{"id":300,"date":"2019-05-04T19:31:40","date_gmt":"2019-05-04T17:31:40","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=300"},"modified":"2019-05-04T19:31:40","modified_gmt":"2019-05-04T17:31:40","slug":"la-tragedie-de-la-planche-trouee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/04\/la-tragedie-de-la-planche-trouee\/","title":{"rendered":"La trag\u00e9die de la Planche Trou\u00e9e"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\"><big>Le 30 Flor\u00e9al de l\u2019An 2 (19 mai 1794), vers minuit, le sous-lieutenant Bernard du 14<sup>e<\/sup>\u00a0r\u00e9giment de chasseurs \u00e0 cheval, passant \u00e0 Roubaix pour aller \u00e0 Wattrelos, \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un cabaret que la tradition assure \u00eatre le cabaret de la Planche Trou\u00e9e, entendit <em>\u00ab\u00a0des individus qui chantaient vive le Roi\u00a0! Vive l\u2019Empereur et Cobourg\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em> et qui disaient\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Nous les ferons sauter ces Carmagnoles\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em>.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Descendant de cheval, l\u2019officier entra <em>\u00ab pour conna\u00eetre de vue les personnes qui tenaient des propos aussi atroces \u00bb. <\/em><\/big><big>Il vit \u00ab\u00a0un bossu et un autre qui venait du pays autrichien\u00a0\u00bb et qui l\u2019apostroph\u00e8rent aussit\u00f4t en criant\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Ah\u00a0! Voil\u00e0 un de ces Carmagnoles\u00a0\u00bb<\/em>.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00ab\u00a0Ma pr\u00e9sence, dira le sous-lieutenant dans son rapport, ne les a emp\u00each\u00e9s nullement de tenir les m\u00eames propos sur ce, j\u2019ai sorti (sic) chercher du monde pour les arr\u00eater\u00a0\u00bb.<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Sa plainte adress\u00e9e au Comit\u00e9 r\u00e9volutionnaire de Roubaix signale surtout deux individus, probablement les plus exalt\u00e9s, alors que neuf personnes se trouvaient dans le cabaret ainsi qu\u2019en feront foi les interrogatoires ult\u00e9rieurs. C\u2019\u00e9taient le tenancier Auguste Bourgeois et sa femme Victoire Delerue ; Joseph Couteau, le bossu, \u00e2g\u00e9 de 32 ans, ouvrier tisserand et son fr\u00e8re Louis, 38 ans, \u00e9galement tisserand, tous deux domicili\u00e9s chemin de l\u2019Hommelet-au-Bois ; Pierre-Joseph Coingnet, boucher ; Pierre-Fran\u00e7ois Cateau dont le m\u00e9tier n\u2019est pas indiqu\u00e9 ; Louis Leclercq, manouvrier et une femme Henriette Martin, demeurant, tous audit Roubaix, plus un nomm\u00e9 Biscot ou Bisloop Alexandre, \u00ab marchand demeurant \u00e0 Ether \u00bb (sic).<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Averti par le sous-lieutenant Bernard, le lieutenant Delegorgue du 7<sup>e<\/sup>\u00a0r\u00e9giment de cavalerie casern\u00e9 \u00e0 Lannoy se transporta la nuit m\u00eame dans le cabaret o\u00f9 <em>\u00ab\u00a0des sc\u00e9l\u00e9rats tenoient des propos aristocratiques\u00a0\u00bb.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>A son tour, il entendit les chants s\u00e9ditieux ; il remarqua m\u00eame que \u00ab<em> les fr\u00e8res Couteau \u00e9taient les plus acharn\u00e9s \u00e0 chanter, surtout le bossu<\/em> \u00bb et il indique \u00ab <em>que le nomm\u00e9 Biscot est un coquin qui \u00e9tait \u00e0 cette orgie avec deux autres hommes dont il ignore les noms \u00bb.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>On le voit, les officiers s\u2019expriment avec indignation et, \u00e0 distance, leur attitude devant un d\u00e9lit aussi mince peut nous \u00e9tonner, surtout si l\u2019on songe que leurs auteurs \u00e9taient probablement pris de boisson.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Arr\u00eat\u00e9s sur-le-champ, les fr\u00e8res Couteau furent conduits devant le Comit\u00e9 r\u00e9volutionnaire de Roubaix qui proc\u00e9da \u00e0 un suppl\u00e9ment d\u2019information.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Interrog\u00e9e la premi\u00e8re, Victoire Delerue, sans doute apeur\u00e9e, confirma les dires des officiers, ajoutant m\u00eame que \u00ab<em>\u00a0le citoyen Couteau, bossu, \u00e9tant \u00e0 boire chez elle, avait cri\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Au diable la Nation\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Joseph Coingnet et Pierre-Fran\u00e7ois Cateau essay\u00e8rent de sauver leurs infortun\u00e9s camarades, sans se compromettre\u00a0; le premier en certifiant qu\u2019il s\u2019\u00e9tait endormi et, qu\u2019\u00e0 son r\u00e9veil, il avait entendu seulement le mot de \u00ab\u00a0l\u2019Empereur\u00a0\u00bb par Couteau \u00ab\u00a0bossu\u00a0 de cette commune\u00a0\u00bb. Le second en affirmant <em>\u00ab\u00a0qu\u2019il \u00e9tait pass\u00e9 la nuit gayment sans insulte, qu\u2019il avait chant\u00e9 une chanson de foutre la chasse \u00e0 l\u2019Empereur\u00a0\u00bb<\/em> et qu\u2019il n\u2019avait rien entendu du tout, mais que si de mauvais propos avaient \u00e9t\u00e9 tenus, ce ne pouvait \u00eatre que <em>\u00ab\u00a0pendant qu\u2019il \u00e9tait \u00e0 la cour pour faire ses besoins\u00a0\u00bb.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Les fr\u00e8res Couteau, eux, tout en admettant une partie des faits, essay\u00e8rent d\u2019en att\u00e9nuer la gravit\u00e9.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Joseph, le bossu, s\u2019il reconnut avoir chant\u00e9 la chanson \u00ab du vieux si\u00e8ge de Tournay \u00bb dont le refrain contenait \u00ab Vive le Roy \u00bb, nia avoir cri\u00e9 : Vive Cobourg ! Vive l\u2019Empereur ! <\/big><big>Son fr\u00e8re Louis r\u00e9pondit de m\u00eame, sauf \u00ab<em> qu\u2019il chantait les mots de Vive la Loy ! Au lieu de Vive le Roy !\u00a0\u00bb<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>On ne sait pourquoi, mais le cabaretier Bourgeois ne fut pas interrog\u00e9 et il n\u2019est pas fait mention des interrogatoires des autres t\u00e9moins qui, vraisemblablement, avaient d\u00fb s\u2019\u00e9clipser avant l\u2019arriv\u00e9e du lieutenant Delegorgue.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Le Comit\u00e9 r\u00e9volutionnaire de Roubaix, assez embarrass\u00e9, semble-t-il, adressa le lendemain 2 Prairial (21 mai) les fr\u00e8res Couteau au Tribunal criminel de Lille, sous l\u2019inculpation <em>\u00ab d\u2019avoir tenu des propos inciviques \u00bb.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Incarc\u00e9r\u00e9s le jour m\u00eame \u00e0 la prison de Lille, les pr\u00e9venus ne devaient y rester longtemps. Le Tribunal criminel de Lille, en effet, en vertu de la loi du 19 mars 1793 qui prescrivait que les contre-r\u00e9volutionnaires devaient \u00eatre jug\u00e9s r\u00e9volutionnairement, c\u2019est \u00e0 dire sans les r\u00e8gles ordinaires de la proc\u00e9dure, \u00e9tait incomp\u00e9tent.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>D\u00e8s lors, \u00ab\u00a0sous bonne et s\u00fbre garde\u00a0\u00bb, le 3 Prairial (22 mai), les malheureux furent dirig\u00e9s sur Arras o\u00f9 r\u00e9gnait Lebon dont la mission dans cette ville, on le sait, fut <em>\u00ab\u00a0un des plus terrifiants chapitres de l\u2019histoire\u00a0\u00bb.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Arras avait alors une r\u00e9putation tellement sinistre que <em>\u00ab\u00a0les voyageurs faisaient des d\u00e9tours de dix lieues pour \u00e9viter la ville maudite\u00a0\u00bb<\/em>. Le sang, en effet, y coulait \u00e0 flots, les prisons regorgeaient de d\u00e9tenus et la guillotine \u00e9tait de permanence, face au Th\u00e9\u00e2tre sur la place de la R\u00e9volution, appel\u00e9e autrefois place de la Com\u00e9die.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Lebon avait fait installer une buvette au pied m\u00eame de la guillotine et une galerie autour de la place pour les spectateurs\u00a0; de son bureau, il pr\u00e9sidait souvent aux ex\u00e9cutions, en compagnie de sa femme, une m\u00e9g\u00e8re aussi assoiff\u00e9e de sang que son mari.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Qu\u2019on juge de la solitude morale de nos deux ouvriers roubaisiens perdus sans d\u00e9fense dans cet enfer, sans un ami, sans aucune relation d\u2019aucune sorte.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Ecrou\u00e9s le 23 mai \u00e0 la fameuse prison des Baudets d\u2019o\u00f9 l\u2019on ne sortait que pour aller \u00e0 l\u2019\u00e9chafaud, les fr\u00e8res Couteau devaient \u00eatre interrog\u00e9s le lendemain 5 Prairial par Maximilien Joseph Flament, ancien marchand brasseur, devenu juge au Tribunal r\u00e9volutionnaire, homme cruel autant que son ma\u00eetre Lebon. On a de lui une lettre du 13 Messidor an 2, adress\u00e9e \u00e0 ses coll\u00e8gues de B\u00e9thune, dans laquelle il donne la mesure de ses go\u00fbts sanguinaires :<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00ab\u00a0Dans la s\u00e9ance d\u2019hier soir, nous avons eu de quoi rire\u00a0! Seize cochons, tant m\u00e2les que femelles, nous furent pr\u00e9sent\u00e9s. Savoir\u00a0: six r\u00e9collets, trois carmes, trois vicaires, une religieuse et trois servantes de ci-devant pr\u00eatres\u2026 Le tribunal a ch\u00f4m\u00e9 aujourd\u2019hui\u2026 Demain on parle d\u2019une dizaine de t\u00eates \u00e0 faire tomber\u2026\u00a0\u00bb.<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Et c\u2019est devant cet homme que comparurent les fr\u00e8res Couteau. Leur ayant demand\u00e9 la cause de leur arrestation, ces pauvres gens, cette fois, racont\u00e8rent que <em>\u00ab\u00a0se trouvant \u00e0 boire une goutte dans un petit cabaret du dit Roubaix, le nomm\u00e9 Cateau a commenc\u00e9 \u00e0 chanter une chanson qui se sentait de l\u2019ancien r\u00e9gime et qu\u2019eux, r\u00e9pondant sans penser \u00e0 aucun mal, ont chant\u00e9 avec lui\u00a0\u00bb.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>La liste des jur\u00e9s leur ayant \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e, \u00e0 effet de savoir s\u2019ils avaient des \u00ab motives \u00bb de r\u00e9cusation, ont r\u00e9pondu n\u2019en r\u00e9cuser aucun.\u00a0 <\/big><big>Et pour cause ! <\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Le 6 Prairial au matin, les fr\u00e8res Couteau furent d\u00e9f\u00e9r\u00e9s devant le Tribunal r\u00e9volutionnaire ; l\u2019accusateur public, Caron, d\u00e9non\u00e7a les susnomm\u00e9s couteau comme des <em>\u00ab royalistes dangereux en ayant, par des chansons, provoqu\u00e9 dans un lieu public, le r\u00e9tablissement de la royaut\u00e9 \u00bb.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Comme aucun d\u00e9fenseur n\u2019\u00e9tait pr\u00e9sent, aussit\u00f4t apr\u00e8s la lecture de l\u2019acte d\u2019accusation des questions furent pos\u00e9es aux jur\u00e9s. On croit r\u00eaver en les lisant. On leur demandait, en effet, de dire <em>\u00ab s\u2019il est constant que les fr\u00e8res Couteau sont des tra\u00eetres \u00e0 la patrie, des royalistes dangereux, des provocateurs au r\u00e9tablissement de la royaut\u00e9 et de toutes les horreurs qui l\u2019accompagnent ; d\u2019avoir cherch\u00e9 \u00e0 r\u00e9tablir la tyrannie, le despotisme et ses malheurs et an\u00e9antir la constitution fran\u00e7aise \u00bb.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>A l\u2019unanimit\u00e9, les jur\u00e9s reconnurent que le fait \u00e9tait constant\u00a0; en cons\u00e9quence, le Tribunal condamna les fr\u00e8res Couteau \u00ab\u00a0\u00e0 la peine de mort\u00a0\u00bb, en sp\u00e9cifiant que <em>\u00ab\u00a0l\u2019ex\u00e9cution aurait lieu dans les vingt-quatre heures, que leurs biens seraient confisqu\u00e9s au profit de la R\u00e9publique et que le jugement serait imprim\u00e9 sans d\u00e9lay en nombre suffisant d\u2019exemplaires pour \u00eatre envoy\u00e9 et affich\u00e9 dans toutes les parties de la R\u00e9publique\u00a0\u00bb.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Le jour m\u00eame, les fr\u00e8res Couteau mont\u00e8rent sur la fatale charrette et \u00ab vers midy \u00bb, ils \u00e9taient guillotin\u00e9s sur la place de la R\u00e9volution ; ils furent les seuls, ce jour-l\u00e0, \u00e0 aller au supplice et on peut se demander si le bourreau, Pierre-Joseph Outredebanque, ancien ex\u00e9cuteur des hautes-\u0153uvres de la province d\u2019Artois, \u00ab une sorte d\u2019ogre \u00e0 tournure d\u2019hercule \u00bb, put contenir son esprit railleur devant la d\u00e9tresse de ces deux ouvriers roubaisiens, car d\u2019ordinaire \u00ab il n\u2019\u00e9pargnait gu\u00e8re \u00e0 ses victimes les plus ignobles plaisanteries \u00bb. L&rsquo;ex\u00e9cution des fr\u00e8res Couteau jeta la consternation dans Roubaix, en raison surtout de leur situation de famille. Joseph, le bossu, abandonnait \u00e0 sa femme, n\u00e9e F\u00e9licie Carpentier, ses trois enfants \u00e2g\u00e9s respectivement de huit, six et un ans.\u00a0 Quant \u00e0 son fr\u00e8re Louis, veuf depuis 1790 de Bonne-Joseph Brassart, il laissait sept orphelins ; l&rsquo;a\u00een\u00e9e, une fille, avait dix-sept ans et le dernier quatre ans \u00e0 peine.\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div><big>Les fr\u00e8res Couteau furent les seules victimes de la Terreur \u00e0 Roubaix. L\u2019imagination populaire se plut \u00e0 transformer leur histoire en une v\u00e9ritable l\u00e9gende que l\u2019historien Th\u00e9odore Leuridan a rapport\u00e9e en novembre 1841 dans l\u2019Indicateur de Tourcoing. Dans ce r\u00e9cit, on fait intervenir un mendiant <em>\u00ab\u00a0ivrogne de mauvais renom, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur repoussant\u00a0\u00bb<\/em>, surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0La Bourgogne\u00a0\u00bb qui aurait \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la d\u00e9nonciation, mais le dossier complet conserv\u00e9 aux archives d\u2019Arras ne parle pas de ce personnage, d\u2019ailleurs peut-\u00eatre imaginaire.<\/big><\/div>\n<div><big>De m\u00eame, la rencontre dramatique du bon vieillard, narrateur de cette l\u00e9gende, avec le p\u00e8re des Couteau dans le cimeti\u00e8re de Roubaix en 1795, ne m\u00e9rite aucun cr\u00e9dit pour la raison bien simple que le p\u00e8re Couteau, \u00e0 cette \u00e9poque, \u00e9tait mort depuis vingt-six ans, exactement depuis le 10 d\u00e9cembre 1769 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 48 ans.<\/big><\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/media\/rubrique\/297\/original\/en-tete-rev-fr-2.jpg\" alt=\"\" width=\"595\" height=\"458\" \/><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/media\/rubrique\/297\/original\/en-tete-rev-fr.jpg\" alt=\"\" width=\"443\" height=\"690\" \/><\/p>\n<h6 style=\"text-align: center;\"><big>\u00a0Archives Municipales de Roubaix, en-t\u00eate de courriers<\/big><\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div style=\"text-align: right;\"><em><big>Par Monsieur Charles Bodart-Timal<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><em><big>Administrateur de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Emulation de Roubaix<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><em><big>M\u00e9moires de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Emulation de Roubaix, Sixi\u00e8me S\u00e9rie, Tome II, 1979<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><em><big>\u00ab\u00a0Roubaix et les Roubaisiens pendant la R\u00e9volution\u00a0\u00bb<\/big><\/em><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 30 Flor\u00e9al de l\u2019An 2 (19 mai 1794), vers minuit, le sous-lieutenant Bernard du 14e\u00a0r\u00e9giment de chasseurs \u00e0 cheval, passant \u00e0 Roubaix pour aller \u00e0 Wattrelos, \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un cabaret que la tradition assure \u00eatre le cabaret de la Planche Trou\u00e9e, entendit \u00ab\u00a0des individus qui chantaient vive le Roi\u00a0! 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