En avant pour la 5° édition du Prix de l’Émulation.

Quand la Société d’Émulation a recréé le Prix de l’Émulation, en 2013, elle avait pour objectif de promouvoir cette belle idée d’émulation, qui est en quelque sorte une compétition sans concurrence, où chacun enrichit l’ensemble. Promouvoir aussi Roubaix et son intelligence collective.

La CRAO et son Président primés doc MD

Au fil de ses 4 éditions en 2013, 2014, 2016 et 2018, nous avons mis en valeur des talents, jeunes ou confirmés, dans plusieurs domaines, celui du passé au travers d’actions patrimoniales, d’études et de romans, celui du présent qui est le temps des solidarités, celui du futur qui est celui de la créativité, de l’innovation et de la jeunesse.

10 à 15 sélectionnés à chaque fois, 3 lauréats à quoi il faut ajouter le prix du public et celui de la ville de Roubaix, et en 2018 le prix spécial Bernard Schaeffer pour honorer notre président qui avait eu l’audace de soutenir et de porter ce projet.

Majdouline Sbaï primée doc MD

En regardant rétrospectivement les choix d’un jury collectif et impartial, nous pouvons être fiers, d’avoir parié par exemple sur Annick Jehanne qui en 2021 incarne la nouvelle filière mode-textile en compagnie de Majdouline Sbaï, elle aussi lauréate. Tant d’autres exemples, du Boxing club au Camion, en passant par Zerm ou le Fil de l’Epeule, qui sont aujourd’hui des acteurs reconnus de nos quartiers.

Le public nombreux pour féliciter les lauréats doc MD

Après un temps de pause, du fait en 2019 du calendrier électoral et en 2020 de la crise de pandémie, nous voulons renouer avec ce qui est désormais une tradition. Vive donc la 5° édition du prix de l’Émulation.
Les circonstances particulières de la période pour le moins incertaines ne nous permettent pas de vous dire où, quand et comment ça se fera, mais ça se fera, même si la visio prend la suite du Musée la Piscine, de l’ENSAIT, du Conservatoire et de l’Hôtel de Ville.

Trois prix seront remis : passé, présent et futur avec en prime le prix du public et celui de la Ville de Roubaix. Vous pouvez dès maintenant nous envoyer vos propositions de nominés, artistes, auteurs, solidaires, innovateurs, entrepreneurs. Faisons de cette 5° édition un acte de foi dans notre ville si riche de ses talents et si surprenante dans la difficulté.

https://www.facebook.com/prixemulation
vous pouvez suivre l’actualité du prix sur Facebook. N’hésitez pas à nous faire vos propositions

Enfin, le Concours-photos 2021

2020 ne nous avait pas permis de mener à bien notre concours-photos de l’année… Mais nous sommes au rendez-vous cette année avec un thème riche : 

Roubaix 1970-2020 :

le patrimoine de demain ?

Pourquoi ce thème ? 

Roubaix fête, en cette année 2021, le vingtième anniversaire de son label « Ville d’Art et d’Histoire ». 

Nous connaissons tous le patrimoine roubaisien issu des belles années de l’industrie textile : ses châteaux de l’industrie, ses maisons de maître, la Condition publique pour ne citer que quelques exemples qui font la fierté de notre ville. Ou encore toutes les merveilles construites au début du XXe siècle où explosent Art déco et Art nouveau…

Et si on levait les yeux sur des créations publiques plus récentes, nées à partir de 1970 et qui deviendront peut-être le patrimoine roubaisien de demain ?

A vous de les repérer (de les découvrir peut-être), de les photographier et de les proposer… à la postérité !

Il peut s’agir, bien sûr, de patrimoine bâti, mais aussi d’oeuvres d’art contemporaines, de décors ornementaux, d’aménagement de rues, de grafs… tout ce qui date de ces 50 dernières années, qui constitue le Roubaix d’aujourd’hui… et fera le Roubaix de demain !

Quelques exemples pour vous donner des idées…

Une fresque urbaine © Joël Ravier
Le rond-point du Chat Botté © Bernard Catrice
Le Discobolos © EG

En tout premier lieu… un petit coup de pouce ?

La crise sanitaire rend les sponsors très frileux… Et toutes nos recherches d’aide au financement de l’impression d’affichettes ou flyers de communication et des photos qui seront exposées lors des Journées du patrimoine n’ont pas abouti. 

Alors, nous nous permettons de nous tourner vers vous pour donner un petit coup de pouce à ce projet qui remporte chaque année beaucoup de succès. 

Vous trouverez donc ci-dessous un lien vers un « crowdfunding » , un financement participatif pour parler français ! 

https://fr.ulule.com/7e-concours-photos-roubaix-dans-les-yeux-/

D’avance merci de ce que vous ferez !

Et maintenant comment participer à notre concours-photos ?

La participation est totalement gratuite et ouverte à tous ceux et celles qui veulent mettre en valeur le patrimoine de notre ville : il suffit de photographier les lieux qui correspondent au thème développé ci-dessus et d’envoyer vos photos par mail à concoursphotosser@gmail.com à partir du 1er mai et avant le 31 août 2021.

Chaque participant peut envoyer jusqu’à 5 photos, en respectant bien le thème et veiller à prendre des photos d’une définition d’un minimum de 1 Mo mais pas plus de 3 Mo. Les photos seront imprimées par nos soins sur PVC, au format A3 ou A4, et exposées lors des Journées du Patrimoine de septembre … si les conditions sanitaires le permettent !. Croisons les doigts ! Nous vous indiquerons la date exacte et le lieu d’exposition ultérieurement.

Elles feront aussi l’objet d’un article dans le magazine Gens & Pierres de Roubaix.

Le nom de leurs auteurs sera indiqué, mais aucune adresse ne sera révélée. Aucun droit d’auteur ne sera versé.

Le jury

Un jury, composé de membres de la Société d’Émulation de Roubaix, de l’association roubaisienne l’Œil photographique et de la Société Historique de Tourcoing et Pays de Ferrain, déterminera les 3 meilleures photos.

Les critères de sélection seront :

  • l’originalité de la photo
  • le respect du thème (les photos hors thème ne seront pas imprimées)
  • la qualité du cliché (netteté, luminosité, angle de vue…)
  • l’identification possible de la ville de Roubaix

 Les 3 auteurs sélectionnés recevront chacun un prix offert par nos partenaires, d’une valeur de 30 à 60 euros. Les prix seront remis le dimanche des Journées du patrimoine de septembre 2021 aux gagnants présents. Ils ne seront pas envoyés par la poste.

Règlement complet sur simple demande à concoursphotosser@gmail.com

Et en plus : le Prix du Public

Par ailleurs, tous les visiteurs de l’exposition pourront voter pour leur photo préférée et l’auteur de la photo désignée par le public repartira, lui aussi, avec un prix.

et le Prix des Juniors !

Ce concours-photos est ouvert à tous, sans limite d’âge ! Et en particulier aux jeunes de moins de 14 ans ! Un prix spécial sera décerné à la meilleure photo “junior”. Merci donc d’indiquer votre âge lors de l’envoi de vos photos si vous êtes dans cette tranche d’âge !

 

Roubaix, des lumières…

La première page du blog

A l’occasion du 2e confinement de novembre 2020, nous avons créé un second blog et fait appel à tous les photographes fidèles à la SER pour capter « les lumières du confinement ». Un thème choisi pour nous remonter le moral…

Résultat : près de 300 photos reçues de la part de 26 photographes… Et surtout, des vues de Roubaix illuminée ou ensoleillée absolument magnifiques !

Allez vite jeter un coup d’œil : http://leslumieresduconfinement.hubside.fr/

 

 

 

7e concours-photos « Roubaix dans les yeux »

Vous êtes nombreux à demander quand et si notre 7e concours-photos aura lieu en cette année 2020… Hélas ! Le coronavirus a contrarié notre organisation et nous n’aurons pas le temps matériel d’organiser ce concours pour arriver à une exposition aux (éventuelles !) Journées du Patrimoine…

Mais l’équipe du concours n’a pas renoncé pour autant à mettre notre ville en valeur !

Grâce à la complicité de plus de 30 photographes (33 exactement !), dont beaucoup de participants des concours-photos des années précédentes, nous nous sommes promenés (dans la limite des sorties autorisées, promis !) dans Roubaix et ses alentours pendant ces 8 semaines de confinement… Roubaix silencieuse, déserte, parcs, jardins, boutiques fermés, nature en plein épanouissement, mais aussi Roubaix souffrante ou Roubaix solidaire ou encore Roubaix qui garde un zeste d’humour. Et nous avons pu créer un blog de photos « un oeil sur le confinement » que vous pouvez aller visiter sur ce site dans cette même rubrique « activités » dans le chapitre « le blog du confinement ».

Nous avons reçu près de 400 photos ! Nous n’avons évidemment pas pu les mettre toutes sur le blog ! Parce que certaines se répétaient bien normalement, ou parce que toutes n’étaient pas exactement dans le thème mais s’émerveillaient plutôt et à juste titre de ce printemps flamboyant qui a embelli ces semaines confinées.

Peut-être pourrons-nous rendre hommage par la suite à ces photographes talentueux et curieux… ?

Bien sûr, nous pourrions continuer avec un « blog du déconfinement  » ! Les photos insolites ne manqueraient pas non plus… Mais nous espérons tous que la vie, le travail, les activités vont reprendre et ne nous laisseront plus le temps de nous promener… même virtuellement !

Bien entendu, un 7e concours-photos « bis » sera organisé en 2021 ! Soyez au rendez-vous !

En cadeau, un échantillon de photos du confinement… Allez vite voir dans le chapitre « le blog du confinement »

 

Les animaux reprennent possession du parc Barbieux. © Carole Deffrennes

 

 

Les parcs sont fermés. © Evelyne Giovannetti

 

Le canal est déserté…
© Luis Gonçalvès

 

Le métro n’est plus utile
© Béatrice Duponchel

 

Confinés, n’oubliez pas de faire du sport ! © Nicole Druant

 

 

 

60e Congrès le compte-rendu

Dans le cadre de ses 150 ans, la Société d’Émulation de Roubaix a accueilli le dimanche 20 octobre 2019 le 60e Congrès de la Fédération des Sociétés savantes du Nord de la France.

Ce Congrès s’est tenu au Grand Hôtel Mercure de Roubaix, et près de 50 personnes, représentant 14 associations inscrites*, ont écouté les interventions et animé les débats, en plus de quelques visiteurs intéressés.

Le Congrès a débuté à 9h20.

Gilles Maury, Président de la Société d’Emulation de Roubaix, a accueilli les congressistes. Il a rappelé l’honneur d’accueillir un tel événement, à l’occasion d’un double anniversaire : les 150 ans de la première réunion documentée de la SER, et le 60e Congrès de la Fédération. Le thème, Art et Industrie, choisi pour ce Congrès, se voulait représentatif de l’histoire roubaisienne mais aussi, plus largement, de la région.

En introduction, Madame Isabelle Clauzel, Présidente de la Fédération, a replacé la question des relations de l’art et de l’industrie dans une perspective historique, commençant au Moyen-âge.

 

©GM

Après ces paroles de bienvenue, les premières interventions ont débuté :

  • Marie-Paule Baudienville, de la Société historique de Valenciennes, a présenté « Arras à l’origine de la tapisserie historiée à la fin du 13e siècle ». Elle a mis en évidence l’organisation proto-industrielle des approvisionnements en matière première, la logistique de fabrication et de gestion de ces immenses tapisseries qui ont, en outre, nécessité des infrastructures spécifiques (ateliers de grandes dimensions). La complexité des réseaux commerciaux, la dénomination même d’un « produit », les Arrazi (=Arras) sont significatifs d’un lien particulier entre la dimension artistique de la création et de ce qui était une quasi-industrie artisanale.
  • Gatien Wierez, de la Commission département du Pas de Calais, a abordé « le marchand-tapissier dans le Nord de la France au 18e siècle : le commerce des étoffes comme indicateur de la tendance d’une industrie ». Dans son intervention, il a évoqué avec des chiffres et des sources comptables la question de la quantité gigantesque de chaises ou d’assises nécessaires au 18e siècle. L’exemple de la fabrication simultanée de 110 lits pour un hôtel d’Amiens a permis d’évoquer les choix matériels et l’organisation à très grande échelle du métier de tapissier-décorateur. La aussi, la question de l’approvisionnement en marchandises prouve que l’on était dans un modèle pré-industriel, au service d’une dimension artistique du meuble.
  • Alain Blieck, de la Société Géologique du Nord, a présenté les « Ressources géologiques pour l’industrie et l’architecture dans le Nord de la France ». Il a dressé le panorama des matières premières disponibles dans le Nord (argiles, marbres et calcaires, mais aussi produits de l’extraction minière) et évoqué leur utilisation, principalement dans des réalisations architecturales, savantes ou vernaculaires, représentatives de la région. L’exemple des Grands Bureaux des Mines de Lens, où sont inscrites dans le décor des représentations des ressources du sol, ou celui du vase de Daum offert à l’un des administrateurs sur le même principe, accentuaient l’importance des ressources dans la relation entre art et industrie.

M. Blieck lors de son intervention.©XL

  • Jean Heuclin, de la Commission Historique du Nord, avec « La production artistique dans l’industrie marbrière du Nord aux 19 et 20e siècles», finit la séance de la matinée. Avec une documentation abondante et originale, il a retracé les usages intensifs des marbres locaux dans l’architecture (Versailles…), mais aussi la modernisation des machines qui ont permis d’industrialiser une production marbrière. C’était notamment le cas des cheminées au 19e siècle, mais aussi des pendules et dessus de cheminées, qui ont connu une grande popularité pendant un grand siècle. Il a évoqué aussi des personnalités, comme Léon Fagel ou Henri Vienne, qui ont été à Cousolre, capitale marbrière française, des acteurs des liens entre cette industrie et une dimension artistique recherchée.

Après le repas, servi sur place, l’après-midi a commencé par l’Assemblée générale de la Fédération au cours de laquelle l’entrée d’un nouveau sociétaire a été validée : l’Association de Généalogie de Wasquehal.

Les congressistes se sont régalés au restaurant du Grand Hôtel. ©GM

Trois autres études ont été entendues dans l’après-midi :

  • Anne-Claire Laronde, conservatrice à la Cité internationale de la Dentelle et de la mode à Calais, a exposé l’histoire industrielle et artistique de cette matière. Les liens entre le passé et l’actualité prouve la permanence des compétences, mais aussi leur évolution constante, qui doit allier, pour les « esquisseurs », une approche et une formation artistique tout autant que technique. Sources documentaires ou matérielles originales ont permis d’évoquer, au delà de la beauté de la dentelle, une industrie qui reste importante dans la région.

L’assistance intéressée par l’exposé de Madame Laronde © JD

  • Sophie Léger, du Comité d’Histoire du Haut-Pays, a présenté « formes et décors des architectures de l’industrie : le patrimoine des Watinne-Bossut, bâtisseurs d’Auchy-les-Hesdin (1859-1989) ». L’histoire d’un site industriel atypique a permis de montrer que les lieux de travail ou l’habitat ouvrier pouvaient être des lieux soignés, et que l’innovation technologique touchait même des territoires reculés. Les édifices municipaux ou des équipements, permis par la prospérité industrielle, témoignent encore des impacts positifs d’une dimension artistique omniprésente.
  • Michel David, de la Société d’Émulation de Roubaix, a clôturé le Congrès avec « Le Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix, un projet patrimonial au service de nouvelles coopérations entre artistes et entrepreneurs ». Sa communication a parachevé parfaitement l’approche multiple du thème, en revenant sur les fondamentaux des liens dynamiques que l’art et l’industrie entretiennent à Roubaix avec, comme ancien et nouveau moteur, le musée La Piscine. Le rôle des entrepreneurs, des acteurs économiques, l’émergence d’une nouvelle culture urbaine fondée sur l’art et soutenue par l’industrie sont utilisés comme liens entre le passé d’une ville et son futur possible.

Après une synthèse effectuée par Gilles Maury, les membres du Congrès ont été invités à la visite de la Maison Verte construite en 1893, première œuvre de l’architecte A. George-Dubois, et représentative des liens entre art et industrie. Devant la façade et à l’intérieur, des explications ont été données sur les artistes ayant œuvré, l’origine des matériaux, les processus de fabrication. A l’intérieur, après l’accueil par l’un des propriétaires et artiste, Hugo Laruelle, la visite du rez-de-chaussée a révélé des détails intéressants de belle qualité. Par ailleurs, la démarche artistique de H. Laruelle et son ouverture sur la ville en font un des exemples les plus récents en matière de patrimoine revitalisé par l’art.

* Les associations présentes étaient :

  • la Société archéologique et d’histoire d’Avesnes
  • l’Association généalogique de Flandres-Hainaut
  • la Commission historique du Nord
  • la Société d’Agriculture Sciences et Arts de Douai
  • le Cercle d’Histoire du Pays de Pévèle
  • le Cercle archéologique et historique de Valenciennes
  • Les Sources généalogique et historique des Provinces du Nord
  • la Commission départementale historique et archéologique du Nord Pas de Calais
  • Weppes en Flandres
  • les Amis du Vieux Calais
  • le Cercle d’études en Pays boulonnais
  • la Société historique de Villeneuve d’Ascq
  • le Comité d’Histoire de Roquetoire
  • la Société d’Émulation de Roubaix.