00e9cembre 1884 de d\u00e9cider la cr\u00e9ation d\u2019un service permanent municipal pour le transport des bless\u00e9s et des malades \u00e0 l\u2019h\u00f4pital et de voter un cr\u00e9dit de 2 500 francs \u00e0 cet effet en vue de l\u2019achat d\u2019une voiture adapt\u00e9e \u00e0 cet usage. Ce service devait \u00eatre confi\u00e9 aux sapeurs-pompiers de la ville et pour permettre \u00e0 ces derniers de faire face \u00e0 ces besoins nouveaux, on d\u00e9cida de leur affecter un cheval suppl\u00e9mentaire compl\u00e9tant les deux quadrup\u00e8des dont ils disposaient d\u00e9j\u00e0 pour le service des incendies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme on le voit, nos braves pompiers jouaient d\u00e9j\u00e0, il y a plus d\u2019un si\u00e8cle, le r\u00f4le de sauvegarde de la population auquel ils font toujours face avec le d\u00e9vouement qu\u2019on leur connait.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Par Edmond DERREUMAUX,<br \/>\nPr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00c9mulation de Roubaix<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>R\u00e9f\u00e9rence :<br \/>\nArchives Municipales de Roubaix \u2013 3q III n\u00b0 2 et compte-rendu du Conseil Municipal<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1881, le Conseil Municipal de Roubaix d\u00e9cida d\u2019\u00e9tudier la mise en place d\u2019un service m\u00e9dical de nuit destin\u00e9 \u00e0 faire face aux besoins de la population dans le domaine des soins d\u2019urgence aux malades et aux accouchements. 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