Roubaix, des lumières…

La première page du blog

A l’occasion du 2e confinement de novembre 2020, nous avons créé un second blog et fait appel à tous les photographes fidèles à la SER pour capter « les lumières du confinement ». Un thème choisi pour nous remonter le moral…

Résultat : près de 300 photos reçues de la part de 26 photographes… Et surtout, des vues de Roubaix illuminée ou ensoleillée absolument magnifiques !

Allez vite jeter un coup d’œil : http://leslumieresduconfinement.hubside.fr/

 

 

 

La laine dans tous ses états

Conférence donnée par Bernard Leman* le 5 septembre 2020

Le mot « laine » définit une masse de fibres provenant d’un animal. Celui-ci peut être un chameau, une chèvre, un lapin, un lama ou un mouton ! La majorité des laines sont utilisées de façon industrielle pour créer des articles textiles. La laine de mouton est la plus utilisée.

Louis Jean Marie Daubenton s’intéresse à l’élevage et notamment à l’amélioration de la production de laine et, en 1782, il publie  une Instruction pour les bergers et les propriétaires de troupeaux. Louis XVI s’intéresse à son projet : en 1783, il fait bâtir une ferme près de son château de Rambouillet et fait l’achat de nombreux animaux domestiques pour mettre en pratique les théories des physiocrates visant à améliorer l’élevage ovin.

Il émet le projet de trouver un moyen de briser le monopole espagnol et d’éviter de payer chaque année 30 millions pour l’achat de laine destinées aux filatures françaises. Il réussit à obtenir de son cousin, Charles III, la permission d’acquérir un troupeau de 383 mérinos pour acclimater cette race au ciel d’IIe de France puis la faire prospérer à travers le royaume. Les meilleures têtes du cheptel hispanique choisies (334 brebis, 42 béliers et 7 moutons conducteurs furent sélectionnés), le troupeau quitte l’Espagne le 15 juin 1786 sous la conduite de 4 bergers. Quatre mois plus tard, le 12 octobre, après avoir franchi les Pyrénées, 366 mérinos arrivent à Rambouillet.

Grâce à l’intelligence des soigneurs et aux connaissances du naturaliste Daubenton, le troupeau prospère. Le pari de Louis XVI est gagné. Daubenton vend des béliers mérinos dans le monde entier, ce qui explique que la majorité des tissus produits sont faits à partir de laine mérinos. *

La zoologie classe le mouton dans la famille des animaux laineux comme la chèvre et le lapin. Les animaux laineux sont désignés par leur famille et le pays d’origine, par exemple : la chèvre cachemire (Inde), le lapin angora (Turquie). Le mouton a été domestiqué par l’homme depuis le dixième millénaire avant Jésus Christ pour sa laine, sa viande, et le lait des brebis. Des archéozoologues ont situé la fabrication du fromage de brebis au troisième millénaire. La croissance de la fibre de laine dure en continu un an environ. Un mouton qui n’est pas tondu pendant des années peut mourir étouffé par sa propre laine…

 

Mouton non tondu depuis 6 ans !

 

Un peu d’histoire

A partir de 15.000 avant J.-C., le Proche-Orient est le théâtre d’une série d’oscillations climatiques qui aboutissent à l’optimum climatique au cours duquel se développent les sociétés sédentaires, agricoles et pastorales du Néolithique. La domestication entraîne chez les animaux de multiples modifications : comportement, taille, chromosomes, etc. Chez le mouton, elle amène l’amplification du duvet laineux très réduit chez l’espèce sauvage Ovis orientalis, mais ne supprime pas immédiatement la mue annuelle. La pousse en continu n’intervient pas avant la fin de l’âge du Bronze et l’épilation des moutons et le travail de la laine ont rythmé le calendrier agricole mésopotamien. Les propriétés de ce duvet, disponible en toutes petites quantités mais chaud, léger, doux et facile à travailler, ont sans doute attisé très tôt la curiosité des hommes, peut-être dès le tout début du processus de domestication vers 8000 avant J-C.

En basse Mésopotamie, où l’environnement est encore marécageux dans la première moitié du 3e millénaire, on colonise les franges des conflits de voisinage. Les troupeaux sont confiés à des bergers appointés par le pouvoir. En Syrie du nord, le nomadisme pastoral se met en place sur les marges arides du désert syrien vers 2400 avant J-C, en concertation avec les premiers Etats. Nous connaissons mal les premiers moutons domestiques, l’iconographie de l’époque les représente avec des caractères primitifs (cornes en tire-bouchon, jabot…) et parfois une queue grasse révélatrice de la fréquentation d’un environnement aride.

Les textes, disponibles dès 3200, suggèrent l’existence de différentes qualités de laine. La plus prisée est la blanche, réservée à un usage vestimentaire royal. Parallèlement, des techniques inventives avec un outillage adapté se développent : teintures, armures textiles, etc. ouvrant la voie aux arts visuels. La laine ordinaire, la plus rêche, est issue de troupeaux mal nourris. Les autres qualités de laine sont réservées à différents usages : rations, échanges, voiles de bateau, manufactures. Ainsi, à la fin du 3e millénaire avant J.-C., des milliers de travailleurs sont employés dans des ateliers d’état qui contrôlent toute la chaîne de production. Aucune de ces structures n’est connue par l’archéologie mais les textes permettent parfois de suivre des individus sur plusieurs années. Ceux-ci sont en majorité des femmes et des enfants au statut précaire : prisonniers de guerre, veuves, personnes de basse extraction qui n’ont plus accès à la terre et qui sont réduits à vendre leur force de travail aux grands organismes, et qu’on emploie à des tâches élémentaires dont le savoir-faire est sans doute acquis dès l’enfance. Des tisserands masculins spécialisés encadrent cette main d’œuvre presque servile rétribuée en nature, mais pas pour autant à la pièce.

Curiosité, fibre de prestige puis matériau banalisé, la laine n’a jamais supplanté le lin en Mésopotamie. Celui-ci a connu des usages diversifiés mais principalement cérémoniels (rideaux de sanctuaires, vêtements liturgiques, etc.), rappelant que dans les sociétés agricoles, on ne met pas tous ses œufs dans le même panier.

Parmi les enjeux de société actuels éclairés par cette lointaine expérience, on retiendra l’utilisation d’une matière première renouvelable, dont la sélection peut amener des produits de haute qualité à forte plus-value, le maintien et la modernisation de savoir-faire ancestraux, parfois identitaires des régions (tonte, lavage des laines, transformation), la mise en valeur de zones ingrates et la maîtrise complète de la filière de production indispensable aux petites exploitations, la nécessaire concertation entre producteurs et consommateurs dans une économie responsable et respectueuse de l’environnement comme de la condition des travailleurs. L’Orient ancien en fut l’un des premiers laboratoires.

Le caractère du mouton

Deux traits du caractère du mouton sont importants lors du pâturage : d’abord, il est grégaire : quand les moutons sont en en pâturage, ils sont dispersés mais quand un danger se présente, ils sont apeurés et se regroupent de façon serrée.C’est ce comportement qui est utilisé quand il faut déplacer les moutons. Le moyen utilisé dépend du nombre de moutons à regrouper. On peut utiliser le chien, (le berger australien) le cheval, la moto ou le mini hélicoptère.

Berger australien, chien de berger par excellence

 

Ensuite, la hiérarchie dominante naturelle des moutons pousse les moutons à suivre docilement un chef de file vers de nouveaux pâturages. C’est un facteur essentiel qui a fait que le mouton a été une des premières espèces animales domestiquées. Pour déplacer un troupeau, il suffit que le berger place en tête un mouton ou se place lui-même en tête avec un seau de nourriture ou un agneau dans les bras comme le montre la célèbre statue de Picasso « l’homme au mouton » qui a été exposée au Musée de La Piscine lors de sa réouverture après travaux en octobre 2018.

 

L’ Homme au mouton de Picasso © La Voix du Nord

Quand on parle des « moutons de Panurge » l’expression tire son origine d’un épisode du Quart Livre de François Rabelais : « Alors que Pantagruel et ses compagnons, dont Panurge, parcourent la mer afin de consulter l’oracle de la Dive Bouteille, ils abordent un navire de commerce et font connaissance avec les passagers. Une altercation éclate entre le marchand Dindenault et Panurge, le premier s’étant moqué de l’accoutrement ridicule du second. Après le retour au calme, Panurge décide de lui acheter un mouton. La transaction s’éternise car le troupeau appartient à la race de Chrysomallos, le bélier à la toison d’or, ce qui explique son coût élevé. Panurge, après avoir en vain essayé d’abréger les boniments à propos des propriétés merveilleuses de ces bêtes, en acquiert finalement un et le jette à l’eau. Le reste du troupeau va rejoindre son congénère, emportant Dindenault et les autres bergers qui tentent de les retenir en s’accrochant à eux ».

 Du mouton au ruban de laine peignée

Dés 1900, Roubaix a été la capitale mondiale du peignage de laine. En un siècle, la population de Roubaix passera de 8.000 à 123 000 habitants. Aucun atout naturel ne prédestinait l’agglomération à une telle croissance : ni main-d’œuvre disponible, ni matière première en quantité importante, ni rivière pour laver la laine, faire tourner les machines, transporter les marchandises. Seul l’environnement de Roubaix a été un facteur positif dans son développement : l’Angleterre pour l‘accès à de nouvelles technologies, la Belgique pour le recrutement des salariés et l’approvisionnement en charbon. Mais, de l’avis de tous les historiens, ce développement fantastique trouve une bonne part de son explication dans l’esprit d’entreprise de quelques marchands-fabricants et le savoir-faire de milliers d’artisans.

 Mais avant d’arriver à la laine peignée, le chemin est long !

  • La tonte : première étape

Nos ancêtres profitaient de la mue du mouton pour récupérer la laine accrochée par les broussailles ou, quand la mue était terminée, par épilation voire par peignage des toisons avec des fers. Trois méthodes de dépilation sont mondialement utilisées :

– La méthode manuelle

L’usage des fers a toujours cours pour tondre de petits nombres de moutons.

 

Tonte manuelle aux ciseaux

La tondeuse électrique est maintenant généralisée. Chaque année a lieu le championnat mondial des tondeurs de laine. Deux Gallois et un Néo-zélandais ont été sacrés champions du monde de tonte de moutons à l’issue de la compétition qui s’est déroulée en France en juillet 2019 à Dorat en Haute-Vienne.

Concours de tonte à la machine                                 électrique

– Le délainage

C’est le pelage des peaux de mouton après abattage pour la boucherie. C’est en voyant la laine se détacher de peaux de moutons pourries que les industriels mazamétains l’ont mis au point. Ce procédé consiste à favoriser une fermentation de la peau de mouton qui va permettre l’ouverture des pores et ainsi, la libération de la laine. Il se divise en plusieurs phases pour arriver au pelage.

Au début de l’épopée du délainage, le pelage était réalisé manuellement par les « peleurs » à l’aide du couteau de pelage. Ce procédé vient donc après l’étuvage et consiste à séparer définitivement le poil de la peau. Le peleur était debout, arc-bouté sur son outil de travail : le banc de pelage. Une extrémité de ce banc reposait à même le sol et l’autre, était relevée par un croisillon de bois, de façon à ce que le ventre du peleur puisse s’y appuyer dessus. Cela permettait à l’ouvrier peleur de coincer le haut de la peau sous son ventre. Il ne lui restait plus qu’à prendre le couteau de pelage entre ces deux mains et à peler la peau, pour arracher la laine dans un mouvement descendant. C’était un travail extrêmement contraignant. Aujourd’hui, le travail du peleur est entièrement automatisé grâce à des machines très performantes.

– La tonte chimique

C’est le laboratoire des Pelages, Toisons et Fourrures de l’Institut de .Recherche Agronomique de Jouy en Josas qui est à l’origine de cette méthode. Il s’agit d’inoculer une substance dépilatoire au mouton qui provoque l’arrêt temporaire desfollicules pileux de façon à ce que la racine du poil en croissance soit cassée à l’ intérieur, et par conséquent de façon à pouvoir procéder à une épilation facile, rapide et sans douleur. Le mouton de ce fait mue comme son ancêtre du dixième millénaire. L’histoire est un éternel recommencement !

Des études ont montré que la viande des moutons ainsi traités peut être consommée sans danger. La mise au point du procédé a été faite en Australie où elle se pratique beaucoup. Les chercheurs ont dû prendre en compte également le comportement du mouton car celui-ci est un animal facilement stressé. Une fois le mouton épilé, sa peau est aussi lisse que celle d’un bébé. Le mouton déprime et parfois en meurt. C’est pour cette raison que les fermiers pratiquant cette méthode entourent le mouton d’un léger manteau après l’épilation pour lui donner l’impression de n’avoir pas été tondu !

Les moutons tondus ont froid !

 *  Le transport

La tonte se faisant dans les pays producteurs (Australie, Nouvelle Zélande, Afrique du Sud) il faut la transporter dans les pays utilisateurs. Après la tonte, la laine est compactée dans une presse de façon à obtenir une balle, et les balles sont mises dans un container. Celui-ci est immatriculé. Ce qui permet de connaitre en temps réel sa position en mer. Petite anecdote : cette immatriculation m’a permis de solutionner une réclamation sur 40 tonnes de laine brute polluée par un produit nauséabond. J’ai donc organisé cette enquête en Australie en tant que Directeur-qualité auprès de la compagnie maritime. Et nous avons pu trouver l’origine de cette contamination et déterminer « la partie » responsable qui a pris en charge tous les frais. Les ports recevant les bateaux sont Anvers, Zeebrugge, Dunkerque.

  • Le triage

Jusque 1950, la laine brute était triée manuellement dans le peignage. Après cette date, elle est pré-classée sur les lieux d’élevage, testés par des méthodes normalisées.

  • Le chargement des laveuses

Comme les touffes de laine brute ont été compactées lors de la mise en balle, la laine brute est ouverte par la chargeuse. Les touffes sont ainsi divisées en touffes de quelques grammes qui alimentent la chaine de lavage.

La laveuse comporte 5 bacs, sur une longueur de 40 mètres environ. La progression est assurée par des herses appelées l’homme de fer en souvenir de l’époque où cette opération était assurée par des ouvriers munis de fourches. Après chaque bac, la laine est essorée.

Le premier bac est un bac trempeur qui permet d’éliminer la terre et les sables.

Le deuxième bac contient du carbonate de sodium, produit caustique qui permet d’extraire 80 % des matières grasses contenues dans la laine brute appelées suintine. La suintine est récupéré par centrifugation puis est raffinée pour obtenir la lanoline. La suintine a été aussi utilisée par l’infanterie : « Monsieur le Docteur Berthier, médecin major de l’armée se met à essayer la suintine sur les « godillots » des hommes de troupe de son régiment. Il remplace le cirage classique qui rend le cuir dur et cassant, lui enlève toute souplesse, et lui fait faire des plis qui sont autant d’occasions de blessures pour le pied du soldat. Cet emploi rend beaucoup des services au régiment pendant les manœuvres, il supprime les soldats trainards et les indisponibles qui ne peuvent plus marcher par suite des excoriations qu’ ils ont aux pieds, des soldats vont même jusqu’à graisser leurs pieds au début des marches forcées et suppriment de cette façon les excoriations auxquelles ils sont sujets » !

Le troisième bac contient un détergent synthétique bio-dégradable.

 

Bac de lavage au Peignage Amédée

Les deux derniers sont les bacs rinceurs. La laine est ensuite séchée car elle contient 70% d’eau. A la sortie du séchoir, elle n’en contient plus que environ 20% environ mais elle contient des éclats de paille et de chardons qui seront éliminés pendant l’opération suivante : le cardage.

  • Le cardage

Cette opération a pour but de paralléliser les fibres de laine et d’éliminer une partie des matières végétales. Le cardage consiste à faire passer la laine entre des cylindres garnis de pointes de finesse croissante. La laine forme un voile continusur une largeur de 1,80 m à 2,50 m. Ce voile est alors un ruban de quelques centimètres. Le cardage permet d’éliminer 98% des matières végétales.

Cardage au Peignage Amédée

 

  • Le peignage

Le ruban de laine cardée est calibré sur des machines appelées « GILLS ». La parallélisation des fibres est alors totale. Le ruban ainsi produit peut être peigné. Le ruban passe à travers une série de peignes très fins comptant jusqu’à trente aiguilles par centimètre. Cette opération permet d’éliminer les boutons (c’est-à-dire les nœuds) et les éclats de paille. Au sortir de la peigneuse, la laine se présente sous la forme d’un voile fin et léger. Il faudra reconstituer un ruban régulier par étirage sur un « gills » finisseur.

Le ruban de laine cardée passe entre les peignes. © Plaquette Peignage Amédée

  • Le conditionnement

Le ruban est enroulé en pots ou en bobines de 10 à 15 kilos qui sont regroupés en balles de 450 kg dans une presse hydraulique de 300 tonnes de pression.

Les balles de laine au Peignage Amédée

 

  • Les contrôles de fabrication

A chaque étape de la transformation de la laine, le laboratoire de Contrôle-qualité procède à diverses observations, mesures et analyses. Après le lavage, des échantillons sont prélevés. La teneur en matières grasses résiduelles est mesurée à l’aide de solvant. La composition des bains de lavage fait aussi l’objet de mesures précises. Le produit fini est contrôlé à intervalles réguliers pour détecter les impuretés qui auraient échappé au peignage : les nœuds, les éclats végétaux, les amas de fibres. Pour mesurer la longueur moyenne, un échantillon est testé par un appareil appelé « ALMETER ».

Le diamètre des fibres (entre 18 et 35 microns) est déterminé au microscope mais il est plus rapide de mesurer une moyenne sur un échantillon : une touffe soigneusement pesée est comprimée dans un tube ; un débit d’air constant est injecté à une extrémité et on mesure la diminution de pression à l’autre extrémité. La perte de charge est fonction du diamètre des fibres. Cet appareil de mesure s’appelle un « air flow ». En cas de litige sur les mesures, le laboratoire de la Condition publique peut faire des mesures contradictoires qui, elles, sont officielles.

Dessiné par Albert Bouvy, la Condition Publique voit le jour en 1902 en tant qu’établissement public, propriété de la Chambre de commerce de Roubaix. Au départ, utilisée pour le conditionnement des matières textiles telles que la laine, le coton et la soie, elle sera réhabilitée en manufacture culturelle, 101 ans plus tard.

A l’heure où l’Organisation Mondiale de la Santé rappelle les risques sanitaires liés à une surconsommation de produits carnés, on se souviendra que l’histoire de l’Homme est aussi celle de la transformation de la Nature et que les animaux n’ont pas toujours été élevés pour leur viande. Ainsi la laine des moutons domestiques fut-elle le moteur du développement européen lors de la Révolution industrielle. Un milliard de moutons sur terre produit actuellement 2,1 millions de tonnes de laine par an. Fibre de luxe transmutée en produit infroissable et lavable par les progrès de l’industrie moderne, la laine ne représente pourtant plus aujourd’hui que 2% des fibres textiles utilisées en France.

 Les aménagements nécessaires au développement industriel textile

– Le canal de Roubaix

Imaginé par Vauban, dès 1699 pour relier la Marque à l’Escaut, demandé officiellement en 1813 par le Maire de Roubaix, sa construction débute en 1827 pour l’approvisionnement en charbon, en eau, en matières premières (laine et coton) et l’expédition des produits finis de l’industrie textile en développement.

– Le prélèvement de l’eau de la Lys et la fontaine des 3 Grâces

Roubaix se développe d’une manière considérable au XIXe siècle. Pour faire face aux besoins en eau grandissants de l’industrie, on décide de puiser dans la Lys. Les travaux sont mis en route et aboutissent en 1863. Pour fêter l’événement, on construit une fontaine sur la Grand-Place. Œuvre de Charles Iguel, elle a pour sujet les trois grâces et comporte plusieurs vasques superposées. Un premier déménagement la placerait en 1874 sur le square Notre-Dame, à l’emplacement actuel de l’école des Beaux-arts. Elle y resterait jusqu’à la suppression du square en 1882. On la pose alors au carrefour du boulevard Gambetta et de la rue du Moulin le 20 mars 1883, dans le but d’orner l’entrée de Roubaix. Mais, cette malheureuse fontaine doit de nouveau émigrer en 1924. Il lui faut faire place au monument aux morts. On la démonte pour la réinstaller, quelques centaines de mètres plus loin sur le boulevard, en face de l’hôtel des Postes. Notre fontaine reste là jusqu’en 1955, mais, placée au débouché direct de la rue du Coq Français, elle est une nouvelle fois victime des aménagements pour faciliter la circulation : on la démonte une fois de plus. Au cours de ce démontage, le bassin se fissure et la fontaine est déclassée et disparaît de la voie publique roubaisienne.

 – Les réservoirs des Huchons

Au tournant des 19e et 20e siècles, l’urgence de la distribution en eau répond à un essor industriel rapide et à une évolution démographique croissante. La municipalité décide de construire, boulevard Lacordaire, deux premiers réservoirs. Datés de 1885, ils sont dus à l’ingénieur Auguste Binet. En 1930, l’ingénieur Nourtier construit l’autre paire. Il s’agit des réservoirs situés aux deux extrémités. Ces quatre réservoirs présentent tous une élévation à deux niveaux, servant de support à la cuve ; leur maçonnerie de brique rouge est richement décorée. Cette juxtaposition des deux paires de réservoirs permet d’appréhender l’adaptation et l’approche à presque un demi-siècle d’intervalle, de deux ingénieurs dont le savoir-faire se situe dans l’alliance entre fonctionnalité et esthétique.

 

  • Bernard Leman a été pendant 43 ans le Directeur-Qualité du peignage Amédée, rue de Cartigny à Roubaix

 

SOURCES
*
« La bergerie royale de Rambouillet » par Madame de Sabran
Le travail de la laine en Mésopotamie :  Catherine Breniquet  :  L’état, le pouvoir, les prestations et leurs formes en Mésopotamie ancienne (actes du colloque assyriologue franco-thèque Paris 7-8 novembre 2002)
La fontaine des 3 grâces Roubaix  : ateliers mémoires de Roubaix.
L’épopée textile de Roubaix-Tourcoing (édition de la Voix du Nord)  Les patrimoines
La récolte de la laine par  dépilation : Jean Rougeot et R .G .Thebaut Laboratoire des Pelages, Toisons et Fourrures Institut national . de la recherche agronomique
Les réservoirs du Huchon  : Monumentum

7e concours-photos « Roubaix dans les yeux »

Vous êtes nombreux à demander quand et si notre 7e concours-photos aura lieu en cette année 2020… Hélas ! Le coronavirus a contrarié notre organisation et nous n’aurons pas le temps matériel d’organiser ce concours pour arriver à une exposition aux (éventuelles !) Journées du Patrimoine…

Mais l’équipe du concours n’a pas renoncé pour autant à mettre notre ville en valeur !

Grâce à la complicité de plus de 30 photographes (33 exactement !), dont beaucoup de participants des concours-photos des années précédentes, nous nous sommes promenés (dans la limite des sorties autorisées, promis !) dans Roubaix et ses alentours pendant ces 8 semaines de confinement… Roubaix silencieuse, déserte, parcs, jardins, boutiques fermés, nature en plein épanouissement, mais aussi Roubaix souffrante ou Roubaix solidaire ou encore Roubaix qui garde un zeste d’humour. Et nous avons pu créer un blog de photos « un oeil sur le confinement » que vous pouvez aller visiter sur ce site dans cette même rubrique « activités » dans le chapitre « le blog du confinement ».

Nous avons reçu près de 400 photos ! Nous n’avons évidemment pas pu les mettre toutes sur le blog ! Parce que certaines se répétaient bien normalement, ou parce que toutes n’étaient pas exactement dans le thème mais s’émerveillaient plutôt et à juste titre de ce printemps flamboyant qui a embelli ces semaines confinées.

Peut-être pourrons-nous rendre hommage par la suite à ces photographes talentueux et curieux… ?

Bien sûr, nous pourrions continuer avec un « blog du déconfinement  » ! Les photos insolites ne manqueraient pas non plus… Mais nous espérons tous que la vie, le travail, les activités vont reprendre et ne nous laisseront plus le temps de nous promener… même virtuellement !

Bien entendu, un 7e concours-photos « bis » sera organisé en 2021 ! Soyez au rendez-vous !

En cadeau, un échantillon de photos du confinement… Allez vite voir dans le chapitre « le blog du confinement »

 

Les animaux reprennent possession du parc Barbieux. © Carole Deffrennes

 

 

Les parcs sont fermés. © Evelyne Giovannetti

 

Le canal est déserté…
© Luis Gonçalvès

 

Le métro n’est plus utile
© Béatrice Duponchel

 

Confinés, n’oubliez pas de faire du sport ! © Nicole Druant

 

 

 

Pasteurs protestants de Roubaix

Temple de la rue des Arts coll Méd Rx

Liste des pasteurs de la paroisse réformée

1880 : MM Victor Lebrat et Smith, MM. Faulkner, pour le culte anglican, et Haeckstein, pour le culte hollandais.

1885 : MM. Victor Lebrat, Eugène De Faye, auxiliaire, Marc Lafon, suffragant, Wauters, pour le culte hollandais.

1889 : MM. Victor Lebrat, Eugène De Faye, Julien Martin, suffragant.

1892 : M. Ernest Monod, remplace M . Victor Lebrat , démissionnaire en cours d’année, lequel a été nommé pasteur honoraire. M. Julien Martin, pasteur auxiliaire, remplace M. de Faye, démissionnaire.

Pour le culte flamand, MM. Franck Couvreur, Ketels, Van Hooland, Verhaegen et Adolphe Couvreur sont chargés, le premier comme évangéliste, les autres comme membres du Conseil d’Eglise, de la direction de cette oeuvre.

1893 : MM. Ernest Monod, Paul Perrelet, auxiliaire. Pour le culte flamand, MM. Franck Couvreur, Ketels, Van Hooland, Verhaegen et Adolphe Couvreur sont chargés, le premier comme évangéliste, les autres comme membres du Conseil d’Eglise, de la direction de cette oeuvre.

1895 : MM. Ernest Monod, Paul Perrelet, auxiliaire. M. Monod a été remplacé le 26 Juillet 1896 par M. le pasteur Elie Gounelle, installé par M. Ollier, Président du Consistoire de Lille. Pour le culte flamand, MM. Franck Couvreur, Ketels, C. Apets, C. Hélinck fils et Jean Coene en sont chargés.

1899 : M. Elie Gounelle, M. Henry Babert auxiliaire.

1902 : M. Elie Gounelle, M. Jacques Krug auxiliaire. Un pasteur auxiliaire est désigné pour Tourcoing et Wattrelos : M. Albert Segond. Pour le culte flamand, MM. Franck Couvreur, Ketels, C. Apets, C. Hélinck fils et Jean Coene en sont chargés.

1903 : M. Elie Gounelle, M. Robert Lorriaux auxiliaire. Pasteur auxiliaire pour Tourcoing et Wattrelos, M Albert Segond.

1906 : M. Elie Gounelle, Pasteur titulaire, et M. Freddy Durrlemann, pasteur auxiliaire. Pasteur pour Tourcoing et Wattrelos : M. Albert Segond. Pour le culte flamand qui se célèbre dans le temple de la Rue de la Redoute, MM. Beekman, Ketels, C. Apets, C. Hélinck fils et Jean Coene en sont chargés.

1907 : M. Elie Gounelle, Pasteur titulaire, et M. Freddy Durrlemann, pasteur auxiliaire. A partir du 15 Novembre 1907, M. le Pasteur Gounelle, démissionnaire, est remplacé comme pasteur titulaire par M. Durrlemann.

1913 : M. Emile Paradon, pasteur titulaire, M. Jean Morel pasteur auxiliaire. Pour le culte flamand, MM. Beekman, Ketels, C. Apets, C. Hélinck fils et G. Vanoest en sont chargés.

1921 : M. Jean Durand pasteur titulaire, M. Robert Ferret auxiliaire.

1932 : M. Daniel Cheradame, pasteur titulaire et M. P. Blondelle auxiliaire.

1937 : M. Daniel Cheradame, pasteur titulaire et M. P. Pasche auxiliaire.

Bibliographie de Fernand CARTON

Fernand CARTON 1921-2019
Membre de la SER  22 juin 1961
Photo Bibliomonde

1965: chansons et pasquilles de François Cottignies dit Brûle-Maison (1978-1740). Edition critique, étude grammaticale, glossaire, Arras, Société de Dialectologie Picarde, 440 p

1967: Pasquilles et chansons de Jules Watteeuw (1849-1947) Edition critique, glossaire, Tourcoing, 1ère série 95 p 2èmes séries 109 p – 1973

1968: exercices de français pour laboratoires de langues, n°1: phonétique 110p ; n°2 : le verbe (en coll. Bernard Combettes) 110 p, Nancy, G.R.A.P, 2ème éd. 1977

1971: les parlers d’Aubers en Weppes. Phonologie, lexique (en coll. Avec Pierre Descamps Arras, société dialectologie picarde, 175 p

1972: recherches sur l’accentuation des parlers populaires dans la région de Lille, Thèse d’Etat de l’univ de Strasbourg, (Directeur Geroges Straka) Lille publications de l’Université 363 p

1974: Introduction à la phonétique du français, coll. Etudes N°303, Paris, Bordas, 250 p 2ème édition révisée et augmentée : 1979

1980: Récits et contes populaires de Flandres, recueillis dans le Pays lillois, Coll. Musée des Arts et traditions populaires, Paris, Gallimard, 189 p , 8 ill

1983: les accents des français (en coll. Avec M.Rossi, D.Auteserre, P.Léon), coll. « De bouche à oreille », Paris, Hachette, 96 p avec cassette audio.

1989: Atlas linguistique et ethnographique picard. Vol 1 (en coll. Avec Maurice Lebègue), la vie rurale.. Atlas linguistique de France par régions, Paris, editions du CNRS, XVIII+317 cartes (1 à 344) Comptes rendus : Le Français Moderne 1996/ (M.R.Simon) p 110-113; CNRS info, n°183, juillet 1989; revue de linguistique romane, juillet-décembre 1991 p 581-584

1991: Dictionnaire du français du Nord/Pas de Calais (en coll. Avec Denise Poulet), Paris, 160p

1998: les langues dans l’Europe de demain. Actes de Symposium de Nancy publiés sous la direction de Fernand Carton et Jean Marie Odéric Delefosse. Association des linguistes de l’enseignement sup (ALES), Paris, Presse de la Sorbonne Nouvelle, 171 p.

1998: Atlas linguistique et ethnographique. Volume 2 (en coll avec Laurice Lebègue): le temps, la maison, les animaux et plantes sauvages. Morphologie. 345 cartes (319 à 660) Coll Alals linguistiques de France par régions, publié avec le concours du Conseil régional de Picardie, Paris, CNRS- Editions, W+294. Comptes rendus: revue de linguistique romane (G.Roques) n° 247- 248 p.520-521. Geolinguista (H.Goebl), …. Zeischrift für Romanische Sprachet (Y.Kawaguchi), Band 116 (2000) Helt 3, p 557-559 2000: « La Prononciation » section 1, chapitre 1, in Histoire de la langue française 1945-2000 direction de G.Antoine et B.Cerquiglini, institut national de la langue française (CNRS) CNRS éditions,p 26-60.

2002: Français, picard, immigrations. Une enquête épi linguistique. L’intégration linguistique de migrants de différentes origines en domaine picard. Collaboration à l’ouvrage collectif de J.M.Eloy, D.Blot, Carcassonne, J.Landrecies, Centre d’Etudes picardes, Université de Picardie, 277 p.

2003: Le parler du Nord Pas de calais, dictionnaire du français régional (en coll. Avec Denise Poulet) Dictionnaires Bonnehon, 2ème édition, Paris, Bonnehon.

2003: Jacques Decottignies (1706-1762) vers naïfs, pasquilles et chansons en vrais patois de Lille. Edition critique, commentaires, glossaire par Fernand Carton, Paris, Honoré Champion, 477 p. Compte rendu par R.Berger, revue du Nord 359, tome 87, janv-fev 2005, p 210-212

2004: Index de l’Atlas linguistique et ethnographique picard, volume 1; la vie rurale, version zéro. Université de Picardie, Centre d’Etudes picardes n°52, mars, 118 p

2004: Expressions et dictons du Nord Pas de Calais, Paris, Ed. Bonnehon, 192 p (compte rendu par Roger Berger, Revue du Nord, 359, tome 87, janv mars 2005, p 212-213.

DOCUMENTS AUDIO

1983: les accents des français (en coll. Avec M.Rossi, D.Auteserre, P.Léon) coll « De bouche à oreille). Avec cassette de 60 minutes présentant 29 documents sonores authentiques des régions de France métropolitaine. Paris, Hachette (19/2661/7). Mis sur Internet en 2000 par Matthieu Salle et Stéphane Menozzi, étudiants à l’Ecole des Mines, Bd saint Michel, Paris. Extraits sonores présentés dans la formation CNED- Institut de Poitiers-Futuroscope (2002)

1992: paroles sonnantes. Cours de phonétique française (Français langue étrangère). 30 leçons. Produit et diffusé par Radio France Internationale. Producteur délégué: Chantal de Grandpré.

2004: Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen, traduction en picard de Roubaix sur le site de la délégation générale à la Langue française.

ARTICLES, CONTRIBUTIONS, COMMUNICATIONS, CONFERENCES

PHONETIQUE ET LINGUISTIQUE

1968: « de la prononciation des noms propres, la linguistique, 1968, p 135-141

1970: pente et rupture mélodique. Analyse instrumentale et fonctionnelle d’un trait prosodique régional… Proceedings of teh 6th international congress of phonétic sciences, Prague, 1967; Académia Publishing House of Czechoslovak Academy of Sciences, Pargue-Munich. P 237-241

1971 de quelques articulations lorraines. Etude de radiocinématographie, Actes et colloques 9, les diamants de France au Moyen Age et aujourd’hui (Strasbourg) 1967, Paris, Klincksieck, p 449-462.

1972: la pression sous-glotique, corrélat de la mise en valeur dynamique (accent

d’insistance) en français contemporain » (en coll avec Alain Marchal), Proceedings of the 7 th International congress of sciences (Montréal, 1971), La Haye-Paris, Mouton, p 871-879.

1973: l’accent d’insistance en français contemporain, actes du 13è congrès international de linguistique romane, Québec, Presses de l’Université Laval- p 25-39

1974: paramètres phonétiques d’une progression dans l’apprentissage de la lecture. Travaux de l’Institut phonétique de Nancy, n° 1, p 15-44

1975: Où en est la phonétique? Etudes françaises dans le monde, bulletin de liaison du département d’études françaises de l’A.U.P.E.L.F, vol 3 1-2, Montréal.

1977: Validation d’indices perceptifs de l’intonation par analyse multi-dimensionnelle (en coll. Avec F.Lonchamp); Actes des 8è journées d’études sur la parole (Aix en Provence) 1977, vol 1, p 133

1977: Essais de validation psycholinguistique de configurations intonatives par analyse multi-dimensionnelles (en coll; avec F.Lonchamp) proceedings of the 3rd World Congress of ¨poneticians (Tokyo) 1977) study of sounds , vol 18, Tokyo, Phonetic society of Japan, p 269-279

1977: Insistance dialectale: l’accent d’insistance dans les dialectes d’oil » l’accent

d’insistance/emphatics studia Phonetica, Montréal, Paris-Bruxelles, Didier, p 59-92

1978: utiisation phonétique d’enregistrement dialectaux : étendue et limites, Actes du colloque les archives sonores et la diatectologie, Amiens, Centre d’études picardes, p 9-24

1979: la reconnaissance des traits intonatifs dialectaux par analyse multidimensionnelle (en coll. Avec F.Longchamp) Communication au 8è congrès international des Sciences phonétiques (Leeds 1979, Verbum II/1, p 88-99

1979: les fricatives profondes du lorrain roman; analyse des réalisations de deux témoins et schématisation des indices acoustiques, Verbum II/2 p 100-118

1979: pour une explication naturelle ( acoustico-articulatoire) de la mutation/u>y/ (en coll avec F.Lonchamp), Verbum II/2 p 203-210

1980: la pression sous-glottique mesure et relation avec l’intensité et la fréquence fondamentale. (en coll avec Alain Marchal) Séminaire Larynx et Parole (Grenoble 1979), Grenoble, GALF, Groupe des Accou …. De langue française.

1980: l’accentuation dans le français dialectal du Nord de la France, l’accent en français contemporain, Studia Photenica 15, Montréal-Paris-Bruxelles, Didier, p 65-92.

1981: les clausules comme variations rythmiques ; problèmes de prosodie. Hommage à Georges Faure Studia Phonetica 18, Montréal-Paris-Bruxelles, Didier, p 79-85

1982: le français parlé en Moselle germanophone (en coll avec F.Lévy), Verbum V/2 p 127-155.

1984: démarches de la recherche en phonétique: le cas des intonations régionales du français. Phonétique instrumentale en linguistique, Actes de la journée d’études du Laboratoire de phonétique de l’Université René Descartes) Paris 1982, vol 1, Hambourg, Buske, p 37-53

1984: Appréciation de la voix des personnages âgées (en coll avec les docteurs M.Wayoff et P.Labaeye) communication à la Société de Médecine de Nancy) (8/6/84) Annales médicales de nancy et de l’ES; p 293-296

1985: l’identification régionale par l’intonation, mélodie et intonation, Actes des Journées Internationales d’Audiophonologie (Besançon 1984) p 185-196

1986: l’informatique dans les méthodes de recherche en phonétique. L’exemple des intonations régionales. Etudes de philologie et de linguistique offertes à Hélène Naïs. Verbum, Nancy, Presses universitaires vol 2 p 369-380

1986: à la recherche d’intonations régionales, actes du 17è congrès international de lingusitique romane (Aix en Provence 1983, (Aix en Provence presses de l’université, vol 6, p 249- 257

1987: prosodie du conte Actes du colloque sur le conte (Toronto 1986), études réunies par P.Léon et P.Perron, Paris-Bruxelles – Montréal) Didier/ Formation et communication 7, p 5 -14

1989 : la structuration temporelle dans les français régionaux du Nord-est. Etude

phonétique expérimentale, Mélanges de phonétique générale et expérimentale offerts à Péla Simon; Strasbourg – publications de l’institut de phonétique de Strasbourg, vol 2 p 215-230

1991 : Besançon, Lille, B=Nancy : quelques données de prosodie comparée. Variété et variantes du français. Etas de l’Est de la France. Actes du 2ème colloque organisé par le Centre de recherches d’études rhénanes (Mulhouse 1988) publiés par G.Salmon, Paris- Genève ; Champion Slatkine, P 1…….

1991: Etudes sur la perception d el’accent régional régional du Nord et de l’Est de la France (synthèse par règles) coll avec R.Espesser et J.Vaissière) Actes du 2ème congrès international des sciences phonétiques (Aix en Provence 1991) Pressens Universitaires, vol 4, p 422-425

1992: imitateurs et hommes politiques : Etude de phonétique expérimentale, Hommages à Pierre Léo Toronto, Ed. Mélodie p 65-75.

1996 : contribution à l’histoire de l’accentuation du français (1899-1996) net essai d’interprétation, quelques nouveautés en histoire de la langue. Liaison HESO, 28 et 28 janvier 1997, p 55-67

1996 : la prononciation du français, Histoire de la langue française 1914-1945, dir. Gérald Antoine et R Martin, Paris, CNRS Editions; 1996, section I, p 27-59

1996 : la phonétique expérimentale. La Phonologie. Les archives sonores, Histoire de la langue française, 1914-1945, section IV, Paris, CNRS Editions p 873-894

1997 : Contribution à l’histoire de l’accentuation du français (1899-1996) et essai d’interprétation quelques nouveautés en histoire de la langue, Liaisons, HESO, 27-28,) 55-67

1999 : l’épithème vocalique en français contemporain : étude phonétique, faits de langues n° 13, Oral écrit : formes et théories, Paris, Ophrys, 1999, P 35-45

2001 : rythme et intonation dans quelques situations de parole. Commentaires de tracés. Communication colloque Oralia, Charleville, 17 octobre.

2002 : quelques évolutions récentes dans la prononciation du français, french accents: phonological and sociolinguitic perspectives . Mélanges offerts en hommage au prof F.Carton à l’occasion de son vingtième anniversaire. M.A.Lintze, T . Pooley ans A. Judge eds

2003 : diversité des approches en sciences du langage, conférence à l’école doctorale  » Lalgages, tem… sociétés, Université de Nancy. 2, 25 mars

2003 : la linguistique au CNRS, Bulletin de l’association des linguistes de l’enseignement supérieur, 2003/1, p 10-15

2005: l’affiche comme objet linguistique. Exemple d’analyse in F.Fredec et A.M. Laurian; linguistique contrastice, linguistique appliquée, sociolinguistique. Hommage à Etienne Piétri, Peter Lang, picard en français régional de Tourcoing, 1790.

DIALECTOLOGIE, SOCIOLINGUISTIQUE, LEXICOGRAPHIE

1961 : le vocabulaire de la colombophilie à Roubaix-Tourcoing, Nos patois du Nord (société de dialectologie picarde N° 4, p 15-24

1962 : vocabulaire du jeu de boules plates à l’étaque, nos patois du Nord, n° 6, 4 – 10, n° n° 8 p 126 – 1963

1962 : le français marginal, vie et langage, Larousse n°12 p 530 – 532

1963 : l’adaptation de l’orthographe feller aua picard moderne; nos patois du Nord, déc 1964, p 1-6

1963 : un patoisant lillois au 18è siècle : Jacques Decottignies, Revue du Nord, 180, 46, p 9 – 17

1965 : le parler populaire dans l’agglomération dunkerquoise (phonétique, syntaxe, vocabulaire, nos patois du Nord, 13, p 3-13

1966 : une pasquille lilloise inédite du 18è siècle, Mélanges Joseph Coppin, Lille, Université Catholique, p 181- 190

1969 : la désinence picarde de 6è personne, nos patois du Nord, 15 , p 7-12

1973: usage des variétés de français dans la région de Lille, Ethnologie française, Société d’ethnologie française, Nouvelle série, tome 3, p 235-244

1974 : évaluation du degré de dialectalité d’un corpus de français régional, Lavori in Corso, 14è congrès internationale di linguistica e filologia romanza (Naples 1974) p 13-15

1974 : Comment vivait-on à Lille sous Louis 15? D’après les œuvres en patois du temps, Plein Nord, N° ? , p 8-9, N° 5, p 14-15

1975 : Un lexique inédit du patois de Tourcoing (Nord), linguistique picarde, N°57, 7-21 1975 : le chanteur lillois Brûle-Maison ne brûlait pas de maisons, l’origine d’un sobriquet, Plein Nord, N° ?, p 25-26

1976 : Attestations anciennes de baccara, le Français moderne, 44 N°2, p 153-154

1979: l’origine du moy chtimi et son extension, Plain Nord, 54, p 4 -41, 55, p 35-36

1980: Chtimi, chti, études de langue et de littérature française offertes à André lanly, Nancy, Presses Universitaires, p 541-548

1980 : deux enquêtes pour l’Atlas linguistique lorrain roman (J.La,her, A.Litaire, J.Richard) Pt 84, Pt 93, Recherrey, 4 vol 1980-1990, Paris Editions du CNRS.

1980: Henri Viez et le patois de Roubaix en 1910, linguistique picarde, 76, p 6-10

1980 : contribution à l’étude prosodique du picard: le rythme du patois de Roubaix

1981: la maladie du Dauphin, (1751), verts inédits en patois de Lille par Jacques

Decottignies, linguistique picarde, 78, p 9-14

1981 : les parlers ruraux de la région Nord-Picardie: situation sociolinguistique,

international hjournal of sociology of language, N° 29, p 15/28

1982: l’intonation régionale, supplément à l’Atlas linguistique et géographique du Centre (P.Dubuisson), 3, la grammaire, Paris, Edition du CNRS

1983: clausules rythmiques et mélodiques de parlers normands, dialectologie et

littérature du domaine, Actes du colloque de dialectologie (Caen, 1982, Caen, Presses de l’Université, 4, p 5

1984: Jacques Decottignies, patoisant lillois, décrit le démantèlement de Menin, 1744, Langues et Culture, Mélanges offerts à Willy Bal, Louvain, Chiers de l’Institut de linguistique, 8/3-4, p 63 -72

1986: Aux origines de Chtimi, mélange d’onomastique, de linguistique et de philologie offerts à Raymond Sindou, vol 1, p 108-112

1987: les accents régionaux, France pays multilingue, Pari, Le Harmattan, vol 2 , p 29-49

1988: repères biographiques, regards neufs sur le Broutteux- les productions du Broutteux point de vue linguiste, Le Tourcoing de Jules Watteuw. Chroniques tourquennoise, vol 4 , Amis de Tourcoing, 32, 65-78

1989: chiendent dans l’Atlas linguistique picard, mélanges offerts à G.Tuaillon, col avec M.Lebègue, Grenoble, Ellug, vol 2 , p 17-28

1989: Ch’camp sans fraite à Aubers. Commentaire de la carte 31 de l’A.PL.Pic, Autrefois 16, p 4-6

1990: la carte ESSIEU, Atlas linguiste picard, I, 81 linguistiques picardes…..

1990: notes complémentaires, addenta et corrigenta sur le volume I de l’Atlas linguistique et ethnographique pivard, n° 11, 1-6

1991: l’affaire Quintart (1553), l’affaire Famelart (1563). Analyse critique de documents du 15 siècles, Tourcoing au temps de la Toison d’ Or, chroniques tourquennoises, vol 6, Amis de Tourcoing, p 115, 137/152

1992: l’essor de la poésie picarde à Lille au 18è siècle, Jacques Decottignies, Nord, Revue de critique et de création littéraire du N P d C, N° 19, juin 1992, p 23-34

1992: les noms du chat et du coq dans l’Atlas linguistique picard: un conflit homonymique, source picarde, Hommage à René Debrie, Amiens, N° 45, p 41-47

1992: ouverture du colloque Journalistes et linguistes, même langue, même langage, Paris, Sorbonne, 15 janvier 1993, in Scope Formation, média et sciences humaines, Hors Série N° 8

1993: les dénominations de la crêpe d’après l’Atlas linguistique et ethnographique picard, N° 125, p 2-9

1993: le vent d’Ecosse en domaine picard, Lorraine vivante. Hommage à Jean Lanher, presses Universitaires de Nancy, p 301-325

1995: autour du pain d’alouette, ces mots qui sont nos mots, Mélanges offerts à Jacques Chaurand, Paris-Charleville p, 3319-325

1995: formulettes des doigts en picard du Nord Pas de Calais, Mélanges offerts à René Lepelley, chahiers des annales de Normandie, Caen, Musée de Normandie, N° 26, p 105-116

1995: les orvets d’Aubers (Nord) Recherche sur l’origine d’un sobriquet, linguistique picarde, 134, p 1

1995: euphémismes picards? Désignations du cimetière et du cercueil, linguistique picarde, 1995, p 135, compléments à l’enquête sur les noms de cimetière, 136 p 105-116

1996: un bassinage en Pays de Weppes au 18è siècle chanson inédite Autrefois, 43, p4-8

1997: les portraits de Brûle-Maison, revue du Nord, 319, tome 79, janv 1997, Université de Lille, p 93-99

1997: le Broutteux 50 ans après, conférence aux Rencontres régionales d’Arts populaires, 1997, Tourcoing, 6 mars 1997, Tourcoing et le pays de ferrain N° 23, p 48-54

1997: Charles Bodart-Timal. Entretien posthume, bibliographie, Toudis, 4, p 2-8, Ecrire les langues d’oil, 144

1998: régionalismes d’origine dialectale. Une enquête de notoriété par tranches d’âge dans le Nord Picard (29-30 novembre 1996) p 141-157.

1998: Chanteurs des rues, chansonniers patoisants à Lille au 18è, journées d’études société d’ethnologie française : musiciens des rues, musicien dans la rue (Paris – Musée des Arts populaires (12-13 mars 1998).

1998: A la recherche du système graphique ; les vers naïfs en vray patois de Lille de jacques Decottignies

1999: Charles Bodart-Timal, chansonnier et historien de Roubaix, conférence à l’association Lire à Roubaix en association avec la SER et les Amis de la Médiathèque 20 février.

1999: Nos patois du Nord ont-ils des rapports avec l’espagnol? Autrefois, N° 53, mars 1999,

1999: quelques pâtisseries traditionnelles et leurs dénominations d’après l’Atlas

linguistique picard, conférences publiques à Lille et Tourcoing 28 novembre 2002

1999: Charles Bodart-Timal, chansonnier et historien de Roubaix, conférence publique, Médiathèque de Roubaix (20 février)

1999: les accents pour le dire, interview par Jérôme Pauchard, CSF Magazine, Crédit social des Fonctionnaires, N° 34, mars 1999, p 22-23

1999: l’indexation de l’Atlas linguistique picard, Communication à la Journée d’études du Centre d’Etudes picardes, Amiens, 19 octobre 1999.

2000: Simons et le patois de Lille, in Simons (1901-1979) ouvrage collectif de l’association « Toudis Simons », Lille, p 59-71

1998: dialectologue aujourd’hui. Discours de présentation à l’Académie de Lettres, Sciences humaines et sociales. Société royale du Canada, Ottawa, nov 1999, paru dans Présentations, vol 52, p 123.

2000: département de l’Oise: aspects linguistiques, linguistique picarde, N° 156, p 1 – 10

2001: Géolinguistique en Europe, coordination du N° thématique tome 22, N° 2 de Verbum

presses Universitaires de Nancy, p 301-325

2001: l’identité picarde à la lumière de la géographie linguistique, bulletin du Comité picard, Lille, 54 p 5- 7 avec carte

2002: picard ancien et picard moderne: continuité ou discontinuité? Linguistique picarde N° 161 –

2003: sur le comportement du scripteur picardisant : de Brûle-Maison au Feller-Carton, actes du colloque écrire les langues d’oil, Marcinelle (B), 27-28 sept 1997,p 33-41

2003: lemmes, supralemmes… : dilemmes. Problèmes d’indexation de l’Atlas linguistique du centre. Un mélange offert à Xavier Ravier, Université de Toulouse Le Mirail, p 63-72

2003: Ancien picard, picard moderne: quelle continuité? Actes du colloque Picard d’hier et d’aujourd’hui; université de Lille 3 ‘ 4-6 oct 2001) p 123- 136.

2003: (6 novembre) la littérature en « vray patois de Lille » au 18è siècle, conférence publique à l’Université populaire de Lille.

2003 : (8 novembre) Tourquennois et Lillois dans la littérature dialectale au 18 è siècle, conférence. Société historique de Tourcoing.

2004: un auteur picard méconnu: Jacques Decottignies (1706-1762) Bulletin du Comité Picard N° 67 p 3-6

2004: réponse à un lecteur à propos du picard, Autrefois cercle historique d’Aubers en Weppe, 73, p 5-7

2004: une naissance difficile : l’Atlas linguiste picard, les enregistrements sonores en picard moderne ». Communication au Séminaire commun Université Paris 3 et 13, CNRS

2004: l’aventure de l’Atlas linguistique picard. Qu’est-ce que la Picardie pour un linguiste? Cycle de conférences sur la langue picarde, ARPP, Amiens, 26 mars

2004: les parlers du Nord; état présent, causerie-débat, Associations des Anciens Elèves du Lycée de Tourcoing, 3 avril.

2004: orthographier le picard: aperçu historique du débat entre « phonétistes » et partisans de graphies « françaises ». Des langues collatérales. Problèmes linguistiques, sociolinguistiques et glottopoliques. LA proximité linguistique, 21-22 nov

2004: dictons du Nord Pas de Calais, linguistique picarde, 170, p 15-23

2004: Alexandre Desrousseaux et les Etrennes tourquennoises et lilloises, N° spécial, Alexandre Desrousseaux , nord, revue de critique et de création littéraire du NPDC, N° 44

2004: la notation graphique d’un parler « populaire » : les verts naïfs en vrai patois de Lille (1740-1752), Mélanges en l’honneur de Nicole Gueunier, textes réunis par Nathalie Rossi- Gensane, université François Rabelais, Tours, 2004, p 151-169

2005: expression du Nord Pas de calais, linguistique picarde, 171, p 1-12

2005: un peu, interprétation de la carte 653 de l’Atlas linguistique picard, in B.Horlot, E.Schaffrot, Simoni-Aurembou, Mélanges offerts au professeur Lothar Wolf, Centre d’études linguistiques Jacques Goudet, Hors-Série 2, université de Lyon, p 79-94

2005: Jules Mousseron ou la poésie des corons. Préface du catalogue de l’exposition « El vie est bell », concerts de Jules Mousseron à la bibliothèque municipale de Valenciennes.

2005: la langue picarde: écrire et faire lire le picard-rouchi, actes du colloque du cercle du Moul…; (association Georges Fidit), médiathèque bibliothèque François Rabelais, Aulnoy les Valenciennes.

PEDAGOGIE:

1968: considérations pédagogiques après trois années d’enseignement de l’orthophonie à Nancy, rééducation orthophonique, n°33, p 45-60

1973: intonation et pédagogie, bulletin d’audiophonologie, vol 13, p 23-39

1974: paramètres phonétiques d’une progression dans l’apprentissage de la lecture, travaux de l’institut phonétique de Nancy N° 1, p 15-44

1982: Phonétique corrective pour non spécialistes, communication à la table-ronde, rencontre mondiale et département d’études françaises, AUPELF, Lomé (Togo)

1984 : L’enseignement de la linguistique à l’Université. Résultats d’une enquête ( en coll. avec A.Delavéaa, A.Lefebvre) Buscita n°2, p 83-91

1990:La linguistique en danger, bulletin de l’association des linguistes de l’enseignement supérieur N° ?, p3-4

1991: une composante méconnue de la langue: l’intonation, Bulletin de l’Université Antananarivo (Madagascar)

1992: Section 42 du Comité national du CNRS Sciences du langage. Bilan de la législature 1987-1991 (coll. Avec C.Hudelot), où en sont les sciences du langage 10 ans après les Assises nationales de la linguistique ? P 11-25

1997: Formations en sciences du langage et débouchés professionnels, bulletin de l’association des linguistiques de l’enseignement supérieur, 1997/1, p 24-28

1998: Comment exploiter l’Atlas linguiste picard? Travaux pratiques, séminaire de maitrise sur le picard (J.Landrecies), université de Lille 3, novembre.

1998: Vie de l’ALES, chapitre 2, Compte-rendu d’activités de 1983 à 1990, bulletin de l’association de linguistes de l’enseignement supérieur, 98/1, p 19-23

2002: l’Atlas linguistique picard: mode d’emploi. Conférence aux étudiants de second cycle, université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, 28 novembre

2003 : « RLC.SHS: la section des sciences du langage au Comité national de la recherche scientifique, bulletin de l’association des linguistes de l’enseignement supérieur, 1003/1, p 10- 15

COMPTES RENDUS

1967/4 / 315-316: P.PIERRARD, Les chansons en patois de Lille

1969/2 : 170-171: M.Boudreault, Prononciation du français par le rythme

1969/4: 362-363:A.Lloyd-James, historical introduction to French Phonetics

1971/2: 171-172 : M.L.Donohue-gaudet, vocalisme et consonnantisme français

1971/3 : 264-265:J.Picoche, le parler d’Etelfay (Somme)

1971/362-363: P.Léon et P.Martin, prolégomènes à l’étude des structures intonatives

1972/3 : 258-259 : P.Léon, essais de phonostylistique

1982/2 : J.L.Duchet, la phonologie

1982/3: M.Rossi et coll. L’intonation

1982/4 / p 344-347: A.Lerond, dictionnaire de prononciation

1997/1: p 103/104 : J.Le Dû et Y Le Berre, Badume standard, norme le double jeu de la langue (actes du colloque de Brest 1994, p 103-104

PHONETICA

1967/17 : 46-47: A.Moles et B.Vallecien ed. Phonétique et phonation

1967/17: 47-48 : Pguiraud, le français populaire

1969/20 : 198-201 P.Garde, l’accent

1972/26 25: M.Philip et coll. Dialectologie structurale en Moselle germanophone

1973/28 63 : M.Calvet, le parler de saint Georges en Vivarais

1976/33 : 127-160: V.Lucci, phonologie de l’acadien

Revue de linguistique romane:

1984: 191-192: p 501-503: J.Dauby et M.Durieux . Les sentences du coq de Séraphin Jurion

1988: 205-206 : 294-297 P.Wunderli, l’intonation dans les séquences extra posées en français

1988: 207-208: 528-530 A.Matthiessen. De intonative Segmentierung französischen Aussagesdiez

1999: tome 62, n° 247-248, juillet-décembre p 524-527 : A B Hansen les voyelles nasales du français moderne, aspects linguistiques, sociolinguistiques et percéptuels des changements en cours

2000 juillet décembre : H.Jajek, universal of sounds change in Nazalization, tome 64, déc 2000, p 478-480

Revue du Nord

1969: 203- 784 – 785 : J.Chaurand les parles de la Thiérache et du Laonnois

Verbum, revue de linguistique

1978/1 : travaux de l’institut de phonétique de Nancy N° 2: A propos de quelques ouvrages récents: présent de la phonétique appliquée à l’enseignement du français langue seconde ou étrangère (recension 7 ouvrages)

1981/1: 120-123: A.Berinstein. A cross linguistic study of the perception and production of stress

1982/2: (T.I P.N N° 3) : 247-256 quelques manuels récents ed phonétique (recension de 3 ouvrages )

1984/1 : 118-122: V.Aebischer et C.Forel éd. Parlers masculins, parlers féminins ?

1998/1: Pierre Léon, phonétisme et prononciations du français, 2ème édition 1996

2001/1: Hugo Ryckeboer Le dû et Le Berre Hans Goebl

L’information grammaticale

1998, n°77: F.Argod-Dutard, éléments de phonétique appliquée, 1996, p 58 – 59

Zeitschrift für Französische Sprache und literatur

1991, E.Eggs et I.Mordellet, phonétique et phonologie du français

linguistique picarde

1971, 41, p 13-15, L.F.Flutre le moyen picard

SEMINAIRES A L’ETRANGER

1970/ Université PUC de Porto Alegre (Bresil)

1971 et 1973: université de Montréal (Canada)

1978: université de Trèves (Allemagne)

1986: Université de Toronto (Canada)

1986: université de Tuléar (Madagascar)

1998 (10/10) quelques évolutions phonétiques du français d’aujourd’hui, séminaire de l’association for french language studies, London Guildhal University 5 Royaume uni de G.B

1999 (11) université de Toronto et de York (Canada)

2004 (29/11) université libre de Bruxelles (Belgique) 2004- Quelles limites pour le picard ?

Retranscrit par Bernard Catrice

60e Congrès le compte-rendu

Dans le cadre de ses 150 ans, la Société d’Émulation de Roubaix a accueilli le dimanche 20 octobre 2019 le 60e Congrès de la Fédération des Sociétés savantes du Nord de la France.

Ce Congrès s’est tenu au Grand Hôtel Mercure de Roubaix, et près de 50 personnes, représentant 14 associations inscrites*, ont écouté les interventions et animé les débats, en plus de quelques visiteurs intéressés.

Le Congrès a débuté à 9h20.

Gilles Maury, Président de la Société d’Emulation de Roubaix, a accueilli les congressistes. Il a rappelé l’honneur d’accueillir un tel événement, à l’occasion d’un double anniversaire : les 150 ans de la première réunion documentée de la SER, et le 60e Congrès de la Fédération. Le thème, Art et Industrie, choisi pour ce Congrès, se voulait représentatif de l’histoire roubaisienne mais aussi, plus largement, de la région.

En introduction, Madame Isabelle Clauzel, Présidente de la Fédération, a replacé la question des relations de l’art et de l’industrie dans une perspective historique, commençant au Moyen-âge.

 

©GM

Après ces paroles de bienvenue, les premières interventions ont débuté :

  • Marie-Paule Baudienville, de la Société historique de Valenciennes, a présenté « Arras à l’origine de la tapisserie historiée à la fin du 13e siècle ». Elle a mis en évidence l’organisation proto-industrielle des approvisionnements en matière première, la logistique de fabrication et de gestion de ces immenses tapisseries qui ont, en outre, nécessité des infrastructures spécifiques (ateliers de grandes dimensions). La complexité des réseaux commerciaux, la dénomination même d’un « produit », les Arrazi (=Arras) sont significatifs d’un lien particulier entre la dimension artistique de la création et de ce qui était une quasi-industrie artisanale.
  • Gatien Wierez, de la Commission département du Pas de Calais, a abordé « le marchand-tapissier dans le Nord de la France au 18e siècle : le commerce des étoffes comme indicateur de la tendance d’une industrie ». Dans son intervention, il a évoqué avec des chiffres et des sources comptables la question de la quantité gigantesque de chaises ou d’assises nécessaires au 18e siècle. L’exemple de la fabrication simultanée de 110 lits pour un hôtel d’Amiens a permis d’évoquer les choix matériels et l’organisation à très grande échelle du métier de tapissier-décorateur. La aussi, la question de l’approvisionnement en marchandises prouve que l’on était dans un modèle pré-industriel, au service d’une dimension artistique du meuble.
  • Alain Blieck, de la Société Géologique du Nord, a présenté les « Ressources géologiques pour l’industrie et l’architecture dans le Nord de la France ». Il a dressé le panorama des matières premières disponibles dans le Nord (argiles, marbres et calcaires, mais aussi produits de l’extraction minière) et évoqué leur utilisation, principalement dans des réalisations architecturales, savantes ou vernaculaires, représentatives de la région. L’exemple des Grands Bureaux des Mines de Lens, où sont inscrites dans le décor des représentations des ressources du sol, ou celui du vase de Daum offert à l’un des administrateurs sur le même principe, accentuaient l’importance des ressources dans la relation entre art et industrie.

M. Blieck lors de son intervention.©XL

  • Jean Heuclin, de la Commission Historique du Nord, avec « La production artistique dans l’industrie marbrière du Nord aux 19 et 20e siècles», finit la séance de la matinée. Avec une documentation abondante et originale, il a retracé les usages intensifs des marbres locaux dans l’architecture (Versailles…), mais aussi la modernisation des machines qui ont permis d’industrialiser une production marbrière. C’était notamment le cas des cheminées au 19e siècle, mais aussi des pendules et dessus de cheminées, qui ont connu une grande popularité pendant un grand siècle. Il a évoqué aussi des personnalités, comme Léon Fagel ou Henri Vienne, qui ont été à Cousolre, capitale marbrière française, des acteurs des liens entre cette industrie et une dimension artistique recherchée.

Après le repas, servi sur place, l’après-midi a commencé par l’Assemblée générale de la Fédération au cours de laquelle l’entrée d’un nouveau sociétaire a été validée : l’Association de Généalogie de Wasquehal.

Les congressistes se sont régalés au restaurant du Grand Hôtel. ©GM

Trois autres études ont été entendues dans l’après-midi :

  • Anne-Claire Laronde, conservatrice à la Cité internationale de la Dentelle et de la mode à Calais, a exposé l’histoire industrielle et artistique de cette matière. Les liens entre le passé et l’actualité prouve la permanence des compétences, mais aussi leur évolution constante, qui doit allier, pour les « esquisseurs », une approche et une formation artistique tout autant que technique. Sources documentaires ou matérielles originales ont permis d’évoquer, au delà de la beauté de la dentelle, une industrie qui reste importante dans la région.

L’assistance intéressée par l’exposé de Madame Laronde © JD

  • Sophie Léger, du Comité d’Histoire du Haut-Pays, a présenté « formes et décors des architectures de l’industrie : le patrimoine des Watinne-Bossut, bâtisseurs d’Auchy-les-Hesdin (1859-1989) ». L’histoire d’un site industriel atypique a permis de montrer que les lieux de travail ou l’habitat ouvrier pouvaient être des lieux soignés, et que l’innovation technologique touchait même des territoires reculés. Les édifices municipaux ou des équipements, permis par la prospérité industrielle, témoignent encore des impacts positifs d’une dimension artistique omniprésente.
  • Michel David, de la Société d’Émulation de Roubaix, a clôturé le Congrès avec « Le Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix, un projet patrimonial au service de nouvelles coopérations entre artistes et entrepreneurs ». Sa communication a parachevé parfaitement l’approche multiple du thème, en revenant sur les fondamentaux des liens dynamiques que l’art et l’industrie entretiennent à Roubaix avec, comme ancien et nouveau moteur, le musée La Piscine. Le rôle des entrepreneurs, des acteurs économiques, l’émergence d’une nouvelle culture urbaine fondée sur l’art et soutenue par l’industrie sont utilisés comme liens entre le passé d’une ville et son futur possible.

Après une synthèse effectuée par Gilles Maury, les membres du Congrès ont été invités à la visite de la Maison Verte construite en 1893, première œuvre de l’architecte A. George-Dubois, et représentative des liens entre art et industrie. Devant la façade et à l’intérieur, des explications ont été données sur les artistes ayant œuvré, l’origine des matériaux, les processus de fabrication. A l’intérieur, après l’accueil par l’un des propriétaires et artiste, Hugo Laruelle, la visite du rez-de-chaussée a révélé des détails intéressants de belle qualité. Par ailleurs, la démarche artistique de H. Laruelle et son ouverture sur la ville en font un des exemples les plus récents en matière de patrimoine revitalisé par l’art.

* Les associations présentes étaient :

  • la Société archéologique et d’histoire d’Avesnes
  • l’Association généalogique de Flandres-Hainaut
  • la Commission historique du Nord
  • la Société d’Agriculture Sciences et Arts de Douai
  • le Cercle d’Histoire du Pays de Pévèle
  • le Cercle archéologique et historique de Valenciennes
  • Les Sources généalogique et historique des Provinces du Nord
  • la Commission départementale historique et archéologique du Nord Pas de Calais
  • Weppes en Flandres
  • les Amis du Vieux Calais
  • le Cercle d’études en Pays boulonnais
  • la Société historique de Villeneuve d’Ascq
  • le Comité d’Histoire de Roquetoire
  • la Société d’Émulation de Roubaix.

Une famille démocrate-chrétienne de Flandre : Les Diligent

Victor DILIGENT (1881-1931) et son fils André DILIGENT (1919-2002), tous les deux avocats et anciens de « la Catho », sont deux importantes figures de la démocratie chrétienne qui méritent d’être évoquées tour à tour avec leurs similitudes et leurs différences.

L’existence du premier fut d’une grande richesse intellectuelle, morale et politique. Président du Sillon du Nord, proche de l’abbé Lemire, conseiller des syndicats libres, combattant de la Grande Guerre, il n’a toutefois jamais réussi à être élu député, contrairement à son fils chez lequel on retrouve – avec bien des nuances – la foi profonde, le catholicisme social, le patriotisme, les talents d’orateur…

André DILIGENT a été non seulement un militant actif, et parfois un dirigeant, des partis centristes d’inspiration chrétienne, depuis le MRP jusqu’à la nouvelle UDF (comme Victor pour le PDP), mais il a aussi rempli de multiples mandats (conseiller municipal, adjoint au maire, député, sénateur, député européen) dont celui de maire de Roubaix (1983-1994) lui a sans doute été le plus cher.

Jeudi  28 novembre 2019  à 14h30, par Jean-Marc Guislin, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Lille

Les conférences de la Commission historique du Nord sont ouvertes au public, dans le cadre d’un partenariat avec les Archives départementales.