{"id":496,"date":"2019-05-07T08:44:43","date_gmt":"2019-05-07T06:44:43","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=496"},"modified":"2019-05-07T08:44:43","modified_gmt":"2019-05-07T06:44:43","slug":"496","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/07\/496\/","title":{"rendered":"L&rsquo;enseignement primaire (1)"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">La Seconde R\u00e9publique r\u00e9organise par la loi Falloux (15 mars 1850) l&rsquo;\u00e9cole primaire, les cours d&rsquo;adultes et d&rsquo;apprentis. Cette loi a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e par la majorit\u00e9 conservatrice qui, effray\u00e9e par le sursaut r\u00e9volutionnaire de 1848, con\u00e7oit l&rsquo;instruction d&rsquo;abord comme un moyen d&rsquo;\u00e9ducation morale et religieuse, comme une garantie pour le maintien de l&rsquo;ordre social. Elle conserve globalement les structures mises en place par la loi Guizot, mais en change l&rsquo;esprit. La distinction publique et libre se met en place. On appelle \u00ab\u00a0\u00e9cole publique\u00a0\u00bb les \u00e9coles fond\u00e9es ou entretenues par les communes, le d\u00e9partement ou l&rsquo;\u00e9tat et \u00ab\u00a0\u00e9cole libre\u00a0\u00bb les \u00e9coles fond\u00e9es ou entretenues par des particuliers ou des associations. L&rsquo;Ecole primaire publique ne re\u00e7oit pas pour mission de procurer la possibilit\u00e9 d&rsquo;une promotion sociale aux enfants du peuple mais de leurs apprendre \u00e0 respecter les autorit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Le soin de former les cadres de la nation est d\u00e9volu \u00e0 l&rsquo;Ecole priv\u00e9e, aux coll\u00e8ges et aux lyc\u00e9es, \u00e9tablissements qui ne sont pas accessibles aux pauvres. Les instituteurs sont surveill\u00e9s ; ils peuvent \u00eatres sanctionn\u00e9s par le pr\u00e9fet en fonction de leurs opinions politiques.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Un exemple nous est donn\u00e9 par la ville de Roubaix, lorsqu&rsquo;en septembre 1850, Courmont, ex-instituteur communal \u00e0 Esquermes (Lille Sud), se pr\u00e9sente comme sous ma\u00eetre \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole mutuelle. Henri Delattre (maire de 1848 \u00e0 1855) s&rsquo;adresse au Pr\u00e9fet pour demander des renseignements \u201cconfidentiels\u00a0\u00bb sur cet homme. Il croit en effet se souvenir que cet instituteur a donn\u00e9 de graves sujets de plaintes au comit\u00e9 local de Wazemmes et que \u00ab\u00a0s&rsquo;il n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9voqu\u00e9, il a \u00e9t\u00e9 en quelque sorte oblig\u00e9 de se retirer, parce qu&rsquo;il avait perdu la confiance de l&rsquo;administration. Il pr\u00e9cise que si tel \u00e9tait le cas, il se garderait \u00ab\u00a0de le recevoir dans notre \u00e9cole\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u00a0Le Pr\u00e9fet s&rsquo;adresse \u00e0 l&rsquo;inspecteur primaire qui lui confirme que cet <em>\u00ab\u00a0instituteur, depuis longtemps demeur\u00e9 personnellement en dehors de toute agitation politique, a laiss\u00e9 tenir, en 1848, dans la salle d&rsquo;\u00e9cole des r\u00e9unions qui avaient un caract\u00e8re politique, auxquelles il assistait et qui ont \u00e9t\u00e9 assez tumultueuses\u00a0\u00bb<\/em>. Si cela, ajoute l&rsquo;inspecteur, ne para\u00eet pas tr\u00e8s grave en \u00e9gard aux temps \u00ab\u00a0<em>le plus grand mal, c\u2019est que l&rsquo;autorit\u00e9 religieuse ait cr\u00fb devoir se s\u00e9parer de lui et ne plus para\u00eetre \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole \u00bb.\u00a0<\/em>De <em>plus,<\/em> indique-t-il, <em>\u00abCourmont a un fils, \u00e2g\u00e9 de 21 ans qui conserve, assure-t-on, des relations avec des d\u00e9magogues et il est f\u00e2cheux que M. Courmont n&rsquo;ait pas assez d&#8217;empire sur ce jeune homme pour le tenir \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">L&rsquo;inspecteur primaire conclut en estimant que cet instituteur n&rsquo;est peut-\u00eatre pas \u00e0 sa place dans une grande commune, aux portes de Lille et que dans son int\u00e9r\u00eat et celui de la commune, \u00ab\u00a0il serait \u00e0 propos\u00a0\u00bb de lui assigner \u00ab\u00a0un poste moins p\u00e9nible\u00a0\u00bb. Un rapport sur le personnel de l&rsquo;instruction primaire, r\u00e9dig\u00e9 en 1853 \u00e0 la demande du gouvernement, nous apprend que les instituteurs de la ville de Roubaix, Commere (\u00e9cole de la rue du Bois, ancienne \u00e9cole mutuelle), Labonne et les vingt Fr\u00e8res (\u00e9cole des Fr\u00e8res) sont per\u00e7us comme <em>\u00ab attach\u00e9s au gouvernement<\/em> \u00bb, \u00ab<em> tr\u00e8s consid\u00e9r\u00e9s et influents<\/em>\u00bb, \u00ab <em>d&rsquo;une tr\u00e8s bonne conduite<\/em> \u00bb et \u00ab <em>convenables sous tous les rapports<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Sur la qualit\u00e9 de l&rsquo;enseignement, les rapports de l&rsquo;inspecteur Bernot sont plus nuanc\u00e9s. En 1850, il constate qu\u2019\u00e0 Roubaix et Tourcoing\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Les chiffres des \u00e9l\u00e8ves avanc\u00e9s pourraient \u00eatre plus notables. Ces instituteurs (les Fr\u00e8res) avouent difficilement qu&rsquo;il est utile d&rsquo;habituer d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge, les enfants au calcul verbal, de les entretenir famili\u00e8rement, comme on fait dans les salles d&rsquo;asile, de notions \u00e9l\u00e9mentaires aux mati\u00e8res diverses qu&rsquo;ils auront \u00e0 apprendre subs\u00e9quemment.\u00a0Ils trouvent plus simple ou plus facile d&rsquo;enseigner exclusivement la lecture d&rsquo;abord, l&rsquo;\u00e9criture ensuite, etc &#8230; Or, dans cette quantit\u00e9 d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves, on en compte par centaines qui, venus tard en classe ou ayant peu d&rsquo;aptitude pour la lecture courante, atteignent l&rsquo;\u00e2ge de douze ou treize ans, et quittent l&rsquo;\u00e9cole avant d&rsquo;avoir entendu une le\u00e7on de calcul et m\u00eame de savoir signer leur nom\u00bb .<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En d\u00e9cembre 1851, l&rsquo;Empire succ\u00e8de \u00e0 la R\u00e9publique. S&rsquo;appuyant sur la loi Falloux, le minist\u00e8re de l\u2019instruction publique commence par \u00e9purer le corps enseignant des instituteurs suspects de socialisme et laisse le clerg\u00e9 accentuer son influence sur l&rsquo;Ecole primaire. Le mouvement s&rsquo;inversera apr\u00e8s 1863, lorsque Victor Duruy deviendra Ministre de l&rsquo;Instruction Publique.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ce dernier, s&rsquo;appuyant sur la statistique de l&rsquo;instruction primaire de 1861, constate que 600.000 enfants sont encore priv\u00e9s d&rsquo;instruction et que la plupart d&rsquo;entre eux appartiennent \u00e0 des familles hors d&rsquo;\u00e9tat de payer le mois d&rsquo;\u00e9cole. Il adresse donc une circulaire aux pr\u00e9fets, rappelant qu&rsquo;ils ont le devoir de maintenir le principe \u00e9nonc\u00e9 par la loi du 15 mars 1850 (loi Falloux), article 24 : <em>\u00ab\u00a0l&rsquo;enseignement primaire est donn\u00e9 gratuitement \u00e0 tous les enfants dont les familles sont hors d&rsquo;\u00e9tat de le payer\u00a0\u00bb.<\/em> Certes l&rsquo;article 45 de cette m\u00eame loi confiait au maire, de concert avec les ministres des diff\u00e9rents cultes, le soin de dresser la liste des enfants devant \u00eatre admis gratuitement dans les \u00e9coles publiques, mais un r\u00e8glement du 31 d\u00e9cembre 1853 (art.13) \u00e9tait venu le modifier, en donnant au pr\u00e9fet le devoir de fixer le nombre d&rsquo;enfants pouvant \u00eatre admis gracieusement.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Or la r\u00e9tribution scolaire dans le d\u00e9partement du Nord \u00e9tait en moyenne de 1.50 franc par mois, ce qui repr\u00e9sentait une charge assez lourde pour les plus pauvres de la commune qui n&rsquo;\u00e9taient plus admis sur les listes de gratuit\u00e9. Les cons\u00e9quences ne se sont pas fait attendre comme le souligne un rapport de l&rsquo;Inspecteur Grimon :<em> \u00ab\u00a0Par suite de la restriction des listes de gratuit\u00e9, le nombre d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves va sensiblement diminuer et je crains d&rsquo;avoir \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e0 signaler une notable diminution dans le personnel \u00e9colier des communes environnant Roubaix, Tourcoing, Lille, Lannoy\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">De 1837 \u00e0 1845 : l&rsquo;int\u00e9r\u00eat tr\u00e8s relatif de l&rsquo;inspecteur et des sous-inspecteurs du Nord pour les salles d&rsquo;asile \u00c0 compter de la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1837, les inspecteurs du d\u00e9partement du Nord vont effectivement inclure ces \u00e9tablissements dans leurs tourn\u00e9es d&rsquo;inspection et r\u00e9guli\u00e8rement dresser les tableaux statistiques propres \u00e0 cet enseignement. Cependant, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;inspecteur Carlier et des sous-inspecteurs Dantec et Joly pour les salles d&rsquo;asile semble \u00eatre demeur\u00e9 tr\u00e8s relatif puisque de 1837 \u00e0 1845, hormis quelques lignes dans les rapports annuels de l&rsquo;inspecteur Carlier, rendant compte de l&rsquo;augmentation du nombre de ces institutions, nous n&rsquo;avons retrouv\u00e9 aucun rapport d&rsquo;inspection concernant les salles d&rsquo;asile du d\u00e9partement. Le nombre relativement restreint de ces \u00e9tablissements (8 en 1837, 34 en 1845) pouvant justifier un nombre peu \u00e9lev\u00e9 de rapports mais aucunement leur inexistence, nous pensons que les inspecteurs, peu enclins de par leur formation \u00e0 comprendre la petite enfance, se content\u00e8rent d&rsquo;honorer p\u00e9riodiquement de leur visite ces institutions et laiss\u00e8rent, durant toute cette p\u00e9riode, aux Dames inspectrices, l&rsquo;inspection r\u00e9elle de ces \u00e9tablissements.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Pour la bourgeoisie d&rsquo;affaire et financi\u00e8re, soucieuse de r\u00e9tablir la paix sociale apr\u00e8s la R\u00e9volution de Juillet, et pour un patronat industriel dont les besoins en main d&rsquo;\u0153uvre ouvri\u00e8re ne cessaient de cro\u00eetre dans les grands centres manufacturiers, notamment du Nord et de l&rsquo;Est, les salles d&rsquo;asile apportaient une r\u00e9ponse \u00e0 une n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9conomique et une solution \u00e0 un fait social. En effet, ces institutions pouvaient permettre aux m\u00e8res des jeunes enfants de travailler, mais elles avaient \u00e9galement le m\u00e9rite de rem\u00e9dier au probl\u00e8me pos\u00e9 par l&rsquo;errance des enfants d&rsquo;\u00e2ge pr\u00e9\u00e9l\u00e9mentaire en leur fournissant un lieu de garde (tenu par des surveillantes). La bourgeoisie de Juillet, sous le couvert d&rsquo;une \u0153uvre indiscutablement charitable, a donc, pour des raisons \u00e9conomiques, sociales et sanitaires, promu et, dans une large mesure, financ\u00e9 ces \u00e9tablissements. Cette position est parfaitement r\u00e9sum\u00e9e par Ambroise Rendu, haut fonctionnaire au minist\u00e8re de l&rsquo;instruction publique qui pr\u00e9sida la Commission sup\u00e9rieure des salles d&rsquo;asile, \u00e9tablie par Salvandy ; une commission dont la plupart des membres appartenaient \u00e0 cette bourgeoisie : \u00ab <em>(gr\u00e2ce aux salles d&rsquo;asile) les p\u00e8res et m\u00e8res de ces pauvres enfants ont toute la libert\u00e9 de se livrer aux occupations et aux labeurs qui assurent leur existence. Ils continueront sans doute de manger leur pain \u00e0 la sueur de leur front\u00a0; mais du moins, tranquilles pour ce qu&rsquo;ils ont de plus cher au monde, ils se soumettront sans trouble et sans murmure \u00e0 cette grande loi du travail qui leur deviendra tout \u00e0 la fois plus facile et plus fructueuse. (&#8230;) On ne peut trop le redire, le contentement du pauvre est le bonheur du riche \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Cette prise de conscience, par la bourgeoisie et le patronat, de l&rsquo;utilit\u00e9 des salles d&rsquo;asile s\u2019est traduite tr\u00e8s concr\u00e8tement, dans le d\u00e9partement du Nord et \u00e0 Roubaix en particulier, par une prise en charge croissante des d\u00e9penses d&rsquo;investissement et de fonctionnement de ces \u00e9tablissements par les communes. De fait, si la premi\u00e8re salle d&rsquo;asile ouverte dans le Nord (celle de Dunkerque en 1835) le fut gr\u00e2ce \u00e0 des fonds priv\u00e9s, nous constatons que dix ans plus tard, alors qu&rsquo;aucun texte l\u00e9gislatif ne leur imposait, les communes (16 sur 18 communes de plus de 6.000 habitants) subviennent \u00e0 l&rsquo;entretien de la moiti\u00e9 des salles d&rsquo;asile du d\u00e9partement et \u00e0 l&rsquo;accueil des trois quarts des enfants scolaris\u00e9s dans ces \u00e9tablissements. A cet effet, elles ont allou\u00e9 \u00e0 ces institutions, l&rsquo;ann\u00e9e de ce relev\u00e9, une somme totale de 32.538 francs qui repr\u00e9sente environ le tiers des sommes allou\u00e9es, par les communes, aux \u00e9coles de filles (91.076 francs) et un peu moins du dixi\u00e8me de celles qui sont allou\u00e9es aux \u00e9coles de gar\u00e7ons (397.272 francs).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Conscient de la dimension sociale et p\u00e9dagogique de ces institutions pr\u00e9\u00e9l\u00e9mentaires, le clerg\u00e9 et le parti cl\u00e9rical en g\u00e9n\u00e9ral, cherchant \u00e9galement \u00e0 contrer l&rsquo;offensive universitaire, ne rest\u00e8rent pas insensibles au d\u00e9veloppement des salles d&rsquo;asile. D\u00e9non\u00e7ant, dans les derniers temps de la Restauration et au d\u00e9but de la monarchie de Juillet, l&#8217;emprise protestante sur ces institutions, ils d\u00e9cid\u00e8rent d&rsquo;ouvrir leurs propres salles d&rsquo;asile, arguant du caract\u00e8re essentiellement charitable de ces institutions. \u00c0 l\u2019instar de ce qu&rsquo;ils firent pour les \u00e9coles priv\u00e9es de filles, ils r\u00e9unirent des fonds pour permettre l&rsquo;ouverture d&rsquo;\u00e9tablissements priv\u00e9s dont ils confi\u00e8rent la direction \u00e0 des congr\u00e9gations religieuses et us\u00e8rent de toute leur influence pour que les municipalit\u00e9s confient \u00e9galement \u00e0 des S\u0153urs la tenue des salles d&rsquo;asile communales.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Cette volont\u00e9 de faire coexister l&rsquo;\u00e9cole primaire de filles et la salle d&rsquo;asile, id\u00e9e dont le principe sera g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 sous la IIIe R\u00e9publique, suite \u00e0 la loi du 16 juin 1881 donnant une existence l\u00e9gale aux \u00ab\u00a0\u00e9coles maternelles\u00a0\u00bb, appara\u00eet dans ce texte de 1846 tr\u00e8s novatrice. Nous l&rsquo;avons toutefois trouv\u00e9 exprim\u00e9e pour la premi\u00e8re fois dans un texte, r\u00e9dig\u00e9 par un sous-inspecteur du d\u00e9partement de l&rsquo;Yonne, ant\u00e9rieur de cinq ans \u00e0 cette instruction pastorale de l&rsquo;archev\u00eaque de Cambrai. En l&rsquo;occurrence, ce sous-inspecteur proposait, pour r\u00e9duire les frais engendr\u00e9s par la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9velopper les salles d&rsquo;asile, d&rsquo;accoler de fa\u00e7on syst\u00e9matique ces \u00e9tablissements aux \u00e9coles primaires : l&rsquo;instituteur se chargerait de la classe \u00e9l\u00e9mentaire et sa femme de la salle d&rsquo;asile. Il proposait, de plus, d&rsquo;\u00e9tablir une sorte de bulletin scolaire qui suivrait l&rsquo;enfant de la salle d&rsquo;asile \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole primaire<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Cette politique de congr\u00e9ganisation des salles d&rsquo;asile va conduire les inspecteurs primaires de ce d\u00e9partement \u00e0 consid\u00e9rer avec plus d&rsquo;int\u00e9r\u00eats le d\u00e9veloppement de ces \u00e9tablissements. En effet, la publication de l&rsquo;instruction pastorale sur les salles d&rsquo;asile de l&rsquo;archev\u00eaque de Cambrai n&rsquo;est certainement pas \u00e9trang\u00e8re avec, la m\u00eame ann\u00e9e, une vaste campagne d&rsquo;inspection et la publication du premier rapport sp\u00e9cifique \u00e0 ces \u00e9tablissements, auxquelles sont associ\u00e9s, chacun dans son arrondissement, l&rsquo;inspecteur Carlier et les quatre sous-inspecteurs du Nord. Dans l&rsquo;introduction de ce rapport, le sous-inspecteur Debruyne, qui confirme par ce fait le relatif d\u00e9sint\u00e9r\u00eat des inspecteurs primaires pour les salles d&rsquo;asile dans la p\u00e9riode ant\u00e9rieure \u00e0 cette date, \u00e9crit que \u00ab depuis deux ans (1844) les inspecteurs, dans le cours de leurs tourn\u00e9es, travaillent \u00e0 d\u00e9couvrir ces asiles, les visitent et donnent quelques conseils aux directrices \u00bb. Tout en reconnaissant le caract\u00e8re fastidieux de l&rsquo;inspection des salles d&rsquo;asile, il \u00e9tablit un constat qui d\u00e9montre un d\u00e9calage de quelques ann\u00e9es entre la diffusion des instructions minist\u00e9rielles et son application dans ce d\u00e9partement : \u00ab<em>\u00a0L&rsquo;humble enfance aussi demande l&rsquo;appui, l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;inspecteur. La visite des petites salles d&rsquo;asile, des \u00e9coles gardiennes, travail fastidieux si l&rsquo;on veut, est une mission de civilisation r\u00e9elle, mission procurant bien \u00eatre physique et moral \u00e0 de jeunes \u00eatres qui r\u00e9clament des soins encore incompris par la plupart des femmes qui les donnent<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Pour \u00e9tablir ce rapport, les inspecteurs d\u00e9clarent avoir visit\u00e9 toutes les salles d&rsquo;asile et les \u00e9coles gardiennes du d\u00e9partement. Ils ont ensuite \u00e9tabli une classification en trois ordres, selon la tenue de l&rsquo;\u00e9tablissement. Ainsi, ils font une r\u00e9elle distinction entre les trente-trois salles d&rsquo;asile dont les directrices sont munies d&rsquo;un brevet, et les \u00e9coles gardiennes tenues par des femmes qui en sont d\u00e9pourvues. Les premi\u00e8res, divis\u00e9es en deux ordres, sont, selon les inspecteurs, en g\u00e9n\u00e9ral toutes tenues d&rsquo;une mani\u00e8re satisfaisante : les directrices y ont toutes de l&rsquo;ordre, de la propret\u00e9 et de l&rsquo;affection mais certaines, dont les asiles sont class\u00e9s dans le 2e ordre, manquent encore de m\u00e9thodes. Par contre, les inspecteurs se disent constern\u00e9s par la tenue des \u00e9coles gardiennes (asiles de 3e ordre). Ils ont en effet constat\u00e9 que dans un grand nombre de ces \u00e9tablissements, dont beaucoup de \u00ab\u00a0surveillantes\u00a0\u00bb embrassent cette carri\u00e8re parce qu&rsquo;elles sont incapables de toutes autres choses, \u00ab<em>les enfants restent<\/em> <em>assis toute la journ\u00e9e<\/em>\u00a0<em>sur une petite chaise<\/em> \u00bb. Sinc\u00e8rement r\u00e9volt\u00e9, le sous-inspecteur Debruyne \u00e9crit que son service doit tout faire pour que la premi\u00e8re \u00e9ducation des 10.000 enfants de ces salles d&rsquo;asile de 3e ordre (pour 4.300 dans les asiles de 1er et 2e ordre) ne soit pas abandonn\u00e9e <em>\u00abau caprice, au hasard, \u00e0 l&rsquo;inexp\u00e9rience ou \u00e0 l&rsquo;ignorance de la premi\u00e8re venue \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">L&rsquo;int\u00e9r\u00eat manifeste de l&rsquo;inspection primaire de ce d\u00e9partement pour les salles d&rsquo;asile et les \u00e9coles gardiennes de son ressort sera cependant de courte dur\u00e9e. En effet, l&rsquo;ann\u00e9e qui suivit ce rapport, le conseil g\u00e9n\u00e9ral, en refusant de renouveler les cr\u00e9dits vot\u00e9s depuis 1843 pour subvenir aux traitements de deux sous-inspecteurs, a contraint le bureau de l&rsquo;inspection primaire de ce d\u00e9partement \u00e0 recentrer ses activit\u00e9s sur les \u00e9coles primaires. Durant trois ans, de 1847 \u00e0 1850, les salles d&rsquo;asile n&rsquo;ont plus re\u00e7u la visite des inspecteurs primaires, de nombreux changements dans le personnel de l&rsquo;inspection ayant prolong\u00e9, durant toute la Deuxi\u00e8me R\u00e9publique, la situation engendr\u00e9e par le d\u00e9sistement financier du conseil g\u00e9n\u00e9ral. De fait, les inspecteurs primaires ne pourront que constater, quatre ans apr\u00e8s la r\u00e9volution de F\u00e9vrier 1848, une congr\u00e9ganisation accrue des salles d&rsquo;asile du d\u00e9partement. En effet, dans un rapport \u00e9tabli sur les trois arrondissements d&rsquo;Avesnes, Cambrai et Valenciennes, les inspecteurs notent que 35 des 78 salles d&rsquo;asile (soit 45\u00a0%) sont dirig\u00e9es par des S\u0153urs (contre 5\u00a0% en 1846). Pourtant, \u00e0 l&rsquo;inverse des \u00e9coles primaires dont l&rsquo;organisation et la surveillance avaient \u00e9t\u00e9 fortement modifi\u00e9es par la loi du 15 mars 1850, aucune loi n&rsquo;\u00e9tait venue supprimer ou compl\u00e9ter, entre f\u00e9vrier 1848 et le d\u00e9but du Second Empire, l&rsquo;ordonnance du 22 d\u00e9cembre 1837 relative aux salles d&rsquo;asile. Seule une disposition de l&rsquo;arr\u00eat\u00e9 du 28 avril 1848, portant cr\u00e9ation du Cours pratique, pr\u00e9voyait que les salles d&rsquo;asile, improprement qualifi\u00e9es d&rsquo;\u00e9tablissements charitables par l&rsquo;ordonnance du 22 d\u00e9cembre 1837, \u00e9taient des \u00e9tablissements d&rsquo;instruction publique, et qu&rsquo;elles prendraient d\u00e9sormais<em>\u00a0le nom d&rsquo;\u00e9coles maternelles<\/em>. Mais cette prescription resta lettre morte, tout comme la disposition du projet de loi du 15 d\u00e9cembre de la m\u00eame ann\u00e9e qui sp\u00e9cifiait que <em>\u00ab toute commune au-dessus de 2.000 \u00e2mes serait tenue d&rsquo;avoir une salle d&rsquo;asile au moins \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #339966;\"><b><strong>La gratuit\u00e9 dans les \u00e9coles primaires : une situation contrast\u00e9e<\/strong><\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En ce qui concerne la gratuit\u00e9 dans les \u00e9coles primaires publiques et libres du Nord, avanc\u00e9e sociale certaine encourag\u00e9e par chaque ministre en poste, la situation varie consid\u00e9rablement d&rsquo;un arrondissement \u00e0 l&rsquo;autre. Pour l&rsquo;ensemble du d\u00e9partement, la gratuit\u00e9 de l&rsquo;enseignement est pratiquement acquise, d\u00e8s 1850, dans pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des \u00e9coles primaires. Cette donn\u00e9e masque toutefois de grosses disparit\u00e9s entre les arrondissements, comme le d\u00e9montre cette enqu\u00eate de 1860.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><b><strong>\u2022 La gratuit\u00e9 dans les \u00e9coles publiques et libres en 1860 par arrondissement<\/strong><\/b><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Avesnes\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 29 %<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Cambrai\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 38 %<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Douai\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 48 %<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Dunkerque\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 55 %<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Hazebrouck \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 57 %<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Valenciennes\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 43 %<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Lille\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 66 %<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Nord\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 49 %<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><b><strong>\u2022 par effectifs<\/strong><\/b> :\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0payants\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0gratuits\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 total<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Arrondissement\u00a0 de Lille\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 8.773\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a016.673 (65 %)\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 25.446<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">D\u00e9partement du Nord\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 45.249\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 44.028 (49 %)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 89.273<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">La m\u00eame ann\u00e9e, le Ministre fait recueillir et imprimer plusieurs statistiques sur les diff\u00e9rents ordres d&rsquo;enseignements et sur les cours d&rsquo;adultes\u00a0: \u00ab\u00a0<em>ce que je veux conna\u00eetre avant tout, c&rsquo;est la v\u00e9ritable situation du pays\u00a0<\/em>\u00bb. Il esp\u00e8re ainsi montrer \u00e0 l&rsquo;Empereur et au pays\u00a0\u00ab\u00a0<em>tout ce qui a \u00e9t\u00e9 fait jusqu&rsquo;\u00e0 ce jour et par cons\u00e9quent, ce qui reste \u00e0 faire pour l&rsquo;\u00e9ducation de la jeunesse fran\u00e7aise<\/em> \u00bb. Nous n&rsquo;avons, malheureusement, pas pu retrouver de documents pour la d\u00e9cennie 1850-1859 \u00e0 Roubaix. Nous pouvons n\u00e9anmoins supposer que la situation scolaire ne s&rsquo;est gu\u00e8re am\u00e9lior\u00e9e malgr\u00e9 l&rsquo;ouverture de deux \u00e9coles de gar\u00e7ons (en 1851 et 1857) confi\u00e9es aux fr\u00e8res de la Doctrine chr\u00e9tienne, d&rsquo;une \u00e9cole de filles et d&rsquo;un nouvel asile dans le quartier du Tilleul.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En effet, plusieurs lettres du Pr\u00e9fet du Nord (avril 1855, juin 1857, octobre 1857) signalent l&rsquo;exigu\u00eft\u00e9 des locaux affect\u00e9s \u00e0 l&rsquo;enseignement dans la commune de Roubaix, ainsi que l&rsquo;insuffisance de personnel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Seconde R\u00e9publique r\u00e9organise par la loi Falloux (15 mars 1850) l&rsquo;\u00e9cole primaire, les cours d&rsquo;adultes et d&rsquo;apprentis. Cette loi a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e par la majorit\u00e9 conservatrice qui, effray\u00e9e par le sursaut r\u00e9volutionnaire de 1848, con\u00e7oit l&rsquo;instruction d&rsquo;abord comme un moyen d&rsquo;\u00e9ducation morale et religieuse, comme une garantie pour le maintien de l&rsquo;ordre social. Elle [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[39,22],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/496"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=496"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/496\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=496"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=496"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=496"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}