{"id":702,"date":"2019-05-12T18:05:51","date_gmt":"2019-05-12T16:05:51","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=702"},"modified":"2019-05-12T18:05:51","modified_gmt":"2019-05-12T16:05:51","slug":"seigneurs-et-personnalites-de-roubaix-au-moyen-age","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/12\/seigneurs-et-personnalites-de-roubaix-au-moyen-age\/","title":{"rendered":"Seigneurs et personnalit\u00e9s de Roubaix au Moyen-\u00e2ge"},"content":{"rendered":"<p><big>(NB : D\u2019apr\u00e8s les travaux de recherche de H. J. Dumez<br \/>\n<em>Le Terroir<\/em> \u2013 Bulletin du Cercle Litt\u00e9raire Am\u00e9d\u00e9e Prouvost &#8211; 1925<br \/>\nFonds d\u2019Archives La Muse de Nadaud)<\/big><\/p>\n<div align=\"justify\"><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>La ville de Roubaix, si universellement connue par son industrie drapi\u00e8re, remonte \u00e0 une haute antiquit\u00e9.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>La premi\u00e8re mention du nom de Roubaix se trouve dans la carte de Nicaise Fabius, reproduite par Sand\u00e9rus dans la <em>Flandria Illustrata<\/em>. Cette carte remonte au IX\u00e8me si\u00e8cle, \u00e0 863 et d\u00e9signe sous le nom de Robacum la localit\u00e9 plac\u00e9e entre Arx Buccensis (Ch\u00e2teau du Buc \u2013 Lille) et Turnacum (Tournai).<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Ce n\u2019\u00e9tait point encore une ville importante, pas m\u00eame un bourg, mais une simple \u00ab villa \u00bb, agglom\u00e9ration de maisons autour d\u2019une m\u00e9tairie. La \u00ab villa Robacensis \u00bb \u00e9tait une ferme qui comprenait le manoir du propri\u00e9taire du domaine avec les d\u00e9pendances les \u00ab\u00a0curtes\u00a0\u00bb et les \u00ab\u00a0mansae\u00a0\u00bb administr\u00e9es et r\u00e9gies par des m\u00e9tayers. Il y avait l\u00e0 le premier embryon de ce que devait \u00eatre le village de la constitution f\u00e9odale.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>A cette \u00e9poque, vivait parmi les habitants de la \u00ab\u00a0villa Robacensis\u00a0\u00bb une femme d\u2019une d\u2019une grande noblesse rehauss\u00e9e surtout de dignit\u00e9 et\u00a0 d&rsquo;une charit\u00e9 qui r\u00e9pondait \u00e0 sa grandeur d\u2019\u00e2me. Elle se nommait Th\u00e8cle et \u00e9tait aveugle. On a m\u00eame cru voir en elle l\u2019a\u00efeule du chevalier Robert qui, au commencement du X\u00e8me si\u00e8cle, inaugura la longue s\u00e9rie des seigneurs de Roubaix.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>La vie de la pieuse Th\u00e8cle fut favoris\u00e9e de prodiges. Les hagiographes racontent en effet que, durant la nuit du 18 septembre 881, l\u2019\u00e9v\u00eaque de Tournai, saint Eleuth\u00e8re, lui apparut et lui ordonna de se rendre dans son ancienne ville \u00e9piscopale et de faire conna\u00eetre\u00a0\u00e0 son successeur Heydilon que le tombeau renfermant ses reliques se trouvait dans l\u2019\u00e9glise de Blandain. Deux nuits de suite, la m\u00eame apparition se manifesta.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Convaincue, th\u00e8cle, se fit conduire \u00e0 Tournai et fit conna\u00eetre \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00eaque Heydilon le message dont elle \u00e9tait charg\u00e9e. Le pr\u00e9lat \u00e9coutant la voix de l\u2019envoy\u00e9e,\u00a0retrouva \u00e0\u00a0Blandain\u00a0le corps d\u2019Eleuth\u00e8re. Ce fut l\u2019occasion de nombreux miracles\u00a0; en particulier, Th\u00e8cle recouvra la vue.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Apr\u00e8s une vie toute de d\u00e9vouement et de charit\u00e9, Th\u00e8cle mourut dans la \u00ab\u00a0villa Robacensis\u00a0\u00bb, apr\u00e8s avoir demand\u00e9 \u00e0 \u00eatre enterr\u00e9e dans l\u2019\u00e9glise de Blandain. Son v\u0153u fut exauc\u00e9\u00a0: son corps inhum\u00e9 d\u2019abord dans l\u2019\u00e9glise, fut ensuite plac\u00e9 dans une chapelle de cette m\u00eame \u00e9glise. Pr\u00e8s de son tombeau jaillit m\u00eame une source dont les eaux procuraient de merveilleuses gu\u00e9risons.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Ainsi finit l\u2019histoire de Th\u00e8cle de Roubaix.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Mais le nom de sa villa devait revivre avec le premier seigneur de Roubaix, le chevalier Robert, sorti d\u2019une souche inconnue.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>On sait peu de choses de la vie et des \u0153uvres de ce seigneur. Une charte de mai 1047 nous apprend cependant qu\u2019il assista \u00e0 la f\u00eate de Sainte Rictrude, fille des seigneurs de Mons et qu\u2019il apposa son sceau comme t\u00e9moin d\u2019une donation. Cette charte est en effet un acte par lequel Bauduin, comte de Flandre, fils de Bauduin le Barbu et d\u2019Ogive de Luxembourg, donnait \u00e0 l\u2019abbaye de Marchienne tout ce qu\u2019il poss\u00e9dait dans le pays situ\u00e9 entre l\u2019Escaut et la Scarpe.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Le chevalier Robert de Roubaix inaugurait brillamment la s\u00e9rie des seigneurs qui allaient r\u00e9gir la ville et sa seigneurie jusqu\u2019\u00e0 la R\u00e9volution. C\u2019\u00e9tait le premier anneau de la cha\u00eene qui avec Isabeau et Pierre, allait aboutir aux Melun, aux Rohan et aux Soubise.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Guillaume de Bretagne, fils d\u2019Alain et de Mathilde de Gand en allait \u00eatre le second. Nomm\u00e9 seigneur de Roubaix par Robert le Frison, il allait diriger la nouvelle seigneurie de 1072 \u00e0 1083. L\u2019hermine de Bretagne allait passer ainsi dans les armoiries de Roubaix (chef de gueules au champ d\u2019hermine).<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>C\u2019est le souvenir le plus durable du second seigneur de Roubaix.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Th\u00e8cle, Robert et Guillaume m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre connus\u00a0: ils furent les premiers ma\u00eetres de la petite seigneurie qui devait \u00eatre le berceau de la grande ville de Roubaix.<\/big><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div align=\"center\"><span style=\"color: #800000;\"><big><strong>ALARD DE ROUBAIX<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div align=\"center\">\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Au IXe si\u00e8cle, le nom de la ville de Roubaix \u00e9tait acquis \u00e0 l\u2019histoire. Les premiers seigneurs, Th\u00e8cle, Robert et Guillaume, sont les premiers bienfaiteurs de la petite seigneurie qui devait \u00eatre le berceau de la grande cit\u00e9 industrielle.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Mais bient\u00f4t le nom de la ville et de ses seigneurs est davantage connu. Le premier ch\u00e2telain important est Jean de Roubaix (1270 \u2013 1285) qui, dans la seconde moiti\u00e9 du XIIIe si\u00e8cle, fait rayonner le nom de son \u00ab castrum \u00bb. C\u2019\u00e9tait alors le temps o\u00f9 les bonnes comtesses, Jeanne et sa s\u0153ur Marguerite, r\u00e9gnaient sur le comt\u00e9 de Flandre et portaient le nom de notre province au fa\u00eete de sa puissance et de sa renomm\u00e9e.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Jean eut comme fils Alard de Roubaix qui devait gouverner la seigneurie de 1285 \u00e0 1310.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Les archives nous ont laiss\u00e9 des traces de son administration et ont t\u00e9moign\u00e9 de son activit\u00e9. En 1270, il aide son p\u00e8re dans le proc\u00e8s de r\u00e9habilitation de Jean de la Vigne, accus\u00e9 d\u2019avoir fait payer plus qu\u2019il ne fallait une terre vendue \u00e0 sa ni\u00e8ce\u00a0; en 1282 et en f\u00e9vrier 1285, le comte de Flandre, Guy de Dampierre, qui avait succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 sa m\u00e8re Marguerite de Constantinople, cite son f\u00e9al seigneur, Alard de Roubaix, dans plusieurs de ses lettres.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Alard devait, \u00e0 partir du 3 d\u00e9cembre 1292, ne plus quitter le comte de Flandre et si\u00e9ger avec lui \u00e0 la cour de Lille. <\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>La puissance du Comte de Flandre, le plus redoutable feudataire de la couronne se dressait devant le roi de France comme un s\u00e9rieux obstacle.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Guy de Dampierre avait alors gravement indispos\u00e9 contre sa personne en voulant toucher \u00e0 leurs privil\u00e8ges, les communes de Gand, Ypres et Bruges\u00a0; Philippe le Bel en profita pour soutenir ces trois villes ou par des promesses flatteuses, il r\u00e9ussit \u00e0 se cr\u00e9er des partisans que le peuple d\u00e9signa sous le nom de \u00ab\u00a0partisans du Lys\u00a0\u00bb.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Parmi les \u00ab\u00a0hommes de Monseigneur de Flandres\u00a0\u00bb, Alard de Roubaix resta fid\u00e8lement, luttant contre ceux qui \u00ab\u00a0furent de le parti Roy, en tant de were\u00a0\u00bb.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>La campagne engag\u00e9e par Philippe le Bel devait avoir un d\u00e9nouement d\u00e9sastreux. \u00ab\u00a0Abandonn\u00e9 comme un agneau au milieu des loups\u00a0\u00bb selon l\u2019expression de l\u2019historien flamand Jacques de Mey\u00e8re, trahi de tous c\u00f4t\u00e9s, s\u00e9duit peut-\u00eatre par quelque conseiller dont il ne soup\u00e7onnait pas la perfidie, Guy de Dampierre prit le parti d\u2019aller avec ses fils, Robert et Guillaume, en compagnie de cinquante chevaliers flamands, se mettre \u00e0 la discr\u00e9tion du roi de France.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Au nombre de ces braves, se trouvait Alard de Roubaix, en compagnie de Jean de Bondues, Yves de Werwick, Guy de Thourout, Amel d\u2019Audenarde, Gauthier de Nivelle. Le seigneur de Roubaix fut enferm\u00e9 au ch\u00e2teau de Falaise, tandis que Guy \u00e9tait jet\u00e9 dans un cachot du donjon de Compi\u00e8gne.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Les terres de Flandre et des seigneurs fid\u00e8les furent confisqu\u00e9es et distribu\u00e9es par Raoul de Clermont, conn\u00e9table de France, \u00e0 divers chevaliers, comme indemnit\u00e9 que le roi leur avait promis d\u2019assigner sur les biens du comt\u00e9.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Mais les Flamands ne se soumirent point facilement au roi Philippe\u00a0; un parti, celui des Clauwarts ou hommes de la griffe, c\u2019est \u00e0 dire attach\u00e9s au vieux Lion de Flandre, les appela \u00e0 la r\u00e9volte au cri de \u00ab\u00a0Vlaenderen den Leeuw\u00a0\u00bb (Flandre au Lion).<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Apr\u00e8s les sanglantes Matines de Bruges, ce fut la victoire flamande de Courtrai ou bataille des \u00e9perons d\u2019or (1302), suivie bient\u00f4t de la bataille de Mons-en-P\u00e9v\u00e8le, avant laquelle les Flamands s\u2019arr\u00eat\u00e8rent \u00e0 Roubaix, mena\u00e7ant le camp des Fran\u00e7ais.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Une tr\u00eave fut sign\u00e9e le 20 d\u00e9cembre 1303 entre les princes flamands et Philippe le Bel\u00a0; et tandis que Guy de Dampierre mourait \u00e0 Compi\u00e8gne, son fils, Robert de B\u00e9thune, signait le trait\u00e9 de paix.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Alard de Roubaix revint alors dans sa seigneurie, fid\u00e8le toujours \u00e0 son suzerain, r\u00e9organisant ses terres d\u00e9vast\u00e9es par les ravages de la guerre.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>En 1310, il assista, en compagnie de 69 chevaliers, au tournoi donn\u00e9 \u00e0 Mons par Guillaume, comte de Hainaut. Ce fut le dernier acte officiel du seigneur de Roubaix qui, bient\u00f4t apr\u00e8s, s\u2019\u00e9teignit dans son ch\u00e2teau.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Alard est le premier qui porta les armes de la terre de Roubaix\u00a0; \u00e0 ce titre, son souvenir m\u00e9rite d\u2019\u00eatre conserv\u00e9. <\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div align=\"center\"><span style=\"color: #800000;\"><big><strong>JEAN DE ROUBAIX<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div align=\"center\"><span style=\"color: #800000;\"><big><strong>(1401 \u2013 1449)<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div align=\"justify\"><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Parmi les plus c\u00e9l\u00e8bres seigneurs de Roubaix, il faut citer Jean de Roubaix qui, de 1401 \u00e0 1449, tint sous sa tutelle, la ville naissante.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Jean de Roubaix naquit vers 1369, Son p\u00e8re \u00e9tait un des plus grands seigneurs de la Cour de Bourgogne. On croit commun\u00e9ment que c\u2019\u00e9tait Robert, seigneur d\u2019Escaudoeuvres, \u00e9poux de la fille de Rasse de Herzelles. Jean accompagna son p\u00e8re \u00e0 la fameuse bataille de Roosebeke, en 1382, bataille qui marqua le triomphe de la noblesse sur les communes et pendant laquelle Van Artevelde et dix mille des siens tomb\u00e8rent sous l\u2019effort irr\u00e9sistible de la cavalerie fran\u00e7aise.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>En 1390, Jean de Roubaix participa \u00e0 la croisade command\u00e9e par le duc de Bourbon, oncle du roi, organis\u00e9e pour secourir les G\u00e9nois, victimes des Sarrasins qui, venant des c\u00f4tes d\u2019Afrique, pillaient le territoire de la R\u00e9publique de G\u00eanes. Cette croisade fut marqu\u00e9e par quelques faits saillants\u00a0: arriv\u00e9e des crois\u00e9s \u00e0 G\u00eanes vers la fin juin, d\u00e9barquement sur la c\u00f4te d\u2019Afrique le 22 juillet puis si\u00e8ge de Carthage. Ce si\u00e8ge dura deux mois\u00a0; malgr\u00e9 quatre assauts et une bataille, le si\u00e8ge dut \u00eatre lev\u00e9 sans r\u00e9sultat et l\u2019arm\u00e9e revint en Europe.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>L\u2019humeur aventureuse de Jean de Roubaix n\u2019\u00e9tait pas satisfaite car apr\u00e8s des voyages \u00e0 J\u00e9rusalem, au Mont Sina\u00ef, \u00e0 Rome, il fit partie, en 1396, de l\u2019arm\u00e9e du comte de Nevers, Jean sans Peur, envoy\u00e9e par Charles VI au secours du roi de Hongrie, menac\u00e9 par Bajazet, conqu\u00e9rant de la Valachie et de la Bulgarie.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Seigneur de Roubaix en 1401 apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re, Jean de Roubaix fit faire le d\u00e9nombrement de son fief le 4 novembre et donna \u00e0 la bourgade le nom de ville.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>En 1406, Jean devint conseiller et chambellan du duc de Bourgogne\u00a0; il re\u00e7ut de son souverain la seigneurie d\u2019Herzelles, sans le comt\u00e9 d\u2019Alost, confisqu\u00e9 \u00e0 messire Sobier de Herzelles qui avait conspir\u00e9 contre le comte Louis de Maele et le duc Philippe le Hardi, en prenant le parti des Gantois et de Jacques Van Artevelde.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Lorsque Jean sans Peur alla \u00e0 Paris assister au Conseil de R\u00e9gence organis\u00e9 pendant la folie de Charles VI, Jean de Roubaix fit partie des huit cent chevaliers de Bourgogne et de Flandres qui entouraient leur souverain\u00a0; il accompagna ensuite le duc dans son exp\u00e9dition contre les Li\u00e9geois qui ne voulaient point recevoir Jean de Bavi\u00e8re comme \u00e9v\u00eaque\u00a0; enfin, aid\u00e9 par les sires de Helly et d\u2019Uterque, il arr\u00eata Montaigu, principal appui des Armagnacs, qui eut la t\u00eate tranch\u00e9e et le corps pendu au gibet de Montfaucon.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Les missions de confiance accord\u00e9es ensuite \u00e0 Jean de Roubaix furent de plus en plus nombreuses\u00a0: il fut envoy\u00e9 en ambassade aupr\u00e8s du roi d\u2019Angleterre, Henri V, malheureusement sans succ\u00e8s puis il fut nomm\u00e9, avec le baron de la Viefville, gouverneur du jeune comte de Charolais qui devait devenir Philippe Le Bon. Aussi, il obtint de Jean sans Peur l\u2019autorisation de cr\u00e9er, sur la terre de Roubaix, sept \u00e9chevins en remplacement des juges cottiers, comme le porte l\u2019acte de Gand, conserv\u00e9 dans le septi\u00e8me registre de l\u2019ancienne Chambre des Comptes de Lille.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>En 1416, Jean de Roubaix assista au Grand Conseil de Valenciennes (le 13 novembre)\u00a0; en 1418, il fut charg\u00e9 de la garde du ch\u00e2teau de Lille et des gens des comptes.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>En r\u00e9compense de ses bons et loyaux services, Jean de Roubaix fut combl\u00e9 de faveurs. Le 1<sup>er<\/sup> juin 1420, Philippe, devenu duc de Bourgogne, accorda \u00e0 son \u00ab\u00a0<em>am\u00e9 et f\u00e9al conseiller, la haute justice et \u00e9chevinage sur tous les fiefs et arri\u00e8res fiefs de la terre de Roubaix\u00a0<\/em>\u00bb\u00a0; \u00ab\u00a0<em>Et avec ce, ledit seigneur aura au lieu de tous les juges cottiers qu\u2019il avait auparavant, sept \u00e9chevins qu\u2019il cr\u00e9era et renouvellera ou fera cr\u00e9er et renouveler par son bailli ou son lieutenant une fois l\u2019an. Lesquels \u00e9chevins, au conjurement dudit bailli, auront connaissance de toute justice haute, moyenne et basse sur le gros dudit fief de Roubaix et sur toutes les terres renteuses et cotti\u00e8res tenues dudit seigneur de Roubaix\u00a0<\/em>\u00bb.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>En 1423, nouvelle faveur\u00a0: l\u2019h\u00f4tel que Jean avait achet\u00e9 \u00e0 Lille, rue Basse, fut rattach\u00e9 par lettres patentes du 22 juillet 1423, au fief de Roubaix et en prit le nom. En 1424, Jean de Roubaix fut nomm\u00e9 premier chambellan du duc et re\u00e7ut le fief du Fontenoit d\u00e9tach\u00e9 de la Salle de Lille et les seigneuries de Leuvillers et de Dourier\u00a0; de plus, une pension de 300 francs d\u2019or lui fut accord\u00e9e sur les revenus de la terre de Ninove, une autre de 500 francs sur les revenus de Blaton et de Feignies, et il eut le droit de recevoir 2 000 faisceaux de bois de la for\u00eat de Nieppe. Outre ses gages de gouverneur, une somme de trois francs par jour lui fut attribu\u00e9e pour l\u2019entretien de ses gens et de ses chevaux.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Apr\u00e8s avoir particip\u00e9 \u00e0 l\u2019exp\u00e9dition organis\u00e9e pour d\u00e9fendre le roi de Chypre et le grand ma\u00eetre de Rhodes contre les Sarrasins, Jean de Roubaix fut charg\u00e9 de n\u00e9gocier le mariage de Philippe avec Elisabeth de Portugal. Il s\u2019embarqua le 19 octobre 1428 \u00e0 l\u2019Ecluse et r\u00e9ussit pleinement sa mission.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Le 24 juillet 1429, Jean de Roubaix signa le contrat de mariage au nom de son ma\u00eetre et le 25, le mariage par procuration. Sur la route du retour, Jean tomba malade et fut soign\u00e9 en Galice, \u00e0 Ribadeo. Rapidement gu\u00e9ri, il d\u00e9barqua \u00e0 l\u2019Ecluse le 6 d\u00e9cembre, pr\u00e9c\u00e9dant de quelques jours la nouvelle duchesse. Il assista au mariage solennel c\u00e9l\u00e9br\u00e9 le 7 janvier 1430 \u00e0 l\u2019Ecluse, par l\u2019\u00e9v\u00eaque de Tournai.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>En r\u00e9compense de l\u2019heureux succ\u00e8s de sa mission, Jean de Roubaix fut nomm\u00e9 Chevalier de la Toison d\u2019Or, ordre institu\u00e9 alors. Il fut le troisi\u00e8me des vingt-quatre chevaliers de cet ordre nouveau.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Apr\u00e8s une intervention dans le diff\u00e9rend entre les villes de Gand et de Bruges, au sujet de la pr\u00e9s\u00e9ance, Jean de Roubaix re\u00e7ut, en 1432, de Jacqueline de Bavi\u00e8re, la terre, la forteresse et la seigneurie d\u2019Escaudain\u00a0; en 1433, du Magistrat de Lille, un terrain au-del\u00e0 de la De\u00fble, derri\u00e8re l\u2019h\u00f4tel de Roubaix ainsi que le pont appel\u00e9 pont de Roubaix.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Le 7 juin 1449, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 80 ans, Jean de Roubaix mourut\u00a0; il fut enterr\u00e9 dans la chapelle saint Jean Baptiste de l\u2019\u00e9glise Saint Martin, laissant un fils, Pierre, h\u00e9ritier de sa valeur et de ses charges.<\/big><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div align=\"center\"><span style=\"color: #800000;\"><big><strong>MICHEL DE ROUBAIX<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div align=\"center\"><span style=\"color: #800000;\"><big><strong>Grammairien du treizi\u00e8me si\u00e8cle<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div align=\"center\"><\/div>\n<div align=\"center\">\n<div align=\"justify\"><big>La ville de Roubaix si manufacturi\u00e8re, enti\u00e8rement consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019industrie et au commerce, n\u2019a point \u00e9t\u00e9 cependant rebelle aux lettres et aux arts. D\u00e8s le XIIIe si\u00e8cle, elle donna naissance \u00e0 un grammairien qui devint c\u00e9l\u00e8bre : Michel de Roubaix.<\/big><\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>On ne conna\u00eet aucun d\u00e9tail sur la vie de ce personnage\u00a0; mais on conna\u00eet une de ses \u0153uvres\u00a0: <strong><em>De modo significandi<\/em><\/strong>, trait\u00e9 de grammaire latine tr\u00e8s complet pour l\u2019\u00e9poque et indispensable pour l\u2019enseignement des \u00e9coles de ce temps.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Cet ouvrage nous a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9 dans deux manuscrits de la fin du XIIIe si\u00e8cle, conserv\u00e9 \u00e0 la biblioth\u00e8que Nationale.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Le premier provient du fonds latin de l\u2019abbaye de Saint Germain des Pr\u00e8s (N\u00b0 1465). C\u2019est un recueil in-4\u00b0 sur parchemin dont les gardes sont couvertes de pi\u00e8ces dat\u00e9es de la p\u00e9riode entre 1328 et 1339. Le trait\u00e9 de Michel de Roubaix est suivi de plusieurs fragments anonymes sur la grammaire d\u2019apr\u00e8s le grand ouvrage de Priscien et surtout d\u2019apr\u00e8s ceux d\u2019Evrard de B\u00e9thune et d\u2019Alexandre de Villedieu. A la suite de ces fragments, il y a des gloses assez \u00e9tendues sur les hymnes de l\u2019Eglise, dont le texte accompagne partout le commentaire.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Le second manuscrit est un recueil provenant de l\u2019ancienne Sorbonne (c\u00f4te 940)\u00a0; c\u2019est un grand in-folio sur parchemin. L\u2019ouvrage de Michel de Roubaix suit le trait\u00e9 <strong><em>Summa Modorum significandi<\/em><\/strong>, de Siger de Courtrai, professeur aux \u00e9coles de la rue du Fouarre. Mais cet exemplaire est incomplet\u00a0; il lui manque un des feuillets du premier manuscrit\u00a0; de plus, il y a quelques diff\u00e9rences dans les r\u00e8gles et les exemples.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Le trait\u00e9 commence par ce vers plac\u00e9 en \u00e9pigraphe\u00a0: Ne scriban vanum, due, pia Virgo, manum. (Pour que je n\u2019\u00e9crive aucun mot vain, dirige ma main, pieuse Vierge.) Viens ensuite un pr\u00e9ambule, dans lequel l\u2019auteur annonce son projet\u00a0: Il veut, dit-il, faire un petit ouvrage sur les parties du discours et sur leurs divers modes, en recueillant presque partout les le\u00e7ons des autres, en essayant quelquefois de les expliquer\u00a0; \u00ab\u00a0ad praesens minimum oposculum faciens, circa hujus partes orationis cum suis modis significandi\u2026 vestigia aliorum in plerisque imitando, et in aliquibus eccrum obscuritates explanando\u2026\u00a0\u00bb Son but est d\u2019exposer toutes les questions de grammaire avec leurs modes essentiels et accidentels, car cette \u00e9tude doit pr\u00e9c\u00e9der celle des sciences philosophiques, le plus vif et le plus sinc\u00e8re plaisir de tout vie\u00a0; \u00ab\u00a0essentiales et accidentales modos significandi, in quibus consistit melior et major pars grammatice philosophicarum disciplinarum studia praetermittendo in quibus in hac vita sincerissima summaque consistit delectatio.\u00a0\u00bb<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>La grammaire proprement dite suit ce pr\u00e9ambule. Apr\u00e8s, la d\u00e9finition des mots \u00ab\u00a0vox\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0dictio\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0oratio\u00a0\u00bb, Michel de Roubaix prend la marche habituelle de tous les trait\u00e9s de grammaire\u00a0; il donne les r\u00e8gles du nom, du pronom, du verbe, de l\u2019adverbe, de la conjonction, de la pr\u00e9position et de l\u2019interjection.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>A la fin du trait\u00e9 se lit, dans le premier manuscrit, au bas de la seconde colonne du trente-huiti\u00e8me feuillet,\u00a0cette finale habituelle aux ouvrages de l\u2019\u00e9poque\u00a0: \u00ab\u00a0Expliciunt Modi sifinificandi compositia Magistro Michaele de Robasio\u00a0\u00bb. Ainsi se termine la grammaire compos\u00e9e par le ma\u00eetre Michel de Roubaix.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big><em><strong>Que penser de cette \u0153uvre de notre savant compatriote\u00a0? <\/strong><\/em><\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Sans doute n\u2019a-t-elle qu\u2019un m\u00e9rite tout ordinaire, la forme en trop souvent s\u00e8che et monotone\u00a0; elle est parfois peu originale, imitant de pr\u00e8s le trait\u00e9 de Donat. Mais Michel de Roubaix, par ses nombreuses transitions et ses fr\u00e9quentes incidentes, a inaugur\u00e9 une sorte de grammaire philosophique\u00a0; il a fait la philosophie de la grammaire. Fid\u00e8le disciple d\u2019Aristote dont l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0Organon\u00a0\u00bb \u00e9tait alors universellement connu, il use d\u2019une subtilit\u00e9 particuli\u00e8re dans la dialectique.<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Michel de Roubaix, dans ce domaine sp\u00e9cial de la grammaire, participe ainsi au brillant renouveau litt\u00e9raire du XIIIe si\u00e8cle, l\u2019\u00e2ge d\u2019or de la scolastique. Dans son enthousiasme pour la philosophie du ma\u00eetre, il a appliqu\u00e9 les principes d\u2019un sage p\u00e9ripat\u00e9tisme \u00e0 une nouvelle branche du savoir humain. Il l\u2019a fait selon des r\u00e8gles d\u2019une orthodoxie irr\u00e9prochable. <\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>\u00a0<\/big><\/div>\n<div align=\"justify\"><big>Ce n\u2019est pas un petit honneur pour Roubaix d\u2019avoir donn\u00e9 le jour \u00e0 un grammairien \u00e9minent, \u00e0 un philosophe \u00e9clair\u00e9 qui, dans les \u00e9coles si renomm\u00e9es de la rue du Fouarre, pr\u00e8s de l\u2019antique Sorbonne, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 et fait glorifier le nom de sa petite patrie, de sa ville natale.<\/big><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(NB : D\u2019apr\u00e8s les travaux de recherche de H. J. Dumez Le Terroir \u2013 Bulletin du Cercle Litt\u00e9raire Am\u00e9d\u00e9e Prouvost &#8211; 1925 Fonds d\u2019Archives La Muse de Nadaud) La ville de Roubaix, si universellement connue par son industrie drapi\u00e8re, remonte \u00e0 une haute antiquit\u00e9. \u00a0 La premi\u00e8re mention du nom de Roubaix se trouve dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[10,20],"tags":[129,269,285],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/702"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=702"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/702\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=702"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=702"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=702"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}