{"id":756,"date":"2019-05-13T11:13:40","date_gmt":"2019-05-13T09:13:40","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=756"},"modified":"2023-05-06T08:14:25","modified_gmt":"2023-05-06T06:14:25","slug":"alfred-reboux-et-le-journal-de-roubaix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/13\/alfred-reboux-et-le-journal-de-roubaix\/","title":{"rendered":"Alfred Reboux et le Journal de Roubaix"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #808000;\"><strong>LE SUCCESSEUR<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alfred Reboux est n\u00e9 \u00e0 Lille le 13 Mars 1848, et son destin est tr\u00e8s vite li\u00e9 \u00e0 celui du <em>Journal de Roubaix<\/em>. L\u2019anecdote veut qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 tr\u00e8s jeune au lancement du Journal \u00e0 sa cr\u00e9ation, le 18 juin 1856<a href=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><\/a> [1]: <em>le premier journal fut tir\u00e9 par Alfred Reboux, alors qu\u2019il n\u2019avait que huit ans. Lorsque tout fut pr\u00eat, au moment d\u00e9cisif, on amena l\u2019enfant \u00e0 l\u2019atelier, un ouvrier le prit dans ses bras, et lui fit tirer le levier, apr\u00e8s quoi, il retira lui m\u00eame la feuille imprim\u00e9e et la remit \u00e0 son p\u00e8re. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le <em>Journal de Roubaix<\/em> a multipli\u00e9 ses \u00e9ditions et para\u00eet d\u00e9sormais quotidiennement depuis 1869. Les bureaux et le mat\u00e9riel ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s au n\u00b01 de la rue Nain. Alfred Reboux \u00e9crit son premier article dans le <em>Journal de Roubaix<\/em> \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 18 ans. Lorsqu\u2019il succ\u00e8de \u00e0 son p\u00e8re, il a 24 ans et c\u2019est lui qui va progressivement transformer la modeste imprimerie paternelle, en une entreprise industrielle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #808000;\"><strong>Alfred Reboux, patron de presse<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alfred Reboux fonde \u00e0 Lille le journal <em>La D\u00e9p\u00eache<\/em> (1879) et\u00a0 <em>le Nouvelliste du Nord Pas de Calais<\/em> (1882). Il fusionne dans ces journaux l\u2019ancien <em>M\u00e9morial de Lille<\/em>, et l\u2019ancien <em>Propagateur<\/em>, dont il s\u2019\u00e9tait rendu propri\u00e9taire. Puis ces journaux passeront \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 lilloise en 1886. Il est propri\u00e9taire directeur du <em>Journal de Roubaix<\/em>, mais \u00e9galement du <em>Courrier de Tourcoing<\/em> et de la <em>Gazette d\u2019Armenti\u00e8res. <\/em>Sa seconde femme qui lui succ\u00e9dera \u00e9voque ses projets et ses r\u00e9alisations dans une conf\u00e9rence [2]<a href=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><\/a>: <em>il avait r\u00eav\u00e9 de doter notre r\u00e9gion d\u2019organes destin\u00e9s \u00e0 d\u00e9fendre les id\u00e9es de libert\u00e9 et d\u2019\u00e9galit\u00e9 qui \u00e9taient les siennes.(\u2026) C\u2019est chez lui que s\u2019initient des fondateurs de journaux comme l\u2019abb\u00e9 Trochu, directeur de l\u2019Ouest Eclair. Il con\u00e7oit une vaste Agence de Presse r\u00e9alis\u00e9e apr\u00e8s lui&#8230;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La profession lui rendra hommage en faisant de lui le Pr\u00e9sident d\u2019Honneur de l\u2019Association professionnelle des journalistes du Nord, lors de la cr\u00e9ation de cet organisme. Alfred Reboux a donc pass\u00e9 la vitesse sup\u00e9rieure\u00a0: le publiciste se fait journaliste, voire reporter. Le directeur de journal devient un patron de presse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Esprit pratique et \u00e9clair\u00e9, il avait compris l\u2019importance de la grande presse populaire \u00e0 bon march\u00e9, et le premier en France, il fit para\u00eetre son journal \u00e0 six et \u00e0 huit pages, ne reculant pour lui devant aucun sacrifice [3]. <\/em><em><a href=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><\/a><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le formidable d\u00e9veloppement du <em>Journal de Roubaix<\/em> s\u2019appuie sur des \u00e9l\u00e9ments bien pr\u00e9cis\u00a0: la modernisation de ses \u00e9quipements, un grand r\u00e9seau de distribution, une bonne agence de presse, une conception forte des devoirs du journaliste, et une forte impr\u00e9gnation de la vie publique et politique. A ce dernier point, Alfred Reboux consacra huit ans de sa vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #808000;\">Alfred Reboux en politique<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La politique l\u2019accapare bient\u00f4t\u00a0: il se pr\u00e9sente comme catholique, lib\u00e9ral et d\u00e9mocrate. Il est candidat au Conseil d\u2019Arrondissement en 1880, et il \u00e9choue de peu. A l\u2019occasion des \u00e9lections compl\u00e9mentaires des 16 et 23 Avril 1882, il est \u00e9lu avec un fr\u00e8re des Ecoles Chr\u00e9tiennes, et il entre au Conseil Municipal sous la mandature de L\u00e9on Allart. La majorit\u00e9 est aux r\u00e9publicains radicaux, et l\u2019heure est aux grandes lois la\u00efques. Ses joutes oratoires avec Emile Moreau resteront c\u00e9l\u00e8bres et d\u00e9passeront largement cette \u00e9poque. L\u2019hommage d\u2019Alfred Reboux \u00e0 son vieil adversaire en 1889 montre assez le caract\u00e8re du directeur du Journal de Roubaix\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Si les partis politiques avaient le sentiment de la reconnaissance, il y a dix ans que Monsieur Emile Moreau serait d\u00e9put\u00e9 de Roubaix\u00a0\u00bb. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1884, il est r\u00e9\u00e9lu, cette fois-ci dans un Conseil Municipal majoritairement conservateur, sous la mandature de Julien Lagache. Il est omnipr\u00e9sent et participe \u00e0 un grand nombre de commissions, sans toutefois cesser de s\u2019occuper de son journal, pour lequel il est au c\u0153ur des d\u00e9bats, et par lequel il influe parfois sur ces m\u00eames d\u00e9bats. Le journaliste n\u2019a pas longtemps h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 utiliser les informations de premi\u00e8re main que lui fournissait l\u2019homme politique. Les \u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales des 6 et 13 mai 1888 voient la fin de sa carri\u00e8re politique, mais il poursuit le d\u00e9bat en se consacrant d\u00e9sormais \u00e0 la direction de son journal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><a href=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Anecdote rapport\u00e9e par l\u2019Echo du Nord cit\u00e9 par le Journal de Roubaix du 13 Avril 1908.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><a href=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Conf\u00e9rence donn\u00e9e par Madame Reboux Hottiaux \u00e0 l\u2019\u00e9cole de journalisme de l\u2019Universit\u00e9 Catholique en mars 1930<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><a href=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Extrait de l\u2019\u00e9ditorial de la R\u00e9daction du Journal de Roubaix du 12 avril 1908.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE SUCCESSEUR Alfred Reboux est n\u00e9 \u00e0 Lille le 13 Mars 1848, et son destin est tr\u00e8s vite li\u00e9 \u00e0 celui du Journal de Roubaix. 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