{"id":780,"date":"2019-05-14T13:46:47","date_gmt":"2019-05-14T11:46:47","guid":{"rendered":"http:\/\/ns307812.ovh.net\/?p=780"},"modified":"2019-05-14T13:46:47","modified_gmt":"2019-05-14T11:46:47","slug":"les-hotels-de-ville","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/index.php\/2019\/05\/14\/les-hotels-de-ville\/","title":{"rendered":"Les H\u00f4tels de ville"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><strong><br \/>\n<img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-813 aligncenter\" src=\"http:\/\/ns307812.ovh.net\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG.jpg\" alt=\"\" width=\"354\" height=\"392\" srcset=\"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG.jpg 750w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG-271x300.jpg 271w\" sizes=\"(max-width: 354px) 100vw, 354px\" \/><\/strong><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><strong>AVANT 1794<\/strong><\/span><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Le ch\u00e2teau des Seigneurs de Roubaix, b\u00e2ti vers le milieu du 15<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, par Pierre Seigneur de Roubaix et de Herzelles (n\u00e9 \u00e0 Herzelles, le 1<sup>er<\/sup>ao\u00fbt 1415) s\u2019\u00e9tendait derri\u00e8re l\u2019actuelle Grand\u2019 Place vers et jusqu\u2019\u00e0 la rue de la Poste.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Une rue \u00e9troite et parfaitement rectiligne conduisait de la forteresse seigneuriale jusqu\u2019\u00e0 l\u2019unique place situ\u00e9e aujourd\u2019hui entre l\u2019\u00e9glise paroissiale Saint-Martin et l\u2019entr\u00e9e de la Grand\u2019 Rue (place dite du March\u00e9 aux Fleurs).<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>A l\u2019entr\u00e9e de cette voie (ce qui reste, aujourd\u2019hui, de cette rue, s\u2019appelle encore rue du Ch\u00e2teau) qui se trouvait \u00e0 l\u2019alignement de la Grand\u2019Rue et de la rue Saint-Georges (actuelle rue du G\u00e9n\u00e9ral Sarrail), s\u2019\u00e9levait la Halle Echevinale (\u00e0 Roubaix, l\u2019\u00e9chevinage date du 15<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle), le premier \u00ab\u00a0h\u00f4tel de ville\u00a0\u00bb, et l\u2019Egarderie (qui fut transf\u00e9r\u00e9e quelque temps plus tard dans le b\u00e2timent abritant actuellement la librairie \u00ab\u00a0Les Lisi\u00e8res\u00a0\u00bb.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><big><strong>Un peu d\u2019histoire\u2026<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>L\u2019H\u00f4tel de Ville d\u2019aujourd\u2019hui est le quatri\u00e8me que la ville de Roubaix ait connu dans son histoire.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Jusqu\u2019en 1794, Roubaix avait un \u00e9chevinage (cr\u00e9\u00e9 par Jean V de Roubaix en sa terre et seigneurie, suite \u00e0 la charte de Jean, Duc de Bourgogne en date du premier octobre 1414). Cette antique institution compos\u00e9e de sept \u00e9chevins (en remplacement des \u00ab\u00a0juges cottiers\u00a0\u00bb qui \u00e9taient de simples gens n&rsquo;ayant que peu ou point de connaissances en fait de justice) se r\u00e9unissaient dans une halle qui se situait \u00e0 la jonction de la rue du Ch\u00e2teau et de la Place (actuel espace limit\u00e9 par l\u2019\u00e9glise Saint-Martin, le Palais du v\u00eatement et le prolongement de la Grand\u2019Rue). Cet immeuble demeure, jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9volution, la propri\u00e9t\u00e9 du Seigneur de Roubaix.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><big><strong>1794 &#8211; 1840<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>En 1790, l\u2019assembl\u00e9e, toujours form\u00e9e de sept \u00e9chevins, est remplac\u00e9e par des Conseillers municipaux. Le nouveau Conseil d\u00e9cide, d\u00e8s 1792, de tenir ses s\u00e9ances dans les b\u00e2timents de l\u2019H\u00f4pital Sainte-Elisabeth, la maison \u00e9chevinale tombant de v\u00e9tust\u00e9. Seule l\u2019infirmerie de cet h\u00f4pital (fond\u00e9 par Dame Isabeau de Roubaix) est occup\u00e9e jusqu\u2019en 1806.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>En 1812, la commune, voulant marquer de mani\u00e8re plus pr\u00e9cise la destination officielle de ce b\u00e2timent, fait construire un p\u00e9ristyle central \u00e0 quatre colonnes en avant corps.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><big><strong>1840 &#8211; 1911<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>En 1840, notre cit\u00e9 conna\u00eet son premier essor industriel. En quarante ann\u00e9es, la population passe de 8.205 \u00e0 30.000 habitants et en 1847, le coll\u00e8ge magistral de la commune est renforc\u00e9 (le nombre des adjoints passe de 1 \u00e0 3 et celui des conseillers est port\u00e9 \u00e0 36). Aussi est-il d\u00e9cid\u00e9 par cette administration de construire un nouvel h\u00f4tel de ville qui devait \u00eatre le chef-lieu de la commune jusqu\u2019en 1907.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><big><strong>DEPUIS 1911 : l<\/strong><\/big><big><em><strong>\u2019<\/strong><\/em><strong>H\u00f4tel de Ville actuel<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>La puissance industrielle de notre cit\u00e9 continue de s\u2019affirmer et de se confirmer au del\u00e0 de toutes les pr\u00e9visions imaginables pendant la seconde moiti\u00e9 du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et la population a, depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie, d\u00e9pass\u00e9e la barre des 120.000 habitants quand le Conseil municipal, sous l\u2019administration de Monsieur Eug\u00e8ne MOTTE, d\u00e9cide, en 1903, de remplacer l\u2019H\u00f4tel de ville devenu trop petit par la magnifique mairie que nous connaissons aujourd\u2019hui.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Commenc\u00e9 en 1907 sur les terrains sur lesquels s\u2019\u00e9levaient l\u2019ancienne mairie, la condition publique et la bourse du commerce, le nouvel H\u00f4tel de ville est inaugur\u00e9 le 30 avril 1911 en m\u00eame temps que l\u2019Exposition internationale du Nord de la France.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Cet \u00e9difice est b\u00e2ti sur les plans de l\u2019architecte Victor LALOUX (auteur \u00e9galement des plans de la gare d\u2019Orsay, maintenant mus\u00e9e, et de la mairie de Tours, sa ville natale) second\u00e9 par Monsieur DUBOIS, architecte \u00e0 Roubaix (l\u2019aile gauche \u2013 rue du Ch\u00e2teau \u2013 qui fut construite avant la mairie pour les besoins de la Chambre de Commerce est de l\u2019architecte roubaisien Ernest THIBEAU) et orn\u00e9 des sculptures r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 gauche (face \u00e0 la mairie) par Alphonse CORDONNIER (la cueillette du coton et la tonte du mouton), du Roubaisien LAOUST (les armoiries de la ville), d\u2019Hyppolite LEFEBVRE (deux statues de 4,80 m et repr\u00e9sentant la Paix et l\u2019Abondance), d\u2019Edgar BOUTRY (personnages assis, repr\u00e9sentant la Vigilance et la Mod\u00e9ration) et de L\u00e9on FAGEL de Valenciennes (pour les 3 hauts-reliefs, repr\u00e9sentant le tissage, la teinture et le conditionnement).<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><big><strong>LA SALLE DES MARIAGES<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Qualifi\u00e9 de somptueux par la presse de l\u2019\u00e9poque, le b\u00e2timent central de cette mairie abrite entre autre, \u00e0 son premier \u00e9tage, trois magnifiques salles\u00a0: la salle du Conseil, le Salon d\u2019honneur et la salle des mariages.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Le plafond de la salle des mariages est orn\u00e9 d\u2019une peinture due au Parisien Fran\u00e7ois SCHOMMER. Elle fut termin\u00e9e en juillet 1914. Cette derni\u00e8re ne manque pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pictural et glorifie, par son c\u00f4t\u00e9 <em>\u00ab mythologie r\u00e9publicaine \u00bb<\/em> commun en ce d\u00e9but de si\u00e8cle, le mariage civil.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Paul-Louis DEFRETIERE \u00e9crivait, \u00e0 son propos\u00a0: <em>\u00ab Dans son envol\u00e9e et malgr\u00e9 son cort\u00e8ge de putti \u00e0 la mode du 18<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, elle c\u00e9l\u00e8bre un mariage essentiellement r\u00e9publicain et c\u2019est la v\u00e9rit\u00e9 qui est charg\u00e9e de guider, d\u2019\u00e9clairer le couple, un couple issu de la classe laborieuse comme le montre le costume du mari\u00e9. Ainsi, se trouve magnifi\u00e9 le mariage en tant que fondement d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 en marche vers le progr\u00e8s dans le meilleur esprit de la troisi\u00e8me R\u00e9publique, alors triomphante. \u00bb<\/em><\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><big><strong>LA FACADE DE L\u2019HOTEL DE VILLE<\/strong><\/big><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>En 1905, l\u2019H\u00f4tel de Ville, reconstruit en 1840, ne convient plus \u00e0 une orgueilleuse capitale industrielle, pass\u00e9e de 30 000 \u00e0 100 000 habitants. Le maire, l\u2019industriel Eug\u00e8ne MOTTE, fait appel \u00e0 l\u2019architecte Victor LALOUX, auteur de la gare d\u2019Orsay \u00e0 Paris. La ville veut une mairie faisant face \u00e0 l\u2019\u00e9glise, sur une grande place rectangulaire, et exige des sculptures.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>La vaste op\u00e9ration de ravalement qui permet de blanchir les superbes pierres de la mairie de Roubaix aura pour grand effet de ressusciter les superbes frises qui en parcourent la fa\u00e7ade.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Depuis 1911, ann\u00e9e de l\u2019inauguration de l\u2019\u00e9tablissement con\u00e7u par Victor LALOUX, celles-ci avaient eu tout le loisir de s\u2019encrasser.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big><strong>\u2022 C\u00f4t\u00e9 b\u00e2timent administratif<\/strong>,<\/big><big>\u00a0on distingue beaucoup mieux le couple form\u00e9 par un vieillard et une femme. Les deux personnages encadrent une hutte. Le vieillard se trouve pr\u00e8s d\u2019un b\u00e9lier aux cornes recourb\u00e9es. Quant \u00e0 la femme, elle est assise pr\u00e8s d\u2019une jarre qui symbolise les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res. Une devise surplombe ces sculptures\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Pax Labor\u00a0\u00bb<\/em>, la paix et le travail.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big><strong>\u2022 C\u00f4t\u00e9 b\u00e2timent du Commerce<\/strong>,<\/big><big> on ne peut plus lire \u00e0 son fronton l\u2019inscription \u00ab Chambre de Commerce \u00bb qui a \u00e9t\u00e9 effac\u00e9 lors des travaux de ravalement. L\u2019annexion de ce b\u00e2timent \u00e0 l\u2019ensemble administratif est en effet d\u00e9finitive. On reconna\u00eet le dieu Mercure alias Herm\u00e8s dans la mythologie grecque coiff\u00e9 de son casque ail\u00e9 symbolisant la v\u00e9locit\u00e9 du dieu messager de l\u2019Olympe et tenant \u00e0 la main droite le fameux caduc\u00e9e. De part et d\u2019autre de ce personnage, deux femmes assises, peut-\u00eatre les deux secr\u00e9taires particuli\u00e8res du patron Mercure. A droite de celui-ci, l\u2019une d\u2019elle est appuy\u00e9e sur une pile de dossiers et \u00e0 l\u2019arri\u00e8re plan, se trouve une machine comportant de tr\u00e8s nombreux rouleaux. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de Mercure, l\u2019autre femme dans une pose semblable \u00e0 la premi\u00e8re, d\u00e9verse les tr\u00e9sors d\u2019une corne d\u2019abondance. La premi\u00e8re symbolise l\u2019industrie, la seconde, le commerce.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>On remarquera, au sommet de l\u2019ancienne chambre de commerce et du b\u00e2timent administratif, des corniches baroques, repr\u00e9sentant des cornes d\u2019abondances enfl\u00e9es de mille richesses.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big><strong>\u2022 La frise<\/strong>,\u00a0<\/big><big>qui n\u2019a rien \u00e0 envier au r\u00e9alisme esth\u00e9tique des pays socialistes, comporte six \u00e9l\u00e9ments r\u00e9partis de part et d\u2019autre de l\u2019entr\u00e9e d\u2019honneur de l\u2019H\u00f4tel de Ville.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>La frise sous l\u2019attique est une v\u00e9ritable bande dessin\u00e9e en six tableaux, une sorte de retable profane. Les personnages plus grands que nature, plac\u00e9s dans leur cadre de travail, avec leurs outils et v\u00eatements, contrastent avec les classiques figures all\u00e9goriques du fronton.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Alphonse Am\u00e9d\u00e9e CORDONNIER qui v\u00e9cut aux Etats-Unis et s\u2019int\u00e9ressa au travail textile, cisela les trois premiers \u00e9l\u00e9ments\u00a0: la r\u00e9colte du coton et la tonte des moutons, le lavage et le peignage et la filature. L\u00e9on FAGEL s\u2019attaqua aux trois tableaux suivants\u00a0: le tissage, la teinture et les appr\u00eats et la manutention finale.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>Chacun des personnages (la frise en comporte une petite quarantaine au total) mesure pr\u00e8s de 2,40 m\u00e8tres de hauteur. C\u2019est dire l\u2019aspect monumental de cette \u0153uvre destin\u00e9e \u00e0 immortaliser le pass\u00e9 laborieux de notre ville ainsi que l\u2019industrie qui lui procura sa richesse en d\u00e9pit de tous les probl\u00e8mes sociaux qui apparurent d\u00e8s son apparition.<\/big><\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<div id=\"attachment_997\" style=\"width: 1510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-997\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-997\" src=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Bernard-Catrice-1-copie.jpg\" alt=\"\" width=\"1500\" height=\"364\" srcset=\"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Bernard-Catrice-1-copie.jpg 1500w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Bernard-Catrice-1-copie-300x73.jpg 300w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Bernard-Catrice-1-copie-1024x248.jpg 1024w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Bernard-Catrice-1-copie-768x186.jpg 768w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Bernard-Catrice-1-copie-1200x291.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1500px) 100vw, 1500px\" \/><p id=\"caption-attachment-997\" class=\"wp-caption-text\">Les 3 premiers tableaux de la frise \u00a9 B. Catrice<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><strong><big>1. <em>La r\u00e9colte du coton et la tonte des moutons<\/em>\u00a0:<\/big><\/strong><\/span><big>A gauche de l\u2019\u00e9l\u00e9ment, une femme noire cueille du coton. Pr\u00e8s d\u2019elle, trois autres personnages d\u00e9gagent la toison d\u2019un agneau avec une tondeuse m\u00e9canique. A l\u2019extr\u00eame droite, un dernier personnage de pierre fixe au crochet d\u2019une grue, une balle de laine qui sera plac\u00e9e dans la cale d\u2019un bateau \u00e0 destination de la France.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><big><strong>2. <em>Le lavage et le peignage<\/em> : <\/strong><\/big><\/span><big>Parvenue \u00e0 Roubaix, la laine est soumise \u00e0 diff\u00e9rents traitements. Le sculpteur Cordonnier \u00e9voque le lavage de la laine. Le panneau met en sc\u00e8ne une lisseuse, des ouvriers et un empaqueteur aux biceps saillants sur la gauche qui emporte les \u00ab\u00a0rubans\u00a0\u00bb vers la filature.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><big><strong>3. <em>La filature<\/em>\u00a0:<\/strong><\/big><\/span><big>\u00a0Sur le dernier panneau de Cordonnier, appara\u00eet au centre un m\u00e9tier \u00e0 filer. Un fileur s\u2019y active tandis qu\u2019un ouvrier fixe une bobine. A gauche, deux autres fileurs transportent des canettes depuis des paniers en osiers jusque dans des chariots \u00e9galement en osier. A droite, un cinqui\u00e8me ouvrier, apparemment impassible, soul\u00e8ve sur ses \u00e9paules un lourd fardeau.<\/big><\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-999 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/DSC05540.jpg\" alt=\"\" width=\"1500\" height=\"266\" srcset=\"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/DSC05540.jpg 1500w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/DSC05540-300x53.jpg 300w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/DSC05540-1024x182.jpg 1024w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/DSC05540-768x136.jpg 768w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/DSC05540-1200x213.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1500px) 100vw, 1500px\" \/><\/div>\n<div><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div style=\"text-align: justify;\"><big><strong><span style=\"color: #993300;\">4. <em>Le tissage<\/em> : <\/span><\/strong><\/big><big>Le premier panneau de la s\u00e9rie de L\u00e9on Fagel illustre le tissage. On y voit des femmes et des enfants au travail. Deux ouvri\u00e8res s\u2019affairent pr\u00e8s du moulin \u00e0 ourdir et pr\u00e9parent la cha\u00eene. Au centre, le tisserand surveille la marche de son m\u00e9tier en activant sa p\u00e9dale tandis qu\u2019un jeune aide lui apporte des canettes dans un panier d\u2019osier. Sur la droite, un ouvrier retire une pi\u00e8ce de drap achev\u00e9e sur un rouleur.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><big><strong>5. <em>La teinture et les appr\u00eats<\/em>\u00a0:<\/strong><\/big><\/span><big> Le second panneau cisel\u00e9 r\u00e9unit un cartonneur qui tient une pi\u00e8ce de tissu se d\u00e9roulant le long d\u2019un plan inclin\u00e9. Il est aid\u00e9 en cela par un apprenti se trouvant \u00e0 l\u2019arri\u00e8re plan. Plus loin, un teinturier sort d\u2019un baquet une pi\u00e8ce d\u2019\u00e9toffe. Pr\u00e8s de lui, \u00e0 l\u2019aide d\u2019une louche, son assistant puise de la teinture dans un tonneau pour qu\u2019il puisse v\u00e9rifier le ton de la pr\u00e9paration. Enfin, \u00e0 gauche, deux man\u0153uvres retirent des \u00e9cheveaux d\u2019une cuve et l\u2019emportent \u00e0 l\u2019\u00e9paule.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300;\"><big><strong>6. <em>La manutention finale<\/em> : <\/strong><\/big><\/span><big>Le dernier tableau repr\u00e9sente la phase finale du traitement du tissu. Sur la gauche, deux hommes de peine ficellent une pi\u00e8ce et serrent les liens. Derri\u00e8re eux, un contrema\u00eetre prend note des r\u00e9f\u00e9rences du ballot. Au centre, une femme examine les \u00e9cheveaux afin de constater leur \u00e9tat. Le tissu ne sera exp\u00e9di\u00e9 que s\u2019il est sec et de bonne qualit\u00e9. A droite, se trouve un homme poussant un diable qui recevra les colis \u00e0 exp\u00e9dier.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big><strong>\u2022 Au-dessus du porche central,<\/strong><\/big><big>\u00a0un autre sculpteur participa \u00e0 la d\u00e9coration de l\u2019\u00e9difice. Hippolyte LEFEBVRE qui pla\u00e7a, de part et d\u2019autre des armoiries de la ville, deux statues de 4,80 m\u00e8tres de hauteur.<\/big><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><big>H. LEFEBVRE qui fut, \u00e0 son \u00e9poque, l\u2019un des ma\u00eetres de l\u2019Ecole fran\u00e7aise, a cisel\u00e9 ces deux all\u00e9gories qui donnent au fronton central de la mairie, un superbe \u00e9quilibre : <\/big><big>\u00e0 droite, l\u2019ABONDANCE tient dans les plis de sa robe des fruits et des fleurs ; <\/big><big>\u00e0 gauche la PAIX, tient dans sa main un rameau d\u2019olivier.\u00a0<\/big><\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<div id=\"attachment_1000\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1000\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-1000\" src=\"http:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/DSC05542.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/DSC05542.jpg 1125w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/DSC05542-225x300.jpg 225w, https:\/\/www.histoirederoubaix.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/DSC05542-768x1024.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><p id=\"caption-attachment-1000\" class=\"wp-caption-text\">\u00e9l\u00e9ment central. \u00a9 EG<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div>\n<div style=\"text-align: right;\"><em><big>Thierry DELATTRE<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><em><big>Administrateur de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00c9mulation de Roubaix<\/big><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: right;\"><em><big>Conservateur des Archives Municipales de Roubaix\u00a0<\/big><\/em><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>AVANT 1794 Le ch\u00e2teau des Seigneurs de Roubaix, b\u00e2ti vers le milieu du 15e\u00a0si\u00e8cle, par Pierre Seigneur de Roubaix et de Herzelles (n\u00e9 \u00e0 Herzelles, le 1erao\u00fbt 1415) s\u2019\u00e9tendait derri\u00e8re l\u2019actuelle Grand\u2019 Place vers et jusqu\u2019\u00e0 la rue de la Poste. 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