{"id":679,"date":"2019-05-12T11:09:44","date_gmt":"2019-05-12T09:09:44","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=679"},"modified":"2019-05-12T11:09:44","modified_gmt":"2019-05-12T09:09:44","slug":"leau-a-roubaix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/12\/leau-a-roubaix\/","title":{"rendered":"L&rsquo;eau \u00e0 Roubaix"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\"><big>Cette \u00e9tude d\u00e9sire r\u00e9pondre \u00e0 une question souvent pos\u00e9e mais jamais trait\u00e9e : comment l\u2019industrie textile a-t-elle pu se d\u00e9velopper \u00e0 Roubaix malgr\u00e9 le manque de voies de communication, le manque de mati\u00e8res premi\u00e8res sur place et surtout celle qui retiendra notre attention, le manque d\u2019eau si n\u00e9cessaire \u00e0 toute entreprise industrielle ?<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><strong><big>DE L\u2019ARTISANAT A L\u2019INDUSTRIE<\/big><\/strong><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>La formation de Roubaix est un ph\u00e9nom\u00e8ne particuli\u00e8rement artificiel. Elle provient d\u2019une cellule de vie pratiquement n\u00e9gligeable, ayant v\u00e9cu du travail de la terre et du labeur artisanal, lequel s\u2019est trouv\u00e9 favoris\u00e9, dans la suite des temps par la proximit\u00e9 du centre marchand de Lille.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Puis vient une \u00e9poque pendant laquelle Roubaix, \u00e0 la suite de luttes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es dont la trace se trouve dans notre histoire locale, a r\u00e9ussi \u00e0 se lib\u00e9rer de Lille pour travailler d\u2019une mani\u00e8re ind\u00e9pendante. Elle a tir\u00e9 parti elle-m\u00eame de la mati\u00e8re premi\u00e8re (coton et laine), qu\u2019elle avait appris \u00e0 conna\u00eetre et \u00e0 fa\u00e7onner. Mais pour passer de la production artisanale \u00e0 la production industrielle, il a fallu toute la volont\u00e9 et le courage des Roubaisiens.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Parmi les difficult\u00e9s de l\u2019expansion, il y eut d\u2019abord les moyens de communication. Sans nous attarder, signalons que c\u2019est en tra\u00e7ant eux-m\u00eames des routes vers Lille, Tourcoing et la Belgique, en favorisant le chemin de fer (premi\u00e8re gare en 1842) que les Roubaisiens ont pu sortir de leur isolement. Du point de vue routier, au d\u00e9part de Lille (auquel notre pass\u00e9 se rattache), les routes s\u2019\u00e9parpillent dans toutes les directions : Tournai, Courtrai, le Littoral, en ignorant Roubaix. C\u2019est tellement vrai qu\u2019\u00e0 la fin des deux guerres, les troupes lib\u00e9ratrices atteignant Lille par le sud, ont continu\u00e9 leur progression vers Tournai, vers Courtrai et le littoral sans passer par Roubaix qui est \u00e0 chaque fois rest\u00e9 une dizaine de jours dans un angle mort, ignor\u00e9 des lib\u00e9rations !<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><strong><big>CARTOGRAPHIE HYDROLOGIQUE ROUBAISIENNE<\/big><\/strong><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>La deuxi\u00e8me cause d\u00e9favorable \u00e0 tout d\u00e9collage industriel fut le manque end\u00e9mique d\u2019eau si n\u00e9cessaire pour passer du stade de la manufacture \u00e0 celui de l\u2019usine. Le manque d\u2019eau ne signifie pas absence compl\u00e8te d\u2019eau, car la ville de Roubaix est b\u00e2tie sur une hauteur s\u00e9parant la vall\u00e9e de la De\u00fble, de la vall\u00e9e de l\u2019Escaut. Elle occupe le versant de l\u2019Escaut sur 1 200 hectares et le versant de la De\u00fble sur 58 hectares. La presque totalit\u00e9 des eaux pluviales et r\u00e9siduaires est donc envoy\u00e9e dans l\u2019Escaut par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019Espierre.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Ce ruisseau prend sa source sur le territoire de Mouvaux, re\u00e7oit le riez Saint-Joseph situ\u00e9 tout entier sur Roubaix et par un parcours sinueux, se dirige vers la fronti\u00e8re belge. Il re\u00e7oit le ruisseau de Barckem puis le courant des Piats venant de Tourcoing, descend vers le sud et \u00e0 400 m\u00e8tres de l\u2019\u00e9cluse du Sartel, re\u00e7oit le Trichon, principal \u00e9missaire des d\u00e9jections industrielles de Roubaix, suit les canaux de Roubaix et de l\u2019Espierre et au village d\u2019Espierre, se jette dans l\u2019Escaut.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><strong><big><em>Avec le riez de l\u2019Espierre, nous avons\u00a0:<\/em><\/big><\/strong><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big><\/big><big>&#8211; au nord le riez Saint Joseph<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>&#8211; au sud, le courant des Trois Ponts et le courant de Maufait<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>&#8211; \u00e0 l\u2019est, le courant de Cohem,<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>&#8211; au milieu de la ville, de l\u2019ouest \u00e0 l\u2019est, nous avons le Trichon qui a \u00e9t\u00e9 le berceau de Roubaix.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><strong><big>\u00a0<\/big><\/strong><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><strong><big><em>Le parcours du Trichon\u00a0<\/em><\/big><\/strong><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>L\u2019\u00e9tymologie de Roubaix n\u2019est-elle pas : Ross-Bach, le ruisseau aux roseaux ou aux chevaux ! Etant donn\u00e9 son importance dans l\u2019histoire de Roubaix, il est bon de s\u2019attarder sur le Trichon.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Il prend sa source pr\u00e8s d\u2019une ferme disparue, sur le territoire de Mouvaux. Il passe \u00e0 la limite de la propri\u00e9t\u00e9 Vaissier (le fameux roi du savon du Congo), puis sous le canal dans un siphon ensuite rue Carpeaux \u00e0 Wasquehal, rue du Riez \u00e0 Tourcoing et rue de la Mackellerie \u00e0 Roubaix. Il passe sous l&rsquo;usine Lemaire et Dillies, rue Boucher de Perthes, traverse la rue du Luxembourg, passe sous l\u2019usine des anciens \u00e9tablissements Cordonnier, traverse le chemin de fer \u00e0 50 m\u00e8tres du pont des Arts, coupe la rue de la Digue et la rue du Vivier (\u00e9tang aliment\u00e9 par le Trichon), arrive rue de l\u2019Epeule \u00e0 l\u2019ancien abreuvoir, passe sous l\u2019ancienne usine Ernoult-Bayart, coupe le square Pierre Catteau, la rue Mimerel et passe sous l\u2019usine Prouvost-Scr\u00e9pel et celle de Georges Masurel et sous la teinturerie Auguste et Jean Dubar. Il passe ensuite sous l\u2019usine Deschepper, longe l\u2019usine Delattre et coupe la rue Neuve pr\u00e8s du si\u00e8ge de l\u2019Automobile Club.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>En 1727, il passait sous un pont \u00e0 p\u00e9age avant d\u2019alimenter les foss\u00e9s du ch\u00e2teau. Il tourne \u00e0 angle droit par la rue de la Poste, passe sous l\u2019\u00e9cole de la Sagesse, sous les anciennes halles, rue Pierre Motte, derri\u00e8re les maisons du boulevard Leclerc et arrive place de la Libert\u00e9 \u00e0 50 m\u00e8tres du boulevard. Il la traverse en biais, longe la Banque de France. Il y avait autrefois, \u00e0 sa gauche, un affluent, le ruisseau amenant les eaux de la Fosse aux Ch\u00eanes, au lieu-dit <em>Fourquencroix<\/em> ainsi nomm\u00e9 parce qu\u2019\u00e0 cet endroit se trouvait la chauss\u00e9e de Tourcoing \u00e0 Lannoy par l\u2019Hommelet qui traversait le chemin de Roubaix \u00e0 Wattrelos formant ainsi une croix.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Continuant son parcours, le Trichon passe sous l\u2019immeuble du CIL du Galon d\u2019Eau, o\u00f9 se trouvait jadis le peignage Allard, arrive quai de Lorient et traverse le canal dans un siphon \u00e0 gauche de la porte de l\u2019\u00e9cluse. Avant de traverser le canal, il \u00e9tait encore \u00e0 d\u00e9couvert, vers 1900, derri\u00e8re une maison du quai de Lorient.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Il donnait l\u2019occasion \u00e0 certains de pratiquer un m\u00e9tier que l\u2019on retrouve aussi sur l\u2019Espierre pr\u00e8s de la rue de l\u2019Union \u00e0 Wattrelos. Des gens ing\u00e9nieux avaient plant\u00e9 dans le cours d\u2019eau des broches de fer en quinconce. La laine \u00e9chapp\u00e9e des peignages avec les eaux de lavage, s\u2019accrochait \u00e0 ces broches et la r\u00e9colte de la laine donnait une honn\u00eate aisance \u00e0 ces p\u00eacheurs d\u2019un genre sp\u00e9cial.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Apr\u00e8s le canal, le Trichon passe sous l\u2019usine Carissimo, coupe la rue des Soies, passe sous le peignage Alfred Motte puis sous le chemin de fer et finalement va se jeter dans l\u2019Espierre.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Nous avons l\u00e0 une explication certaine de la pr\u00e9sence de tous ceux qui avaient besoin d\u2019eau : les blanchisseurs, les appr\u00eateurs, les teinturiers et par la suite ceux qui mont\u00e8rent des machines \u00e0 vapeur comme les filateurs.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><big><strong>L\u2019EAU ET L\u2019INDUSTRIALISATION<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>La premi\u00e8re phase de l\u2019industrialisation de la filature de coton commence en 1804 chez Grimonprez P\u00e8re et Fils qui proc\u00e9d\u00e8rent \u00e0 la premi\u00e8re installation \u00e0 Roubaix du syst\u00e8me mule-Jenny. Mais l\u2019installation \u00e9tait rudimentaire. Les m\u00e9tiers fonctionnaient au moyen d\u2019une roue que le fileur faisait tourner lui-m\u00eame. Les pr\u00e9parations \u00e9taient mises en mouvement par une grande roue qu\u2019un homme faisait tourner. Dans les grands ateliers, le seul moteur \u00e9tait un man\u00e8ge \u00e0 chevaux.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>La progression de la filature changera du tout au tout quand les premi\u00e8res machines \u00e0 vapeur ou pompes \u00e0 feu, comme on le disait au d\u00e9but, furent introduites \u00e0 Roubaix vers 1820.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>De 1825 \u00e0 1830, le nombre passa \u00e0 30 unit\u00e9s. Les fabricants utilisaient pour la construction de leurs ateliers le fond de terrain derri\u00e8re leur maison. Beaucoup s\u2019install\u00e8rent, comme on l\u2019a vu, dans la rue du Grand chemin, c\u00f4t\u00e9 sud, car ils pouvaient utiliser l\u2019eau du ruisseau du Trichon. Mais la multiplicit\u00e9 des machines \u00e0 vapeur aboutit tr\u00e8s rapidement \u00e0 un certain ass\u00e8chement des ruisseaux et des puits.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><big><strong>TROUVER DE L\u2019EAU\u00a0!<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>A partir de cette \u00e9poque, la hantise de l\u2019eau commen\u00e7a alors chez les Roubaisiens. Ce n\u2019est pas le moindre sujet d\u2019\u00e9tonnement pour l\u2019observation que le fait pour notre ville de Roubaix de s\u2019\u00eatre lanc\u00e9e dans l\u2019industrie sans cet \u00e9l\u00e9ment indispensable : l\u2019eau.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Certains projets timides avaient propos\u00e9, au d\u00e9but du si\u00e8cle dernier de recueillir les eaux des ruisseaux dans un \u00e9tang artificiel, creus\u00e9 dans <em>\u00ab\u00a0Le Pr\u00e9 de la Brasserie\u00a0\u00bb<\/em> (emplacement actuel de Roubaix 2000). Le projet n\u2019eut jamais de suite. <\/big><big>D\u2019autres, sans faire de projets donn\u00e8rent leurs observations.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Ainsi un rapport de 1838, note que le riez du ch\u00e2teau (qui n\u2019est qu\u2019une d\u00e9rivation du Trichon\u00a0) contenait\u00a0: \u00ab<em>\u00a0de temps imm\u00e9morial une eau claire et limpide\u00a0\u00bb<\/em> qui semble avoir perdu cette qualit\u00e9.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Dans le m\u00eame sens, huit ans plus tard, un rapport adress\u00e9 au Maire, \u00e9manant de propri\u00e9taires de la rue du Grand Chemin, expose que : \u00ab <em>Les eaux du riez du Trichon qui traverse leurs propri\u00e9t\u00e9s, eaux autrefois claires, limpides et potables m\u00eame, sont devenues aujourd\u2019hui bourbeuses et malsaines\u00a0\u00bb<\/em>. Une commission nomm\u00e9e pour juger du bien-fond\u00e9 de cette r\u00e9clamation, conclut, non sans raison, que\u00a0 \u00a0 \u00a0 <em>\u00ab c\u2019est une cons\u00e9quence in\u00e9vitable du d\u00e9veloppement de la ville !<\/em> \u00bb. <\/big><big>La multiplicit\u00e9 des manufactures naissantes avait d\u2019abord presque vid\u00e9 les ruisseaux, puis les avait transform\u00e9 en \u00e9gouts, mais la t\u00e9nacit\u00e9 des Roubaisiens \u00e0 trouver de l\u2019eau leur en a fait chercher partout o\u00f9 cela \u00e9tait possible.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Le manufacturier Mimerel, venant d\u2019Amiens, avait fond\u00e9 vers 1820 sa filature \u00e0 l\u2019emplacement actuel du cin\u00e9ma Casino, entre la Grande Rue et la place de la Libert\u00e9. Il voulait ainsi profiter des eaux du Trichon qui passe pr\u00e8s des fondations. D\u00e9sirant passer du man\u00e8ge de chevaux comme \u00e9nergie motrice \u00e0 la machine \u00e0 vapeur, il se heurta comme beaucoup au manque de d\u00e9bit pour alimenter une machine grande consommatrice d\u2019eau. Il fut un des premiers \u00e0 faire un forage et fut tr\u00e8s content de signaler \u00e0 tous sa r\u00e9ussite. Il avait atteint la nappe aquif\u00e8re des sables d\u2019Ostricourt \u00e0 une trentaine de m\u00e8tres de profondeur. Mais, comme il avait fait des sondages avec des buses de bois, qui se sont d\u00e9truites sous l\u2019effet du temps, il dut recommencer en sondant plus profond dans le calcaire carbonif\u00e8re.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><big><strong>LE CANAL DE ROUBAIX<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Pendant que certains creusaient le sol, d\u2019autres concevaient d\u00e8s 1813 un canal qui traverserait le territoire reliant la De\u00fble \u00e0 l\u2019Escaut. Il fut livr\u00e9 \u00e0 la navigation en quatre parties\u00a0:<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>&#8211; la premi\u00e8re entre Croix et la De\u00fble par la Marque en 1832,<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>&#8211; la deuxi\u00e8me entre Roubaix et la fronti\u00e8re belge en 1843,<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>&#8211; la troisi\u00e8me devant relier les deux premi\u00e8res,<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>&#8211; la quatri\u00e8me partie fut la branche de Tourcoing en 1892.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>La troisi\u00e8me partie connut de multiples avatars. Son trac\u00e9 traversait Roubaix et devait rejoindre le tron\u00e7on num\u00e9ro 1 \u00e0 travers \u00ab\u00a0La Montagne de Croix\u00a0\u00bb (le boulevard de Paris actuellement) en un parcours souterrain. Des \u00e9boulements multiples firent abandonner les travaux. Par la suite la partie d\u00e9j\u00e0 ex\u00e9cut\u00e9e fut combl\u00e9e et donna le boulevard Leclerc et le boulevard Gambetta. Le reste du chantier fut converti en parc public\u00a0: le Parc Barbieux.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Avant d\u2019\u00eatre combl\u00e9e, cette partie du canal fit s\u2019installer nombre de fabriques. <\/big><big>Motte-Bossut avait choisi la rue de l\u2019Union pour installer sa <em>\u00ab\u00a0filature monstre\u00a0\u00bb<\/em>. Il avait le Trichon \u00e0 ses pieds et le canal devant sa chaufferie alimentant ainsi ses chaudi\u00e8res avec du charbon venant de Belgique. Quand plusieurs incendies (1845-1859) la d\u00e9truisirent, il passa de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du canal et \u00e0 partir de 1853 construisit l\u2019usine actuelle.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>D\u2019autres fabricants l\u2019imit\u00e8rent et s\u2019\u00e9tablirent le long du canal : Huet Tissage, Toulemonde-Destombes Filature, Allart Peignage de laine, Motte-Porisse Filature de laine, Motte-Meillassoux Peignage \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la rue des Longues Haies. Il n\u2019y avait pas de maisons \u00e0 cette \u00e9poque entre la fabrique et le canal.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Au d\u00e9part, toutes ces firmes avaient tent\u00e9 de prendre l\u2019eau du canal pour alimenter leurs chaudi\u00e8res. Il fallut <em>\u00ab\u00a0mettre le hol\u00e0\u00a0\u00bb<\/em>, car le canal \u00e9tait pour la navigation des pond\u00e9reux et non pour l\u2019alimentation en eaux industrielles.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>L\u2019utilisation de la machine \u00e0 vapeur posait des probl\u00e8mes d\u2019installation, sans que soit r\u00e9solu pour autant le probl\u00e8me de l\u2019alimentation en eau.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><big><strong>EXTRAIT D\u2019UNE LETTRE DE LOUIS MOTTE-BOSSUT A SA FEMME EN 1851<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00ab\u00a0Ne maudis pas nos machines \u00e0 vapeur qui me font danser depuis longtemps. Elles sont sages et promettent de l\u2019\u00eatre de plus en plus, mais elles n\u2019ont plus d\u2019eau. Elles ont soif et souffrent de cette disette, elles marchent moins bien. Bref, depuis huit jours, je passe mon temps \u00e0 faire faire des rigoles dans le fond du canal. Nous faisons couler les eaux d\u2019un c\u00f4t\u00e9\u00a0; nous les rappelons de l\u2019autre. La nuit d\u00e9truit les travaux \u00e9difi\u00e9s le jour, et, nous devons les recommencer le lendemain. Mais \u00e0 l\u2019heure qu\u2019il est, cela marche et j\u2019esp\u00e8re que cela va continuer \u00e0 bien marcher\u00a0\u00bb.<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00a0<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><big><strong>AUTRE LETTRE DE LOUIS MOTTE-BOSSUT A SA FEMME EN 1854<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00ab\u00a0\u2026 si j\u2019ai le bonheur d\u2019avoir de l\u2019eau dans le canal pour marcher sans arr\u00eat, je ferais tout ce que je pourrais pour passer huit jours \u00e0 Blankenberghe avec toi\u2026\u00a0\u00bb.<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00a0<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><big><strong>ROUBAIX MANQUE D\u2019EAU\u00a0!<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Alimenter en eau la machine \u00e0 vapeur est une chose, rejeter les eaux us\u00e9es en est une autre. Quand plusieurs filateurs demandent au Maire l\u2019autorisation d\u2019installer une machine \u00e0 vapeur, le Maire leur envoie l\u2019accord \u00e0 condition de ne pas laisser \u00e9couler sur la rue les eaux provenant des dites machines. Mais \u00e0 la suite des r\u00e9clamations devant cette interdiction, le Pr\u00e9fet intervient le 2 juillet 1832 en \u00e9crivant au maire :<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00ab\u00a0Le Conseil, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, abandonne sa premi\u00e8re opinion, se fondant sur ce que les fabricants ne pourraient \u00eatre priv\u00e9s du droit commun de faire \u00e9couler leurs eaux sur la voie publique que dans le cas o\u00f9 cela pr\u00e9senterait des inconv\u00e9nients soit pour la salubrit\u00e9 soit pour la propret\u00e9\u00a0; que les fontaines d\u2019eau chaude que fournissent les pompes \u00e0 feu rendront les plus grands services \u00e0 la ville de Roubaix qui a besoin d\u2019eau et qui dans l\u2019\u00e9t\u00e9 fait de grandes d\u00e9penses pour en faire chercher au loin , que ces fontaines donneront \u00e0 la classe indigente un moyen commode de lessiver son linge, qu\u2019elles offriront au voisinage de l\u2019eau chaude pour des bains et assureront des secours en cas d\u2019incendie, que ce serait nuire aux int\u00e9r\u00eats de tous et particuli\u00e8rement des pauvres que de renoncer \u00e0 un avantage aussi \u00e9vident, qu\u2019\u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 ces eaux nuisent aux pav\u00e9s pendant les grandes gel\u00e9es mais qu\u2019il est faux de rem\u00e9dier \u00e0 cet inconv\u00e9nient en imposant aux p\u00e9titionnaires l\u2019obligation de faire r\u00e9parer les d\u00e9gradations que les eaux provenant de leurs machines auront occasionn\u00e9s aux pav\u00e9s\u00a0\u00bb.<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Cette suggestion de fontaine d\u2019eau chaude resta lettre morte, par contre, vingt cinq ans plus tard, l\u2019eau \u00e9tant toujours \u00e0 l\u2019ordre du jour, la Chambre consultative de Roubaix revint sur le projet du canal en \u00e9crivant au ministre de l\u2019Agriculture le 15 d\u00e9cembre 1857.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00ab\u00a0\u2026 L\u2019ach\u00e8vement du canal\u2026 nous donnerait surtout l\u2019eau que nous refuse notre sol ass\u00e9ch\u00e9 par des forages trop multipli\u00e9s et que nous attendons seulement du niveau sup\u00e9rieur de la De\u00fble. La ville \u2026 attend avec anxi\u00e9t\u00e9 que l\u2019Etat, r\u00e9alisant ses promesses, commence les travaux du souterrain. C\u2019est \u00e0 dessein, Monsieur le Ministre, que nous employons le mot anxi\u00e9t\u00e9, la position intol\u00e9rable que nous subissons ne le justifie que trop. Nous touchons \u00e0 la mi-d\u00e9cembre et l\u2019eau nous manque \u00e0 ce point que, soit pour les moteurs, soit pour les teinturiers et les lavages de laines, soit m\u00eame our les usages domestiques, nos rues sont incessamment sillonn\u00e9es par des charrois d\u2019eau\u00a0: l\u2019eau est devenue une v\u00e9ritable marchandise dont la valeur influe sur le prix de revient des objets manufactur\u00e9s\u2026\u00a0\u00bb<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><big>\u00a0<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>En 1858, un fermier a pay\u00e9 son fermage en vendant de l\u2019eau provenant des foss\u00e9s bourbeux de sa ferme\u00a0!<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #333399;\"><big><strong>LES EAUX DE LA LYS ET D\u2019ANCHIN<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Les ann\u00e9es passent. Pas de succ\u00e8s du c\u00f4t\u00e9 du canal et toujours trop peu d\u2019eau pour alimenter les machines \u00e0 vapeur. Le Maire de Roubaix s\u2019oriente alors dans une autre direction\u00a0: aller chercher l\u2019eau dans un fleuve \u00e0 grand d\u00e9bit. Le moyen le plus rapide et le plus s\u00fbr fut de s\u2019adresser \u00e0 une compagnie qui se chargea de puiser l\u2019eau dans la Lys et de s\u2019entendre avec Tourcoing qui avait la m\u00eame pr\u00e9occupation. La question fut mise \u00e0 l\u2019\u00e9tude. Elle n\u2019aboutira que six ans plus tard. Elle donna lieu, en 1863, \u00e0 une c\u00e9r\u00e9monie d\u2019inauguration qui se d\u00e9roula dans un enthousiasme bien compr\u00e9hensible.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Pourtant, ce n\u2019\u00e9tait l\u00e0 qu\u2019une demi-mesure, car cette eau qui amenait \u00e0 Roubaix les odeurs de rouissage du lin, \u00e9tait impropre \u00e0 la consommation m\u00e9nag\u00e8re. Elle satisfaisait toutefois les besoins de l\u2019industrie. Celle-ci trouva un appoint dans la continuation de percement de forages nombreux qui allaient chercher \u00e0 des profondeurs toujours plus grandes pour les \u00e9puiser, les nappes souterraines de la r\u00e9gion. La tradition nous dit que, lorsque les usines de Roubaix sont en gr\u00e8ve, l\u2019eau remonte dans les puits \u00e0 Tournai\u00a0!<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Pour avoir enfin de l\u2019eau potable, on se d\u00e9cida \u00e0 creuser un forage \u00e0 Anchin, et il y eut alors \u00e0 Roubaix de l\u2019eau industrielle venant de la Lys et de l\u2019eau potable venait de Pecquencourt (1896).<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Quand le probl\u00e8me de l\u2019eau fut enfin r\u00e9solu, il y eut, avant la guerre de 1914, un changement d\u2019\u00e9nergie. Ce fut l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 qui entra\u00eena la disparition lente mais s\u00fbre de la machine \u00e0 vapeur au profit du moteur \u00e9lectrique pour chaque m\u00e9tier, pour des raisons d\u2019\u00e9conomies et d\u2019autonomie.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Seules les grandes entreprises de lavage de la laine, de blanchisseries, de teintures et d\u2019appr\u00eat continu\u00e8rent \u00e0 avoir certains probl\u00e8mes avec l\u2019eau. Beaucoup d\u2019usines pr\u00e9f\u00e8rent actuellement avoir leurs propres forages plut\u00f4t que l\u2019eau courante qui est de plus en plus on\u00e9reuse.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>En conclusion, nous pouvons louer la t\u00e9nacit\u00e9 des Roubaisiens qui surent r\u00e9pondre \u00e0 un besoin aussi essentiel que l\u2019eau ; ils utilis\u00e8rent les riez naturels qui parcouraient la ville, particuli\u00e8rement le Trichon, creus\u00e8rent des forages de plus en plus profonds, insist\u00e8rent pour avoir un canal sur lequel les manufacturiers avaient fond\u00e9 beaucoup d\u2019espoir et qui leur apporta finalement beaucoup de d\u00e9ceptions. Ils sont ensuite all\u00e9s chercher l\u2019eau de la Lys pour l\u2019usage industriel, puis l\u2019eau art\u00e9sienne \u00e0 Pecquencourt pour l\u2019eau potable.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><big><em>Bibliographie\u00a0:<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><big><em>Pierre BRUYELLE \u00ab\u00a0Les Grandes Villes Fran\u00e7aises, Lille-Roubaix-Tourcoing\u00a0\u00bb in La Documentation Fran\u00e7aise n\u00b0 3206 3 juillet 1965.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><big><em>F\u00e9lix DELATTRE \u00ab\u00a0Le Riez du Trichon\u00a0\u00bb in M\u00e9moires de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Emulation de Roubaix, Tome 35, 1961.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><big><em>Gaston MOTTE, \u00ab\u00a0Roubaix \u00e0 Travers les Ages\u00a0\u00bb, 1946<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><big><em>Gaston MOTTE \u00ab\u00a0Motte-Bossut, une \u00e9poque\u00a01817-1883\u00a0\u00bb, lettres de familles<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><big><em>Th\u00e9odore LEURIDAN \u00ab\u00a0Histoire d\u2019Archives de l\u2019ancienne Chambre Consultative des Arts et Manufactures de Roubaix 1805-1872\u00a0\u00bb Reboux 1879.<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div><big>\u00a0<\/big><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette \u00e9tude d\u00e9sire r\u00e9pondre \u00e0 une question souvent pos\u00e9e mais jamais trait\u00e9e : comment l\u2019industrie textile a-t-elle pu se d\u00e9velopper \u00e0 Roubaix malgr\u00e9 le manque de voies de communication, le manque de mati\u00e8res premi\u00e8res sur place et surtout celle qui retiendra notre attention, le manque d\u2019eau si n\u00e9cessaire \u00e0 toute entreprise industrielle ? \u00a0 DE [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[43,22],"tags":[73,113,190],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/679"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=679"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/679\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=679"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=679"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=679"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}