{"id":710,"date":"2019-05-12T18:24:18","date_gmt":"2019-05-12T16:24:18","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=710"},"modified":"2023-05-06T08:15:06","modified_gmt":"2023-05-06T06:15:06","slug":"charles-gounod-a-roubaix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/12\/charles-gounod-a-roubaix\/","title":{"rendered":"Charles Gounod \u00e0 Roubaix"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">A cette \u00e9poque, les compositions de Charles Gounod font la joie des amateurs de musique. Il conna\u00eet le succ\u00e8s avec \u00ab\u00a0Faust\u00a0\u00bb,\u00a0\u00ab\u00a0Mireille\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Rom\u00e9o et Juliette\u00a0\u00bb que tout le monde fredonne. Sa visite annonc\u00e9e \u00e0 Roubaix met donc en effervescence les tr\u00e8s nombreuses harmonies, chorales, fanfares et orph\u00e9ons de la ville qui se lancent avec z\u00e8le dans la pr\u00e9paration de manifestations artistiques importantes.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Le 31 mai 1890 a donc lieu la r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale du grand concert exclusivement consacr\u00e9 aux \u0153uvres du Ma\u00eetre, pr\u00e9vu pour le lendemain. Devant plus de 200 personnes, r\u00e9unies dans l\u2019Hippodrome du boulevard Gambetta, Charles Gounod re\u00e7oit de chaleureuses ovations.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Le lendemain, dimanche 1<sup>er<\/sup> juin, \u00e0 11 heures \u00bd, des fanfares, des harmonies et des Soci\u00e9t\u00e9s de chant arrivent en grand nombre et se massent devant l\u2019Hippodrome. A midi pr\u00e9cise, aux accents d\u2019un pas redoubl\u00e9 et banni\u00e8res au vent, le long cort\u00e8ge des Soci\u00e9t\u00e9s, empruntant le boulevard Gambetta et la Grande Rue \u00ab\u00a0dans un ordre parfait\u00a0\u00bb, d\u00e9bouche place de la Mairie. <\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">C\u2019est l\u2019Union des Trompettes qui se trouve en t\u00eate. Viennent ensuite les soci\u00e9t\u00e9s suivantes\u00a0: L\u2019Abeille, La Cigale, La Solidarit\u00e9, L\u2019Union des Chasseurs, L\u2019Aurore, L\u2019Esp\u00e9rance, L\u2019Union Lyrique, La Fanfare de Beaurepaire, Le Choral Nadaud, La Coecila, La Fanfare Delattre, Les M\u00e9lomanes, L\u2019Avenir, La Concordia, L\u2019Union des Travailleurs, L\u2019Alliance Chorale, La Grande Fanfare, La Lyre Roubaisienne et La Grande Harmonie.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Deux magnifiques couronnes en fleurs artificielles recouvertes chacune d\u2019une branche de laurier et orn\u00e9es d\u2019un large ruban tricolore avec d\u00e9dicaces en lettres d\u2019or, sont port\u00e9es dans le milieu du cort\u00e8ge. L\u2019une d\u2019elle est offerte par la Soci\u00e9t\u00e9 Artistique et Litt\u00e9raire de Roubaix-Tourcoing, l\u2019autre par l\u2019ensemble des Soci\u00e9t\u00e9s Musicales Roubaisiennes. Pour chacune d\u2019elle, deux hommes suffisent \u00e0 peine \u00e0 les porter.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Il est midi cinq lorsque Charles Gounod arrive \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de ville accompagn\u00e9 de Julien Koszul qui a \u00e9t\u00e9 le chercher en voiture \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Ferraille o\u00f9 il loge. Ils sont accueillis par Julien Lagache, le Maire de Roubaix, entour\u00e9 de ses adjoints. Lorsqu\u2019il appara\u00eet au balcon, il est aussit\u00f4t salu\u00e9 par les acclamations de la foule \u00e9valu\u00e9e \u00e0 6.000 personnes. Les soci\u00e9t\u00e9s chorales d\u00e9filent devant le Ma\u00eetre et viennent se grouper autour de la Grande Harmonie. Ils entonnent tous ensemble, sous l\u2019habile direction de Julien Koszul, le fameux \u00ab\u00a0Ch\u0153ur des Soldats\u00a0\u00bb de Faust. \u00ab\u00a0<em>L\u2019enthousiasme est alors \u00e0 son comble\u00a0!<\/em>\u00a0\u00bb relate le Journal de Roubaix. \u00ab\u00a0<em>Cette grande \u0153uvre est ex\u00e9cut\u00e9e avec une maestria remarquable et produit un effet grandiose. Le spectacle est \u00e9mouvant, et ceux qui y ont assist\u00e9 ne l\u2019oublieront jamais\u00a0<\/em>\u00bb.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Ensuite, dans les salons de la mairie o\u00f9 lui sont pr\u00e9sent\u00e9s les pr\u00e9sidents et les chefs des Soci\u00e9t\u00e9s musicales, Charles Gounod \u00e9coute Julien Koszul <em>\u00ab\u00a0tr\u00e8s \u00e9mu<\/em>\u00a0\u00bb, lui rendre un vibrant hommage\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Vous \u00eates non seulement grand, mais bon, ce qui est meilleur\u2026<\/em>\u00a0\u00bb Le Ma\u00eetre r\u00e9pond par une br\u00e8ve allocution\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Je ne veux ni abuser de votre temps ni fatiguer vos oreilles et ma voix (car \u00e0 mon \u00e2ge elle commence \u00e0 faiblir) en pronon\u00e7ant un long discours. Laissez-moi vous dire seulement que je suis profond\u00e9ment touch\u00e9 de la belle manifestation dont je viens d\u2019\u00eatre l\u2019objet\u2026, tout \u00e0 l\u2019heure, l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0Union des Travailleurs\u00a0\u00bb a, par sa belle devise, attir\u00e9 particuli\u00e8rement mon attention. C\u2019est que ce mot, en effet, signifie tout. C\u2019est par le travail que les plus grosses difficult\u00e9s s\u2019aplanissent, que toutes les situations s\u2019\u00e9galisent. Je suis un vieux travailleur, moi qui vais bient\u00f4t avoir 72 ans. J\u2019avais 12 ans lorsque j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler, et je vous avoue que j\u2019ai eu parfois des jours p\u00e9nibles et difficiles \u00e0 traverser. Mais aujourd\u2019hui la manifestation grandiose \u00e0 laquelle vous m\u2019associez me fait oublier les mauvais jours et toutes les blessures que j\u2019ai re\u00e7ues. En pr\u00e9sence d\u2019une f\u00eate aussi belle, ma carri\u00e8re reverdit\u2026\u00a0<\/em>\u00bb<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Dehors, les soci\u00e9t\u00e9s musicales se font entendre de nouveau. Apr\u00e8s une Marseillaise bien enlev\u00e9e, la fanfare Delattre ex\u00e9cute une marche Espagnole. De nouveau Charles Gounod se montre au balcon et de nouveau il est ovationn\u00e9. Puis la foule chante le \u00ab\u00a0Vivat Flamand\u00a0\u00bb. Au nom de tous les Roubaisiens, Lucien Lagache r\u00e9it\u00e8re ses remerciements au visiteur. Apr\u00e8s quoi, ce dernier regagne l\u2019h\u00f4tel Ferraille o\u00f9 sera servi un vin d\u2019honneur. A 13 heures 30, les lieux ont retrouv\u00e9 leur physionomie habituelle.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">En soir\u00e9e est donn\u00e9 le concert fi\u00e9vreusement pr\u00e9par\u00e9 en l\u2019honneur du grand compositeur. Inutile de pr\u00e9ciser que la salle de l\u2019hippodrome est comble. Tr\u00e8s applaudi, Charles Gounod prend place au pupitre. Et aussit\u00f4t le public est impressionn\u00e9 par la vigueur avec laquelle cet homme aux cheveux blancs dirige l\u2019orchestre\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Il a un coup de baguette \u00e9tonnant, et toujours, il tient les instrumentalistes en main. Il ne d\u00e9daigne pas le modeste r\u00f4le d\u2019accompagnateur et le remplit avec un charme et un talent admirable<\/em>\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s avoir ravi une assistance vibrante, ce concert exceptionnel prend fin vers 23 heures 30.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Le lendemain, invit\u00e9 d\u2019honneur, notre compositeur est accueilli au banquet annuel organis\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Ferraille, par l\u2019Union Artistique de Roubaix-Tourcoing. Sur un mur sont accroch\u00e9s le portrait du musicien avec, de chaque c\u00f4t\u00e9, un drapeau tricolore. Acclam\u00e9 d\u00e8s son entr\u00e9e, Charles Gounod prend place tandis que lui est remise la carte du menu, orn\u00e9e d\u2019un dessin o\u00f9 l\u2019on reconna\u00eet, habilement enlac\u00e9s, les titres de ses \u0153uvres les plus connues.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Apr\u00e8s le \u00ab\u00a0Vivat Flamand\u00a0\u00bb, il \u00e9couta Julien Koszul donner lecture d\u2019une lettre envoy\u00e9e par Gustave Nadaud qui regrette d\u2019\u00eatre retenu \u00e0 Paris. Au dessert, le patoisant bien connu Jules Watteeuw prend la parole\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Ah\u00a0! t\u2019cheul honneur, amis de l\u2019Union Artistique, d\u2019erchevoir aujourd\u2019hui l\u2019un des ros de l\u2019musique\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Charles Gounod prend un vif int\u00e9r\u00eat \u00e0 la lecture de ces vers en patois qu\u00a0<em>\u00ab\u00a0\u2019il a compris en partie\u00a0\u00bb<\/em> dit-il et f\u00e9licite Jules Watteeuw, l\u2019invitant \u00e0 dire d\u2019autres morceaux. Le Broutteux r\u00e9cite alors \u00ab\u00a0Le Corbeau et le Renard\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Mariage\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0Waterloo\u00a0\u00bb\u2026<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Tous les Roubaisiens qui ont eu l\u2019occasion de s\u2019approcher de lui, ont, \u00e0 coup s\u00fbr, d\u00fb \u00e9prouver une grande sympathie pour cet \u00e9minent artiste. Le mardi 3 juin, en gare de Roubaix, Charles Gounod prenait le train de 12 heures 49 \u00e0 destination de Paris.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Tahoma;\"><strong>Charles Gounod (Paris, 1818 &#8211; Saint-Cloud, 1893)<\/strong><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Tahoma;\"><strong>Grand Prix de Rome en 1839<\/strong><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Tahoma;\">Ami de Mendelssohn, il d\u00e9couvre Bach, Mozart et Beethoven. Il fait des \u00e9tudes de th\u00e9ologie mais s\u2019aper\u00e7oit que la musique est sa v\u00e9ritable vocation. En 1859 est jou\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre-lyrique son \u00ab Faust \u00bb, op\u00e9ra d\u2019apr\u00e8s le drame de Goethe. Il conna\u00eet le succ\u00e8s avec le c\u00e9l\u00e8bre air de M\u00e9phisto \u00ab Le Veau d\u2019or \u00bb, l\u2019air de Marguerite dit \u00ab Des Bijoux \u00bb \u2013 Ah ! Je ris \u2013 immortalis\u00e9 \u00e0 sa fa\u00e7on par La Castafiore de Herg\u00e9, le \u00ab Ch\u0153ur des Soldats \u00bb et la musique de ballet de la \u00ab Nuit de Walpurgis \u00bb. En 1867, il publie \u00ab Rom\u00e9o et Juliette \u00bb, op\u00e9ra d\u2019apr\u00e8s Shakespeare, dont les airs les plus connus sont la charmante valse de Juliette \u00ab Je veux vivre \u00bb et l\u2019air du t\u00e9nor \u00ab L\u2019amour, l\u2019amour \u00bb. Surtout r\u00e9put\u00e9 pour ses op\u00e9ras, il \u00e9crivit \u00e9galement 13 messes, 2 requiem, 2 symphonies et de la musique de chambre. <\/span><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A cette \u00e9poque, les compositions de Charles Gounod font la joie des amateurs de musique. Il conna\u00eet le succ\u00e8s avec \u00ab\u00a0Faust\u00a0\u00bb,\u00a0\u00ab\u00a0Mireille\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Rom\u00e9o et Juliette\u00a0\u00bb que tout le monde fredonne. 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