{"id":770,"date":"2019-05-14T07:49:35","date_gmt":"2019-05-14T05:49:35","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=770"},"modified":"2019-05-14T07:49:35","modified_gmt":"2019-05-14T05:49:35","slug":"les-trois-ponts","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/14\/les-trois-ponts\/","title":{"rendered":"Les Trois Ponts"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><big>Fin 19e si\u00e8cle, les Trois Ponts ne sont que quelques hameaux reli\u00e9s au bourg par d\u2019\u00e9troits chemins de terre, des pieds sentes, arros\u00e9s par un riez prenant sa source \u00e0 Hem, irriguant les terres de la ferme de la <em>\u00ab\u00a0Petite-Vigne<\/em> \u00ab\u00a0, alimentant les foss\u00e9s de la ferme de Courcelles et traversant les hameaux du Pile et des Trois Ponts pour enfin se jeter dans l\u2019Espierre au Sartel. Sans doute ce riez \u00e9tait-il travers\u00e9 par trois ponts en planches, ceux-ci permettant de le franchir plus ais\u00e9ment, donnant ainsi son nom \u00e0 ce secteur de la ville. <\/big><big>D\u2019ailleurs, en 1847, un Conseiller municipal signalait la d\u00e9fectuosit\u00e9 de ces chemins de terre reliant le bourg aux hameaux, en particulier celui des trois ponts, que la mauvaise saison avait rendu impraticable.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Les trois ponts en 1900, c\u2019est donc la campagne (une rue Brame qui ne compte que trois maisons, dont deux estaminets), des champs de c\u00e9r\u00e9ales, des p\u00e2turages avec au loin les p\u00e9niches charg\u00e9es de charbon traversant le quai du Sartel, et aussi un garde champ\u00eatre, Charles Denoyelle, que les t\u00e9moins d\u00e9crivaient comme imposant et solennel dans son uniforme.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Le Carihem de la Belle Epoque c\u2019est aussi le c\u00e9l\u00e8bre stand de Tir National, derri\u00e8re la gare du Pile que le tramway, le \u00a0\u00bb H \u00ab\u00a0, desservait jusqu\u2019\u00e0 la gare de Roubaix. La Soci\u00e9t\u00e9 de Tir national, n\u00e9e en 1859, au cours d\u2019une r\u00e9union au caf\u00e9 <em>Ma Campagne<\/em> pendant laquelle quelques amis (parmi lesquels Gustave Nadaud), \u00e0 l\u2019occasion de la Sainte Barbe, d\u00e9cid\u00e8rent de cr\u00e9er une soci\u00e9t\u00e9 de tir qui, apr\u00e8s quelques p\u00e9r\u00e9grinations sur l\u2019emplacement du Parc Barbieux, puis de la rue Amp\u00e8re au Galon d\u2019Eau, vint finalement s\u2019installer, en 1910, au Carihem.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Puis, de vastes op\u00e9rations d\u2019urbanisme dessin\u00e8rent dans ce village, ce qui sera plus tard le quartier des Trois Ponts. L\u2019\u00e9pine dorsale sera constitu\u00e9e de la belle avenue de Verdun, d\u00e9bouchant sur le boulevard Salengro, face \u00e0 l\u2019avenue Van der Mersch. L\u2019avenue Brame, elle, perp\u00e9tue encore le souvenir du d\u00e9put\u00e9 de Roubaix, de Lannoy et de Cysoing, qui devint ministre de l\u2019Instruction publique sous le Second Empire, et dont le minist\u00e8re pris fin apr\u00e8s la d\u00e9faite de Sedan.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big> <\/big><big>C\u2019est en 1960 que l\u2019histoire du quartier des Trois Ponts prend un tour d\u00e9cisif ; en novembre, le Conseil municipal se prononce pour une demande de d\u00e9claration d\u2019utilit\u00e9 publique ayant pour cons\u00e9quence majeur une vaste expropriation des maisons du quartier afin de transformer ce secteur en une grande zone \u00e0 urbaniser prioritairement. Apr\u00e8s le quartier Edouard Anseele, l\u2019on vit donc les habitants quitter, non sans regrets, et \u00e0 la suite de nombreuses difficult\u00e9s, leurs maisons et les fen\u00eatres rendues aveugles par les murs de briques.<\/big><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><big>Ainsi la superficie de 25 hectares du quartier ne comptabilisera d\u00e9sormais gu\u00e8re plus de 2 hectares de b\u00e2tis, laissant 17 hectares qui seront occup\u00e9s par les futurs collectifs et les tours qui allaient s\u2019\u00e9lever. Douze ans apr\u00e8s la d\u00e9cision du Conseil municipal, l\u2019op\u00e9ration <em>\u00a0\u00bb ZUP des Trois Ponts \u00ab\u00a0<\/em> prit forme, inaugurant le nouveau quartier des Trois Ponts.<\/big><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fin 19e si\u00e8cle, les Trois Ponts ne sont que quelques hameaux reli\u00e9s au bourg par d\u2019\u00e9troits chemins de terre, des pieds sentes, arros\u00e9s par un riez prenant sa source \u00e0 Hem, irriguant les terres de la ferme de la \u00ab\u00a0Petite-Vigne \u00ab\u00a0, alimentant les foss\u00e9s de la ferme de Courcelles et traversant les hameaux du Pile [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[40,22],"tags":[76,78,296],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/770"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=770"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/770\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=770"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=770"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=770"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}