{"id":717,"date":"2019-05-13T08:01:27","date_gmt":"2019-05-13T06:01:27","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=717"},"modified":"2019-05-13T08:01:27","modified_gmt":"2019-05-13T06:01:27","slug":"lhopital-napoleon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/13\/lhopital-napoleon\/","title":{"rendered":"L&rsquo;h\u00f4pital Napol\u00e9on"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><big>C&rsquo;est \u00e0 Napol\u00e9on III que l&rsquo;on demanda de poser la premi\u00e8re pierre. Ce \u00e0 quoi l\u2019Empereur fit r\u00e9pondre le 6 juin 1853 : qu\u2019il ne savait \u00e0 quelle \u00e9poque il se rendrait dans le Nord de la France et que ne voulant pas retarder les travaux il ne souhaitait pas poser la premi\u00e8re pierre de l\u2019h\u00f4pital mais qu\u2019il consentait avec plaisir \u00e0 lui donner son nom. Afin d\u2019honorer les souscripteurs et l\u2019Empereur, la Chambre consultative d\u00e9sirait aussi que les noms des souscripteurs soient grav\u00e9s sur des tables de marbre qui d\u00e9coreraient la salle principale de l\u2019h\u00f4pital dans laquelle serait plac\u00e9 le buste en marbre de Sa Majest\u00e9 l\u2019Empereur Napol\u00e9on III.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>C\u2019est l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un h\u00f4pital hospice qui est d\u2019abord envisag\u00e9e. La d\u00e9pense pour la premi\u00e8re partie de l\u2019h\u00f4pital contenant 160 lits est \u00e9valu\u00e9e \u00e0 200 000 francs. Achille Dewarlez est charg\u00e9 d\u2019en \u00e9tablir les plans. A quel endroit va-t-on construire cet \u00e9tablissement? On projette de l\u2019\u00e9difier \u00e0 la place de l\u2019ancien cimeti\u00e8re de Roubaix situ\u00e9 rue du Fresnoy auquel serait adjointe une parcelle appartenant \u00e0 Madame Deffrennes. Mais cela est refus\u00e9 par le Conseil central d\u2019Hygi\u00e8ne et de Salubrit\u00e9 du D\u00e9partement du Nord qui d\u00e9cr\u00e8te que le terrain du cimeti\u00e8re de Roubaix ne peut \u00eatre livr\u00e9 au commerce avant 30 ans, \u00e0 dater de l\u2019\u00e9poque de sa fermeture (c\u2019est \u00e0 cet endroit que sera construite en 1885 l\u2019 ENSAIT). Plusieurs autres emplacements sont donc \u00e9tudi\u00e9s : un terrain situ\u00e9 \u00e0 l\u2019 embranchement (rue de Lille actuelle), celui de la rue des Longues Haies, un autre au Galon d\u2019eau enfin un emplacement rue de Blanchemaille situ\u00e9 entre cette rue et la voie de chemin de fer. Le terrain de la rue des Longues Haies est refus\u00e9 en raison de la proximit\u00e9 de la partie la plus insalubre du canal et c\u2019est l\u2019emplacement de Blanchemaille qui est choisi. C\u2019est un terrain \u00e9lev\u00e9, sec, au nord-ouest de Roubaix, recevant donc tr\u00e8s peu de vents passant par la Ville.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Il est pr\u00e8s du centre de l\u2019agglom\u00e9ration et des quartiers habit\u00e9s par la plus grande partie des n\u00e9cessiteux. Un des inconv\u00e9nients de ce terrain est l\u2019\u00e9loignement du cimeti\u00e8re, d\u2019o\u00f9 n\u00e9cessit\u00e9 pour s\u2019y rendre de traverser toute l\u2019agglom\u00e9ration, sans m\u00e9conna\u00eetre les inconv\u00e9nients r\u00e9els de mettre sous les yeux des habitants les nombreux convois fun\u00e8bres en temps d\u2019\u00e9pid\u00e9mies. Et le Conseil central d\u2019Hygi\u00e8ne conclut de la fa\u00e7on suivante : le terrain de Blanchemaille est un point culminant, bien a\u00e9r\u00e9, le sol est sec. <\/big><big>Ce terrain est donc celui qui doit \u00eatre choisi pour y construire l\u2019h\u00f4pital. Ce terrain est constitu\u00e9 de deux parcelles dont l\u2019une appartient \u00e0 M. Louis Ducatteau et l\u2019autre \u00e0 M. Cannesson.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Le 5 f\u00e9vrier 1857, M. Tiers Bonte, faisant fonction de Maire, d\u00e9cide de mettre au concours un projet complet d\u2019h\u00f4pital communal. Le projet devra \u00eatre con\u00e7u dans les vues d\u2019une grande \u00e9conomie, sans toutefois nuire \u00e0 la solidit\u00e9 et \u00e0 la r\u00e9gularit\u00e9 des formes. Point de luxe, mais du confortable au dedans et une \u00e9l\u00e9gante simplicit\u00e9 \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Il devra y avoir dans chacun des services, hommes et femmes, une salle de bains avec une division particuli\u00e8re pour les enfants.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>La Ville ne prend aucun engagement relativement \u00e0 la direction des travaux. Si l\u2019architecte dont le projet aura \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 le meilleur n\u2019est pas charg\u00e9 d\u2019en diriger l\u2019ex\u00e9cution, il recevra 2000 francs \u00e0 titre de prime. Une prime de 1000 francs sera aussi accord\u00e9e \u00e0 l\u2019architecte dont le projet recevra le second prix. En octobre 1857, les douze projets r\u00e9sultant du Concours sont soumis au jugement du Conseil g\u00e9n\u00e9ral des B\u00e2timents civils. C\u2019est le projet n\u00b05 portant l\u2019\u00e9pigraphe<em> Saint-Vincent de Paul<\/em> qui est choisi. Il est l\u2019oeuvre d\u2019un architecte parisien M. Botrel d\u2019Hazeville.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>L\u2019architecte s\u2019est inspir\u00e9 de l\u2019h\u00f4pital Lariboisi\u00e8re de Paris. Le plan est de type pavillonnaire ramass\u00e9. C\u2019est un vaste quadrilat\u00e8re auquel viennent se souder quatre ailes principales ou pavillons s\u00e9par\u00e9s par des jardins. Le projet class\u00e9 second d\u00e9nomm\u00e9 <em>\u00ab\u00a0Probitas et Industria\u00a0\u00bb<\/em> est l\u2019oeuvre de Th\u00e9odore Lepers, l\u2019architecte municipal.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A noter, parmi les autres projets : le n\u00b0 7 de Charles Maillard architecte de Tourcoing (ce projet est conserv\u00e9 aux Archives municipales). Le n\u00b0 9 de Clovis Normand fils, architecte \u00e0 Hesdin. Si le projet choisi re\u00e7oit l\u2019aval du Conseil municipal, l\u2019\u00e9difice projet\u00e9 pr\u00e9sente un aspect monumental digne d\u2019une ville comme la n\u00f4tre, il essuie de nombreuses critiques de la part de la Commission administrative des Hospices : la ventilation des salles ne semble pas assez prise en compte et les salles de r\u00e9ception des malades, la chapelle et les cellules des S\u0153urs qui n\u2019offrent que deux m\u00e8tres sur deux sont trop petites. Th\u00e9odore Lepers qui est charg\u00e9 des travaux effectue des rectifications aux plans.<big>\u00a0<\/big><\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">\n<p><big>L\u2019enqu\u00eate d\u2019utilit\u00e9 publique a lieu du 21 ao\u00fbt au 4 septembre 1858. Les travaux sont chiffr\u00e9s \u00e0 la somme de 293.257,56 francs tandis que le prix de l\u2019acquisition du terrain s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 98.994,06 francs. Le 12 juin 1860, la construction du nouvel h\u00f4pital Napol\u00e9on sur le terrain dit de Blanchemaille est d\u00e9clar\u00e9e d\u2019utilit\u00e9 publique et \u00e0 partir du mois de mai 1861 le reste des souscriptions est mis en recouvrement.<\/big><\/p>\n<p><big>La souscription rapporte au total la somme de 93 000 francs. L\u2019adjudication des travaux a ensuite lieu le 15 juillet 1861. La premi\u00e8re pierre est pos\u00e9e le 15 ao\u00fbt suivant, apr\u00e8s un Te Deum solennel \u00e0 Saint-Martin, par le Maire M. Ernoult Bayart, assist\u00e9 de MM. Julien Lagache, Constantin Descat et Renaux Lemerre, ses adjoints, en pr\u00e9sence du clerg\u00e9, des membres du Conseil municipal et de la Chambre consultative des Arts et Manufactures et de l\u2019architecte Th\u00e9odore Lepers. Une plaque de marbre rappelle cette c\u00e9r\u00e9monie.<\/big><\/p>\n<p><big>Le 28 ao\u00fbt 1863 il est d\u00e9cid\u00e9 d\u2019agrandir la chapelle, on fait appel \u00e0 l\u2019architecte lillois Alavoine. Les travaux de construction de l\u2019h\u00f4pital dureront jusqu\u2019en 1865. A la suite d\u2019une visite g\u00e9n\u00e9rale mais sommaire de tous les travaux en date du 17 mars 1865, les conseillers municipaux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s concluent que : <em>\u00ab\u00a0l\u2019ensemble gagnerait \u00e0 \u00eatre habit\u00e9 tr\u00e8s prochainement et engagent l\u2019administration hospitali\u00e8re \u00e0 prendre imm\u00e9diatement possession de l\u2019\u00e9difice bien qu\u2019il ne soit pas compl\u00e8tement achev\u00e9 dans tous ses d\u00e9tails\u00a0\u00bb<\/em>. La b\u00e9n\u00e9diction de la chapelle a lieu le 22 mars 1865.<\/big><\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>A la s\u00e9ance du Conseil municipal du 30 mars 1865 est soumis le dessin du haut relief \u00e0 ex\u00e9cuter sur le fronton de la chapelle. Cette oeuvre est due au statuaire parisien Charles Iguel. Tr\u00e8s satisfait de la qualit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre, le Conseil municipal d\u00e9cide d\u2019ajouter 2.000 francs au 3.000 francs d\u00e9j\u00e0 vot\u00e9s. Un peu plus d\u2019un mois plus tard, la d\u00e9cision est prise de placer ce haut relief non pas sur la fa\u00e7ade de la chapelle endroit si peu accessible mais sur la fa\u00e7ade m\u00eame de l\u2019h\u00f4pital \u00e0 laquelle il est d\u00e9cid\u00e9 d\u2019ajouter un \u00e9tage afin de recevoir le fronton: nous ne doutons pas que l\u2019exhaussement d\u2019un \u00e9tage donnera \u00e0 la fa\u00e7ade un caract\u00e8re beaucoup plus important que celui qu\u2019elle a actuellement.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Les malades prennent possession du nouvel h\u00f4pital au cours de l\u2019ann\u00e9e 1865. En septembre 1865, un buste de marbre de l\u2019empereur est command\u00e9 au sculpteur Iselin pour la somme de 2.000 francs (ce buste se trouve actuellement au mus\u00e9e de Roubaix). En effet sollicit\u00e9 par la Municipalit\u00e9 roubaisienne, le ministre de la Maison de l\u2019Empereur et des Beaux Arts n\u2019avait promis qu\u2019un buste en pl\u00e2tre de Sa Majest\u00e9 l\u2019Empereur, les frais d\u2019emballage devant \u00eatre acquitt\u00e9s par la Ville !<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Le 28 ao\u00fbt 1867, le Conseil municipal vote une allocation suppl\u00e9mentaire de 1500 francs \u00e0 Charles Iguel \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 et en gage de satisfaction.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Lors de leur passage \u00e0 Roubaix le 29 ao\u00fbt 1867, l\u2019Empereur et l\u2019Imp\u00e9ratrice visitent l\u2019\u00e9tablissement. A ce moment, l\u2019h\u00f4pital compte 208 lits : 108 au rez-de-chauss\u00e9e (27 pour les fi\u00e9vreux, 56 pour les hommes bless\u00e9s, 25 pour les femmes bless\u00e9es) et 100 lits au premier \u00e9tage (26 pour les femmes fi\u00e9vreuses, 26 pour les hommes fi\u00e9vreux et 48 pour les enfants du 1<sup>er<\/sup>\u00a0\u00e2ge \u00e0 15 ans).<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big> <\/big><big>Le 18 janvier 1869 a lieu l\u2019adjudication des travaux de construction d\u2019une buanderie \u00e0 vapeur tandis qu\u2019\u00e0 la s\u00e9ance du Conseil municipal du 22 mai est d\u00e9cid\u00e9 d\u2019ajouter un \u00e9tage aux b\u00e2timents lat\u00e9raux \u00e0 la cour de la chapelle afin de donner plus d\u2019espace au logement des religieuses et des personnes attach\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement. C\u2019est l\u2019architecte Edouard Dupire qui est charg\u00e9 des travaux, son oncle Th\u00e9odore Lepers venant de d\u00e9c\u00e9der le 2 mai 1869. A la chute de l\u2019Empire, l\u2019H\u00f4pital Napol\u00e9on re\u00e7oit le nom d\u2019H\u00f4pital civil puis d\u2019H\u00f4tel Dieu.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big> <\/big><big>En 1881, Emile Moreau r\u00e9dige un rapport sur l\u2019h\u00f4pital en \u00e9voquant les lacunes de l\u2019\u00e9tablissement: Il ne s\u2019y trouve aucune chambre particuli\u00e8re pour les malades infectieux. Les salles constamment occup\u00e9es y sont forc\u00e9ment insalubres. On y fait aucune consultation publique. Il n\u2019y a point de maternit\u00e9. Il pr\u00f4ne aussi la la\u00efcisation du personnel de l\u2019H\u00f4tel Dieu : il serait plus juste et plus humain de confier le soin des malades et la direction des diff\u00e9rents services de l\u2019h\u00f4pital \u00e0 des veuves d\u2019employ\u00e9s et d\u2019ouvriers de l\u2019industrie roubaisienne qu\u2019\u00e0 des congr\u00e9ganistes \u00e9trang\u00e8res \u00e0 la ville.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>L\u2019ann\u00e9e suivante, il est d\u00e9cid\u00e9 d\u2019ajouter un \u00e9tage de chaque c\u00f4t\u00e9 de la cour centrale pour permettre d\u2019installer un dortoir de 16 lits destin\u00e9s \u00e0 recevoir des malades atteints de maladies contagieuses et de l\u2019autre les personnes sans famille qui d\u00e9sirent se faire traiter moyennant finances.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>La m\u00eame ann\u00e9e, l\u2019architecte municipal dresse les plans d\u2019un baraquement pour varioleux qu\u2019il est d\u2019abord question de construire sur l\u2019emplacement \u00e0 Barbieux qui doit servir ult\u00e9rieurement \u00e0 la construction d\u2019un hospice pour les vieillards puis sur les terrains des Hauts Champs. En 1884, on d\u00e9cide de construire le pavillon pour varioleux de 30 lits dans l\u2019enceinte de l\u2019h\u00f4pital sur la parcelle de terrain rest\u00e9e inoccup\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 de la rue Isabeau de Roubaix\u2026 Deux ans plus tard, on projette de construire une brasserie sur le coin de la rue de l\u2019Alma et de la rue Isabeau de Roubaix.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>A ce moment, l\u2019H\u00f4tel Dieu compte 331 lits et 15 berceaux. La r\u00e9ception d\u00e9finitive du pavillon pour varioleux a lieu le 5 octobre 1888. L\u2019ann\u00e9e suivante est d\u00e9cid\u00e9 de construire une aile de deux niveaux entre la rue Saint-Vincent de Paul et le pavillon central, ce qui permet d\u2019ajouter 46 nouveaux lits d\u00e9j\u00e0 existants. En 1892 est vot\u00e9 un cr\u00e9dit pour l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une \u00e9tuve \u00e0 d\u00e9sinfection. Cette \u00e9tuve \u00e0 d\u00e9sinfection sera mise \u00e0 la disposition du public : il en co\u00fbtera 2 francs pour la d\u00e9sinfection d\u2019un matelas, 0,50 pour celle d\u2019un drap.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>En 1893, l\u2019administration des Hospices signale \u00e0 la Municipalit\u00e9 l\u2019exiguit\u00e9 de la cave de la brasserie de l\u2019H\u00f4tel Dieu : en effet par suite de l\u2019augmentation de la fabrication de bi\u00e8re r\u00e9sultant des livraisons faites aux cantines scolaires (!) et au nouvel hospice de Barbieux, l\u2019entonnerie de la brasserie est devenue insuffisante. En 1895, on d\u00e9cide de r\u00e9unir le pavillon des varioleux qui avait \u00e9t\u00e9 construit de fa\u00e7on isol\u00e9e, au corps central de l\u2019h\u00f4pital. En 1898, il est d\u00e9cid\u00e9 pour agrandir le pavillon des enfants d\u2019utiliser un baraquement dont la construction avait \u00e9t\u00e9 commenc\u00e9e lors d\u2019une \u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra et qui avait \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9 dans les magasins de la Ville.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>En 1901, l\u2019h\u00f4pital re\u00e7oit la visite de l\u2019Inspection g\u00e9n\u00e9rale des services administratifs. Il est de nouveau d\u00e9plor\u00e9 l\u2019exigu\u00eft\u00e9 de l\u2019h\u00f4pital et les risques de contagion qui en d\u00e9coule : comme service de contagieux, il y a seulement trois petites pi\u00e8ces ou salles d\u2019isolement ce qui est tout \u00e0 fait insuffisant et m\u00eame dangereux. On place indistinctement chez les fi\u00e9vreux les typhiques et les malades atteints de la dipht\u00e9rie. A la s\u00e9ance du 27 juin 1902 est vot\u00e9e, \u00e0 la suite de la d\u00e9couverte dans les \u00e9coles roubaisiennes de 81 enfants atteints de la pelade, de la teigne ou de diff\u00e9rentes maladies du cuir chevelu, la construction d\u2019un dispensaire pour le traitement des maladies du cuir chevelu avec cette r\u00e9serve qu\u2019il serait pris des mesures pour que les visites \u00e0 ce dispensaire ne co\u00efncident pas avec les entr\u00e9es et sorties de l\u2019\u00e9cole de la rue Saint-Vincent de Paul et ne permettrait pas le contact des enfants malades avec les enfants qui fr\u00e9quentent la dite \u00e9cole.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>En 1907, \u00e0 l\u2019ouverture du nouvel h\u00f4pital de la Fraternit\u00e9, les malades quittent l\u2019H\u00f4tel Dieu. Celui-ci accueille les pensionnaires de l\u2019Hospice (situ\u00e9 rue de l\u2019Hospice) qui est d\u00e9moli, on construira \u00e0 sa place la salle Watremez. Trois cent cinquante vieillards sont h\u00e9berg\u00e9s dans ce qui devient alors l\u2019hospice Blanchemaille. A la m\u00eame \u00e9poque, la Commission administrative des Hospices fixe son si\u00e8ge dans l\u2019\u00e9tablissement.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>En 1911, \u00e0 la suite d\u2019une visite de l\u2019hospice, M. et Mme Joseph Pollet Motte offre une somme de 100.000 francs pour construire deux infirmeries suppl\u00e9mentaires. La Commission administrative accueille avec empressement cette proposition et d\u00e9cide de r\u00e9aliser cet agrandissement en sur\u00e9levant de deux \u00e9tages les b\u00e2timents qui entourent la cour d\u2019entr\u00e9e. C\u2019est l\u2019architecte Ernest Thibeau qui est charg\u00e9 des travaux. Ceux-ci sont termin\u00e9s en 1913. En 1911 \u00e9galement, l\u2019aum\u00f4nier l\u2019abb\u00e9 Algrain augmente la surface de la chapelle et l\u2019embellit. La chapelle est d\u00e9gag\u00e9e des deux salles de bains immenses qui la flanquaient et y r\u00e9pandaient l\u2019humidit\u00e9 et on lui adjoint deux nefs lat\u00e9rales. Le ch\u0153ur est agrandi et embelli par la restauration de l\u2019autel, du banc de communion et de la chaire.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big> <\/big>En novembre et d\u00e9cembre 1977, 163 pensionnaires quittent l\u2019hospice de Blanchemaille pour celui de Barbieux. Enfin, en mars 1978, les 82 derniers pensionnaires quittent l\u2019\u00e9tablissement. L\u2019Hospice de Blanchemaille est d\u00e9moli en 1981. Quelques ann\u00e9es auparavant, l\u2019Ev\u00each\u00e9 avait envisag\u00e9 d\u2019utiliser la chapelle de l\u2019hospice en remplacement de l\u2019\u00e9glise Notre-Dame d\u00e9molie.<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">\n<p><big>Ne subsistent des b\u00e2timents que le fronton de Charles Iguel qui est remont\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 une souscription et \u00e0 la Fondation de France sur le square qui jouxte la Caisse d\u2019Allocations familiales ainsi que les plaques des donateurs qui se trouvaient dans le hall et qui ont \u00e9t\u00e9 repos\u00e9es dans la galerie gauche de l\u2019hospice de Barbieux<strong>.<\/strong><\/big><\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><big><em>Xavier Lepoutre<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><big><em>Vice-Pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Emulation de Roubaix<\/em><\/big><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est \u00e0 Napol\u00e9on III que l&rsquo;on demanda de poser la premi\u00e8re pierre. 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